Textes portant l'étiquette « Urophilie »

Elle

29 août 2011

Elle couchée sur le dos dans son lit et feuillette le Cosmo. Je viens chevaucher sa tête, je frotte ma chatte sur son visage, je jouis sur sa bouche, je l’étouffe et lui fais mal. Ça semble lui convenir — elle n’est pas très bavarde. Puis je lui pisse dessus, sur le visage, dans les yeux. Elle regimbe un peu, pour la forme, mais reste totalement soumise, servile : à mon humble avis, c’est l’influence délétère de la presse féminine.

Confidences sur le carrelage

3 mai 2010

— Aie! Arrête! Je ne suis pas un soumis!

— Tu es sûr?

— Puisque je te le dis!

— Tu serais donc Dominateur…

— Ce n’est pas l’envie de te frapper qui me manque en ce moment, mais je suis à peu près certain que ce n’est pas sexuel.

— Fuck! On a tout essayé! Attends un peu… et ça, ça ne te fait vraiment rien?

— AIE ! Puisque je te dis que je n’ai aucun fétiche! Tu veux bien me foutre la paix ?

— Impossible. Tu en as un, ça ne peut pas faire autrement! Il s’agit de le trouver. Voyons… tu n’aimes pas les garçons, tu n’aimes pas les filles…

— J’aime les filles! Tu le sais très bien. Tu me dis cela uniquement parce que je ne t’ai jamais draguée!

— Tu ne dragues personne. Tu ne sors jamais avec personne : tu ne fais que les accompagner vaguement et leur servir de faire-valoir occasionnel. Tu n’aimes pas les filles, tu n’aimes pas les chèvres… est-ce que tu aimes les chèvres?

— Non!

— Il doit bien y avoir quelque chose qui t’allume…

— Pourquoi tiens-tu mordicus à me trouver un fétiche?

— Parce que c’est amusant. Parce que c’est excitant. Parce que ça procure le sentiment fugace d’être en vie.

— Je t’assure que je me sens suffisamment en vie. Tu me détaches?

— Le cuir : non. Le latex : non plus. Le Saran Wrap : encore moins. Le pudding au chocolat, les jeux de rôle, les petites culottes de dentelle, les escarpins, les épingles à nourrice, les films pornos, les couches de coton… que reste-t-il?

— Il reste à me détacher.

— Je sais! L’ondinisme!

— Pourquoi ne pas admettre tout simplement que j’ai une libido anorexique et un jardin secret désertique?

Elle s’accroupit au-dessus de son visage et l’asperge d’un jet ambré.

— Parce que c’est malsain et contre-nature.

La conférence interrompue (4/5)

24 janvier 2010

Ou la philosophie dans le 3½
(transcription de cinq enregistrements numériques)

(Lire la suite.)

Nom du fichier : conference04.wav

AA : Anne Archet, conférencière doublement pénétrée
LB : Louis Berthier, artiste embroché
SB : Simone Bechara, lesbienne spermophage
L : Lucifer, poète enculé
S : Stella, prostituée de Babylone
F : Fido, soumis bien membré

[Début de l’enregistrement]

[Bruits de manipulation de micro.]

AA : Je ne finirai jamais, au rythme où vont les choses… je ne sais même plus où j’en suis rendue…

[Bruits de manipulation de micro.]

AA : Hum… bon. Je pourrais… ok. L’insurrection.

L’anarchie n’est pas un programme politique; c’est une affaire de volonté — ou de désir, comme le disaient Deleuze et Guattari. Créer de nouveaux agencements, de nouvelles valeurs, de nouvelles façons d’interagir, de nouvelles façons d’aller au bout de nous-mêmes.

La stratégie que je vous propose est insurrectionnelle. L’insurrection n’est pas une solution idéologique à tous les problèmes de la terre, ni une marchandise de plus sur le marché sursaturé des idéologies et des opinions, mais une pratique destinée à mettre un terme à la domination de l’État et la reproduction du capitalisme. L’insurrection n’est pas une utopie. Elle n’a pas de système ou de modèle de société idéal à offrir à la consommation publique. L’insurrection doit se comprendre comme processus et non comme une fin — c’est un processus d’émancipation, de rupture, c’est le soulèvement en tant que tel.

La liberté qui ne peut être vécue qu’une fois la république instaurée, qu’une fois la révolution accomplie, qu’une fois le communisme advenu n’est qu’un mensonge des apprentis sorciers, des aspirants maîtres de l’État. Lire la suite »

Urine des songes

10 juillet 2009

Souvent je rêve que dans une forêt obscure ou une ruelle déserte, un homme à la voix d’outre-tombe m’ordonne de me dévêtir et de m’allonger par terre. Le sol comme l’air est froid, dur, terrifiant. Alors que, transie, je commence à grelotter, il sort une bite aussi longue que noire et m’arrose d’un jet de pisse qui n’en finit pas. Et moi, sans trop savoir pourquoi, je me contorsionne pour en recevoir sur les seins, le ventre, les fesses, les cuisses. C’est chaud, musqué, ça s’insinue dans tous les plis de ma peau, ça me rend folle.

Ce pervers urophile n’a pas de visage. Mais ce qui me surprend le plus — à part, bien sûr, le fait qu’il soit capable d’uriner des litres et des litres sans discontinuer —, c’est que ce salaud ne bande même pas de me voir ramper dans la boue et me trémousser en grognant de plaisir. « Quel mufle ! » me dis-je, le corps traversé de convulsions effroyables.

La nuit dernière, je me réveillai frissonnante et en nage, je me levai et marchai en titubant, hagarde, jusqu’aux toilettes. En pissant, je ne sais pas ce qui m’a prise, je plongeai la main entre mes cuisses, sous le jet chaud, puis je léchai longuement, jusqu’à la dernière goutte, dans une sorte d’urgence hébétée. Jamais n’avais-je fait un truc pareil ; ça ne m’avait jamais traversé l’esprit. Au moment de porter mes doigts à ma bouche, une vive émotion m’envahit, souffle coupé, seins durs.

Si j’étais un garçon, j’aurais bandé à en perdre l’esprit.

Plic-ploc

22 novembre 2008

Plic-ploc, Plic-ploc, je t’écoute faire pipi
Plic-ploc, Plic-ploc, bien étendue dans mon lit
Plic-ploc, Plic-ploc, tu m’asperges — moi j’en bois
Plic-ploc, Plic-ploc, on est bien chez soi!

Pari tenu

14 janvier 2003

— Chiche! me dit-elle.

Je me levai et revint au bout de quelques instants avec le caméscope et son trépied. Elle alluma la télé et m’aida à installer tout le barda. J’enlevai ma culotte et écartai mes jambes, puis plaçai la camera devant ma chatte, de sorte de bien exposer tous mes orifices.

J’écartai les grandes lèvres, puis les petites, projetant ainsi à l’écran ma chatte dans toute ma splendeur. Je passai ensuite à l’anus. J’entrepris le même manège, le malaxant, l’écartant au maximum. Je mouillais abondamment, et, passant ma main sur tous mes trous pour bien les humecter, je portai ma main à ma bouche et la lécha, me délectant de mes jus.

Puis, au bout d’un moment, je sentis venir en moi l’envie tant désirée. Sur l’écran, je vis apparaître à la commissure des lèvres une petite goutte. Celle-ci glissa ensuite vers mon anus, laissant derrière elle une marque luisante.

Je posai mon index sur mon anus et remonta mon doigt, suivant le tracé de cette petite goutte. J’arrivai sur mes lèvres, les caressant au passage. Puis, de nouvelles gouttes virent leur apparition. Je retirai mon doigt pour m’admirer en train de pisser. Les gouttes se firent de plus en plus nombreuses, puis finirent en cascade. J’avais l’entrejambe trempé, mais qu’importe, j’étais absorbée dans la contemplation de cette chatte télévisée déversant en gros plan sa cascade d’urine sans discontinuer.

Pour varier le jeu, je plaçai ma main à certains endroits, faisant dévier le jet, suffisamment puissant pour arroser la lentille. Au bout d’un moment, la source finit par se tarir, ne laissant que quelques gouttes qui me dégoulinaient des cuisses, finissant de remplir la flaque qui s’était formée sur le parquet.

Je la regardai, fière de ma démonstration. Elle n’avait pourtant pas l’air très convaincue.

— C’est bien beau tout ça, me dit-elle, mais ça ne prouve pas que tu aurais pu jouer dans Niagara.


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