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	<title>Lubricités &#187; Sodomie</title>
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	<description>Les cahiers d&#039;Anne Archet</description>
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		<title>Transport adapté</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Sep 2011 01:44:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Automobile]]></category>
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		<category><![CDATA[Lingerie]]></category>
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		<description><![CDATA[« Ce n’est pas parce que tu es trop fauchée pour t’acheter une voiture qu’on va renoncer au plaisir de s’envoyer en l’air sur la route », me dit-elle en enfilant un de ses uniformes de salope préférés. Pendant que j’ajuste mon porte-jarretelles, elle appelle un taxi que nous sortons attendre sur le trottoir. Je ne peux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« Ce n’est pas parce que tu es trop fauchée pour t’acheter une voiture qu’on va renoncer au plaisir de s’envoyer en l’air sur la route », me dit-elle en enfilant un de ses uniformes de salope préférés. Pendant que j’ajuste mon porte-jarretelles, elle appelle un taxi que nous sortons attendre sur le trottoir. Je ne peux pas m’empêcher de penser que nous avons l’air de deux tapineuses égarées dans ce tranquille quartier petit-bourgeois.</p>
<p style="text-align: justify;">Quinze minutes plus tard, le taxi se gare juste devant nous. Le chauffeur n’a pas l’air très propre, il est gras, quinquagénaire et sent le tabac. Il ne sort pas pour nous ouvrir la portière — y a-t-il encore des chauffeurs de taxi qui font pareille chose?</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la banquette arrière, elle écarte les cuisses dès que le taxi démarre. Elle attend de moi que je prenne les choses en main, comme d’habitude. Alors, je la caresse, d’abord en effleurements très délicats, puis carrément en enfonçant la soie de sa culotte avec les doigts, dans son sexe entrouvert. Elle ne peut réprimer un spasme, un hoquet.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chauffeur fait mine de rien, même si, grâce au rétroviseur, il n’en perd pas une miette.</p>
<p style="text-align: justify;">— Elle va me lécher ma fente. Ne vous en faites pas, elle a l’habitude, elle est très propre… nous ne mouillerons pas le capitonnage.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne répond pas. Des gouttes de sueur perlent sur son front.</p>
<p style="text-align: justify;">— Vous savez, elle aime beaucoup se faire enculer pendant qu’elle broute mon minou, alors si vous connaissez un coin tranquille, on pourrait…</p>
<p style="text-align: justify;">Coup de volant, accélération brusque : je n’ai même pas le temps de finir ma phrase que nous sommes garés sous un viaduc  faiblement éclairé par la lumière jaunâtre d’une lampe sodium. Tags hiéroglyphiques, rebuts divers sur le sol crasseux, odeur d’urine : le décor est parfait.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se tourne vers nous, attend, silencieux. Elle sort alors de la voiture, retire en vitesse sa jupe et sa culotte et se glisse entre mes cuisses, cambrée à l’extrême, cul nu, dans même un regard pour le chauffeur — qui après quelques secondes, vient se débraguetter derrière elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Vautrée sur la banquette, les jambes bien écartées, je me laisse lécher le bouton en contemplant ses seins qui ballotent au dessus de son soutien-gorge. Le chauffeur a fini par prendre de l’assurance; il besogne avec vigueur et application. Je lui fais remarquer que  le compteur tourne toujours. Entre deux grognements, il précise que la course est pour lui. Quand à elle… elle en a plein la bouche, plein le cul : elle est heureuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Juste avant de jouir, le chauffeur renifle et grogne comme un animal blessé. Il s’arc-boute, se crispe, crache en l’air quelques « câlisse » et quelques gouttes de foutre bien profond en elle qui, la tête posée sur mon pubis, ronronne de plaisir en bavant.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle remet sa culotte, il remonte sa braguette. Elle rajuste sa jupe, il se laisse choir lourdement à sa place et redémarre. Nous restons tous les trois silencieux. Elle pose sa tête sur mon épaule et me caresse la cuisse. Moi, je regarde défiler la nuit, dans toute son étrangeté.</p>
<p style="text-align: justify;">Arrivées à destination, le chauffeur se donne cette fois-ci la peine de venir nous ouvrir la portière. Elle sort en premier et s’éloigne en tortillant exagérément son popotin. Il me prend à part, me tend sa carte d&#8217;affaires et me dit :</p>
<p style="text-align: justify;">— Appelez-moi quand vous voulez. Vraiment. Je suis sérieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon petit doigt me dit que j’ai bien fait de ne pas m’embarrasser d’un prêt-auto.</p>
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		<title>Big Bang</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Sep 2011 16:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Beauté]]></category>
		<category><![CDATA[Cul]]></category>
		<category><![CDATA[Sodomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Elle se plaint depuis des semaines devant le miroir. Elle se trouve moche, elle n’aime pas ses fesses, exhibe sous mon nez une culotte de cheval imaginaire, me dit qu’elle n’est plus d’un amas de capitons et de vergetures. En désespoir de cause, je l’amène dans ce parc où, la nuit, des satyres aux sens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Elle se plaint depuis des semaines devant le miroir. Elle se trouve moche, elle n’aime pas ses fesses, exhibe sous mon nez une culotte de cheval imaginaire, me dit qu’elle n’est plus d’un amas de capitons et de vergetures.</p>
<p style="text-align: justify;">En désespoir de cause, je l’amène dans ce parc où, la nuit, des satyres aux sens enflammés hurlent à la lune et copulent entre eux dans les fourrés à défaut de pouvoir s’offrir la chair douce et rosée d’une femme complaisante. Dès qu’ils l’aperçoivent, ils se ruent sur elle, ils réduisent ses vêtements en charpie, la baisent, la traitent comme une chose et surtout l’enculent à répétition, vénèrent son cul et y reviennent sans cesse, jusqu’à la barre du jour, jusqu’à ce que les heures abolissent les sexes, abolissent les êtres, les transformant en magma sublime de chairs indifférenciées.</p>
<p style="text-align: justify;">Rien ne sera plus comme avant. Elle est enfin libre, apaisée : son cul est devenu le centre de gravité de l’univers.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;amour au temps du Twitt</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 02:19:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dialogues vénériens]]></category>
		<category><![CDATA[BDSM]]></category>
		<category><![CDATA[Sodomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Une grande saga romantique, avec de la passion, des déchirements, des larmes et du sang, qui se lit de bas en haut. Lisez le premier épisode et le deuxième épisode.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Une grande saga romantique, avec de la passion, des déchirements, des larmes et du sang, qui se lit de bas en haut. Lisez le <a title="Ou l'art d'amener subtilement la chose..." href="http://archet.net/wordpress/wp-content/uploads/dialogue01.png">premier épisode</a> et le <a title="Ou les préparatifs..." href="http://archet.net/wordpress/wp-content/uploads/dialogue02.png">deuxième épisode</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’énigme de la partouze</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 23:52:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Futilités]]></category>
		<category><![CDATA[Énigme]]></category>
		<category><![CDATA[Gay]]></category>
		<category><![CDATA[Gode-ceinture]]></category>
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		<category><![CDATA[Orgie]]></category>
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		<description><![CDATA[Samedi soir, Olga reçoit six amis chez elle pour une orgie. Julie s’est bien assurée que la personne qui la prend en levrette porte un condom. Joë est gay et porte une cagoule. Marc est exclusivement hétérosexuel. La personne qui porte des bas résille a 25 ans. La femme de 35 ans est lesbienne. Pierre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Samedi soir, Olga reçoit six amis chez elle pour une orgie.</p>
<p style="text-align: justify;">Julie s’est bien assurée que la personne qui la prend en levrette porte un condom. Joë est gay et porte une cagoule. Marc est exclusivement hétérosexuel. La personne qui porte des bas résille a 25 ans. La femme de 35 ans est lesbienne. Pierre se fait sucer par une personne de 20 ans. La femme qui porte des talons aiguilles se fait prendre par les deux bouts. La personne de 19 ans est homosexuelle. Olga a 30 ans et ne baise que des personnes qui ont au moins son âge. La personne tatouée lèche le cul d’une femme de 40 ans. Annie est dans la trentaine. Martine encule avec son gode-ceinture une personne qui porte un soutien-gorge. Et seule la personne âgée de 29 utilise un contraceptif.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui reste dans son coin et se branle, solitaire?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>(La réponse lundi, bande de joyeux pervers!)</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Lettre à l′amant</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 15:34:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poésies licencieuses]]></category>
		<category><![CDATA[Alcool]]></category>
		<category><![CDATA[Allaitement]]></category>
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		<category><![CDATA[Sodomie]]></category>
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		<category><![CDATA[Tatouage]]></category>
		<category><![CDATA[Vote]]></category>

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		<description><![CDATA[Tu resterais de glace si je te lisais Le con d’Irène en me limant le con avec une glace à la lime? Tu lécherais jusqu’à l’orgasme mes larmes sur ma cornée? Tu recruterais pour moi des légions d’étrangers sans visas et sans visages pour récolter un bain de foutre et m’y tremper? Et si je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Tu resterais de glace si je te lisais <em>Le con d’Irène</em> en me limant le con avec une glace à la lime?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu lécherais jusqu’à l’orgasme mes larmes sur ma cornée?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu recruterais pour moi des légions d’étrangers sans visas et sans visages pour récolter un bain de foutre et m’y tremper?</p>
<p style="text-align: justify;">Et si je badinais avec un aveugle, tu laisserais son chien me monter?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu m’accompagnerais, nu, bâillonné, tenu en laisse, à la manif du huit mars?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu éjaculerais ta morve sur mon palais si je suçais ton nez comme une verge?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu me servirais ton sang et ton sperme mêlés dans un calice, pour que j’y trempe les doigts qui fouilleraient ton fondement?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu me lierais à une table, jambes et bras écartés, putain absolue sans préférences ni états d’âme, pour me mettre à l’abattage?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu éclabousserais de foutre ton bulletin de vote pendant que je te lèche le cul dans l’isoloir?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu me laisserais agrafer ton prépuce à ton nombril et ton scrotum à tes cuisses?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu placerais des araignées sur ma chatte après m’avoir ligotée nue dans le jardin?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu me laisserais, moi fille de Loth, abuser de toi, plongé dans le sommeil de l’ivresse, pour te donner une postérité mâle?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu t’amputerais un doigt, celui qui te sert à me faire jouir, pour que je le vénère comme relique?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu téterais mes seins assez longtemps pour que je puisse t’allaiter, moi qui n’ai jamais enfanté?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu installerais un godemiché sur l’escarpolette du parc du quartier pour que je puisse au grand jour m’y amuser?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu m’expliquerais par l’exemple ce que veut dire le mot «bradycubie »?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu te ferais tatouer la phrase «j’ai léché Anne Archet» sur la langue?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu renierais ton dieu pendant que je me frotte la vulve sur le livre saint de ton choix?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu me laisserais placer ton cigare dans mon sexe pour que je puisse faire des ronds de fumée?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu viendrais boire le sperme de ton grand-père qui s’écoule de ma chatte surmenée?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu resterais raide et immobile sur la civière de la morgue pendant que je te chevauche éperdument?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu servirais à tes anciens camarades de classe le vin qui aurait servi à me faire un lavement?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu me laisserais te regarder pendant que tu te sers d’un trou dans un tronc d’arbre comme tu te serais servi de mes propres orifices?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu m’épierais pendant que je te trompe avec un bossu, une femme à barbe, un cul-de-jatte, un grand brûlé?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu me laisserais mordre ton gland pour que je puisse boire, au dernier moment, deux fluides vitaux plutôt qu’un seul?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu me construirais un Roméo mécanique sur lequel tu me ferai perdre la raison chaque soir entre dix-neuf et vingt heures?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu goûterais, accompagnés de caviar de beluga, mes excréments tartinés sur un craquelin de seigle?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu me laisserais vider mes glandes de Skene sur ton édredon de plumes d’eider ?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu m’achèterais un costume d’infirmière pour que je puisse aller sucer les cancéreux sur leur lit de mort?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu me laisserais t’accrocher le gland sur un hameçon pour que je puisse jouer à la pêche miraculeuse?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu me filmerais pendant que je débauche ta mère avec un gode ceinture?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu emballerais ton braque d’un savant kokigami pour que je puisse l’offrir à ma petite cousine pour son anniversaire?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu placerais une braise sur mon nombril pendant que je me masturbe, moi qui brûle d’amour?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu me laisserais insérer de petites billes d’acier dans ton urètre pour pouvoir ensuite les voir jaillir avec ton foutre?</p>
<p style="text-align: justify;">Tu vendrais ton père, ta patrie et ton âme au diable pour que je jouisse une fois de plus, une seule fois?</p>
<p style="text-align: justify;">Alors ne viens pas me dire que tu m’aimes.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Fontaine…</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 23:03:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Baiser]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Gode-ceinture]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Masturbation]]></category>
		<category><![CDATA[Séparation]]></category>
		<category><![CDATA[Sodomie]]></category>

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		<description><![CDATA[« Je n’embrasserai jamais une femme » me dit-elle, un an avant que sa langue, alourdie par le drambuie, ne glisse entre mes lèvres et sur mes dents. « Je ne laisserai jamais une femme me caresser » me dit-elle, un an avant que je ne soupèse ses seins et pince ses mamelons sous son pull de laine. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« Je n’embrasserai jamais une femme » me dit-elle, un an avant que sa langue, alourdie par le drambuie, ne glisse entre mes lèvres et sur mes dents.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je ne laisserai jamais une femme me caresser » me dit-elle, un an avant que je ne soupèse ses seins et pince ses mamelons sous son pull de laine.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je ne toucherai jamais le sexe d’une femme » me dit-elle, un an avant qu’elle ne fasse voler ma culotte à travers sa chambre.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je ne laisserai jamais une femme poser sa langue sur moi » me dit-elle, un an avant qu’elle ne me laisse goûter les sucs salins qui enduisaient ses lèvres vénériennes.</p>
<p style="text-align: justify;">« D’accord, mais j’espère que tu ne t’attends pas à ce que je te rendes un jour la pareille » me dit-elle, un an avant que je ne caresse, entre mes cuisses, la cascade rousse et soyeuse de sa chevelure.</p>
<p style="text-align: justify;">« Mon cul ? Pas question qu’une femme y touche ! Ni un homme, d’ailleurs : c’est trop sale » me dit-elle, un an avant d’agiter des hanches en soupirant pour que mon pouce fouille plus profondément son fondement.</p>
<p style="text-align: justify;">« Range moi ce gode ceinture sur le champ. Je ne veux jamais plus entendre parler de ces trucs pervers de lesbienne dégénérée » me dit-elle, un an avant que je ne la besogne, le dos sanglant labouré par ses ongles fraîchement manucurés.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je ne cesserai jamais de t’aimer » me dit-elle, un an avant qu’elle ne parte avec la moitié des meubles de l’appartement.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La conférence interrompue (4/5)</title>
		<link>http://archet.net/2010/01/24/la-conference-interrompue-45/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 03:53:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dialogues vénériens]]></category>
		<category><![CDATA[Anarchie]]></category>
		<category><![CDATA[Cuir]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Domination]]></category>
		<category><![CDATA[Insurrection]]></category>
		<category><![CDATA[Orgie]]></category>
		<category><![CDATA[Prostitution]]></category>
		<category><![CDATA[Sodomie]]></category>
		<category><![CDATA[Soumission]]></category>
		<category><![CDATA[Sperme]]></category>
		<category><![CDATA[Urophilie]]></category>

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		<description><![CDATA[Ou la philosophie dans le 3½ (transcription de cinq enregistrements numériques) (Lire la suite.) Nom du fichier : conference04.wav AA : Anne Archet, conférencière doublement pénétrée LB : Louis Berthier, artiste embroché SB : Simone Bechara, lesbienne spermophage L : Lucifer, poète enculé S : Stella, prostituée de Babylone F : Fido, soumis bien membré [Début de l’enregistrement] [Bruits de manipulation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>Ou la philosophie dans le 3½<br />
(transcription de cinq enregistrements numériques)</em><br />
(<a href="http://archet.net/2010/02/02/la-conference-interrompue-55/">Lire la suite</a>.)</p>
<p><strong>Nom du fichier : conference04.wav</strong></p>
<p>AA : Anne Archet, conférencière doublement pénétrée<br />
LB : Louis Berthier, artiste embroché<br />
SB : Simone Bechara, lesbienne spermophage<br />
L : Lucifer, poète enculé<br />
S : Stella, prostituée de Babylone<br />
F : Fido, soumis bien membré</p>
<p style="text-align: center;">[Début de l’enregistrement]</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de manipulation de micro.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je ne finirai jamais, au rythme où vont les choses… je ne sais même plus où j’en suis rendue…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de manipulation de micro.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Hum… bon. Je pourrais… ok. L’insurrection.</p>
<p style="text-align: justify;">L’anarchie n’est pas un programme politique; c’est une affaire de volonté — ou de désir, comme le disaient Deleuze et Guattari. Créer de nouveaux agencements, de nouvelles valeurs, de nouvelles façons d’interagir, de nouvelles façons d’aller au bout de nous-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;">La stratégie que je vous propose est insurrectionnelle. L’insurrection n’est pas une solution idéologique à tous les problèmes de la terre, ni une marchandise de plus sur le marché sursaturé des idéologies et des opinions, mais une pratique destinée à mettre un terme à la domination de l’État et la reproduction du capitalisme. L’insurrection n’est pas une utopie. Elle n’a pas de système ou de modèle de société idéal à offrir à la consommation publique. L’insurrection doit se comprendre comme processus et non comme une fin — c’est un processus d’émancipation, de rupture, c’est le soulèvement en tant que tel.</p>
<p style="text-align: justify;">La liberté qui ne peut être vécue qu’une fois la république instaurée, qu’une fois la révolution accomplie, qu’une fois le communisme advenu n’est qu’un mensonge des apprentis sorciers, des aspirants maîtres de l’État. <span id="more-2746"></span>La liberté n’est pas un but à atteindre, mais une expérience à vivre. Et la vie ne peut attendre.</p>
<p style="text-align: justify;">L’insurrection est donc le fait de poser en acte le refus de l’ordre étatique existant. L’insurrection est un moyen d’affaiblir la société autoritaire et capitaliste dans le but de libérer des zones d’espace et de temps où l’autonomie et la liberté économique et politique, une fois l’autorité rejetée, sont alors réalisables. L’insurrection est un coin de métal enfoncé dans les lézardes du mur épais que constitue le spectacle.</p>
<p style="text-align: justify;">L’insurrection consiste à vivre l’anarchie, à la réaliser dans des moments et des espaces non seulement possibles, mais actuels. Il s’agit donc de ne plus remettre la vie à plus tard, de ne plus penser en terme d’action politique, de révolution et de prise de pouvoir, mais en terme de création de nouvelles valeurs, de nouvelles expériences de vie, et de dissolution du pouvoir…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Est-ce qu’on a frappé à la porte? Je pense que j’ai entendu frapper…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> De calme, Lucifer, il n’y a personne.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Tu m’avertis si ça frappe, hein…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Sûr. Maintenant, tu permets?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Ouais.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas qui s’éloignent.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Nietzsche nous invite à devenir ce que nous sommes, de grands individus. Cette voie est ardue, remplie de périls, mais c’est la seule façon de nous réapproprier notre vie. Se placer au centre de notre propre activité signifie trouver de nouvelles façons d’entrer en rapport avec la société, d’entrer en relation et entre nous.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jour où nous commencerons à vivre selon nos propres désirs et nos propres expériences, nous nous retrouverons perpétuellement en conflit avec le troupeau et ses maîtres. Ce sera alors à nous de refuser d’assumer, de jouer le rôle social qu’on nous assigne, refuser de faire semblant d’accepter d’avoir à payer pour se procurer les biens nécessaires à notre survie, refuser de travailler, de suivre le protocole, la morale, la bienséance.</p>
<p style="text-align: justify;">Le grand individu lutte avec intelligence, humour et fureur pour sa propre cause, contre la société. Il cherche aussi ses semblables, ceux avec qui il veut vivre, jouir, créer de nouvelles valeurs. Voilà ce à quoi Nietzsche nous invite, voilà l’essence de l’anarchie : profiter mutuellement de nous-mêmes en tant qu’individus sauvages et libres.</p>
<p style="text-align: justify;">Chacun de nous est unique et donc imprévisible…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[On sonne à la porte.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas de course.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> J’y vais! J’y vais!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de porte qui ouvre.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Vous… vous êtes Stella.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Monsieur a un sens de l’observation très développé, à ce que je vois. Vous êtes l’hôte, n’est-ce pas?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oui…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Silence.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Alors? Vous me faites entrer ou je dois vous pousser moi-même hors de la porte?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Euh… oui, oui, bien sûr.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L : </em>Est-ce que notre pute est arri… oh!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Silence.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Et tu dois être celui qui m’a téléphoné. Vous êtes quatre, ici, n’est-ce pas?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Je… je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Où sont les autres?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Il y a… Anne, juste là…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Anne Archet?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oui, c’est moi. Enchantée de faire ta… je veux dire, votre connaissance, madame…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Je vous en prie, appelez-moi Stella, Anne. C’est un plaisir pour moi de vous rencontrer.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Et moi de… vous contempler…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> J’ai lu tout ce que vous avez écrit. Vous avez du talent.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Merci… je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Vous devriez abandonner vos scrupules et publier ailleurs que sur le web. Vendre ses œuvres ne signifie pas nécessairement vendre son âme au diable, vous savez.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ah, vous pensez que…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Évidemment. Nous n’avons pas le choix de nous vendre, c’est une nécessité, car on en a fait la condition de notre survie. Alors, autant vendre chèrement le temps dont on nous dépossède.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oh, oui, c’est vraiment… c’est ce que je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Parlant d’argent, où est le mien? Il faut me payer comptant et à l’avance.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oui, bien sûr… J’ai ça juste ici… voilà.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Voyons cela… quarante… cent… deux cents&#8230; deux cent soixante. Il manque cent dollars. Où sont-ils?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> C’est que…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas qui approchent.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Qu’est-ce que vous faites? On a sonné… est-ce que la pute est… oh!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Tu dois être l’amante de madame Archet, je présume?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Euh… euh oui, moi c’est Simone…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Joli prénom. Comme dans <em>L’Histoire de l’œil </em>de Bataille. Je suppose que c’est toi qui a les cent dollars manquants?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Je les ai, madame Stella… voilà, prenez.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Hum… Gardez ceci. Cent dollars suffisent. Bon, maintenant, passons aux choses sérieuses. Vous avez des désirs en particulier.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Euh…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Hum…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Toi, Lucifer. C’est bien ton nom?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> C’est un nom de plume, en fait. Je m’appelle en réalité Éric et…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> C’est toi qui m’as appelé. Qu’est-ce que tu avais en tête?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Moi? Ben je voulais seulement… vous savez, je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Vous?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Oui, je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Silence.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Bon, je vais devoir prendre les choses en main. Ne vous en faites, pas, j’ai l’habitude de m’occuper de l’agencement des désirs… Vous… quel est votre prénom?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Louis.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Louis, prenez ceci et allez chercher Fido. Il est dans le coffre arrière de ma voiture.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit d’un trousseau de clés qu’on lance et qu’on attrape.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> J’y vais.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas. Porte qui ouvre, puis qui se ferme.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Maintenant, j’ai besoin que quelqu’un me déshabille. Des volontaires?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Moi!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> D’abord, tu sors ton porte-monnaie sans hésiter. Maintenant, tu t’empresses de la déshabiller… je vais de surprise en surprise, Simone.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Vas-y, mignonne. Je suis toute à toi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> D’accord. Hum… votre parfum est si… enivrant. Laissez-moi d’abord me placer derrière vous pour que je puisse faire courir mes mains le long de vos hanches… et votre ventre…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Commence par ma blouse.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Oui, un bouton à la fois… Oh! Votre peau est si douce… et ces tatouages étranges, sur vos bras… ça ressemble…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> On dirait le <em>Jardin des délices</em> de Bosch.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Bien observé. Le reste du triptyque est sur mon dos. Maintenant, ma jupe.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Oh… Votre taille est si fine et vos fesses si rebondies, c’est presque irréel… je crois que… je crois que je vais enlever votre string avec mes dents…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Attention à mes bas. Je ne supporte pas les mailles.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Bon dieu! Quel cul! Je n’en crois pas mes yeux…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Détache mes cheveux, Simone, veux-tu?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ces longues mèches de jais… si brillantes, si douces, si odorantes… on voudrait y plonger son nez et y mourir…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ses seins… peux-tu…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Oui, attends… voilà, j’enlève le soutien-gorge…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oh! Ils sont si ronds… des globes parfait, haut perchés… et ces pointes, longues et dures… on croirait le buste d’une Vénus de marbre…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de porte qui ouvre.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Il n’y avait pas de chien dans le coffre de l’auto… mais il y avait ce gars-là…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Je vous présente Fido, mon fidèle compagnon.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Euh… enchantée.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Est-ce qu’il peut nous entendre, avec cette cagoule de cuir?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Bien sûr. Il ne peut toutefois pas parler, car il porte un bâillon.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> C’est la première fois que je vois ce genre d’accoutrement. Il est couvert de cuir de la tête aux pieds…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Sans compter l’anneau dans son nez, dans lequel passe sa laisse…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Fido a tout abandonné, travail, famille, patrie, pour devenir mon esclave. Il est soumis à tous mes caprices.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Votre… esclave?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Oui. Il est à mon service jour et nuit. Évidemment, comme c’est le cas pour tous les maîtres, le pouvoir que j’ai sur lui ne tient qu’à son bon vouloir. Le jour où je ne serai plus à la hauteur de ses désirs, il me quittera sûrement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Ça ne risque pas d’arriver… moi, je ne vous quitterais jamais.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> En attendant, il m’est fort utile. C’est une brave bête, pleine de vigueur, qui saillit avec enthousiasme tout ce qu’on lui demande. Et surtout, il est exceptionnellement bien monté…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ah oui? J’aimerais bien voir ça…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Justement, ma chère, vous allez avoir la chance de constater <em>de visu</em> à quel point la nature a été prodigue envers lui, car c’est avec vous que nous commençons.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Moi?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Oui. Fido, montre ta queue à la dame. Exécution.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de fermeture à glissière.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Lucifer, aide notre écrivaine à se déshabiller. Et vous, Louis, retirez vos vêtements. Je veux m’assurer que vous soyez en état de l’honorer convenablement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Houla! Alors, c’est ça qu’on entend par « bien membré »… Je peux le…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Allez-y. Sucez-le. Il en raffole. Lucifer, c’est à ton tour. Mets-toi à poil et approche-toi, que je compare ta bite à celle de ton ami…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Hum.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de succion baveux.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Jolies queues… on croirait qu’elles sont jumelles… longues et cambrées… je sens votre pouls battre à l’unisson dans chacune de mes mains.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oui… c’est bon…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Hmm…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Anne, ces trois mâles sont maintenant prêts à vous prendre. Il faut agencer les positions. Louis, couchez-vous sur le dos, sur le lit… voilà. Anne, installez-vous sur lui…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Comme ça?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> C’est ça. Je vois que vous êtes bien mouillée… ça va glisser à merveille. Je place la queue de Louis contre votre chatte et…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ooooh…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> C’est bien! Tortillez-vous le cul… en cadence… Maintenant, Lucifer, tiens-toi debout, de l’autre côté, et offre ton membre à son palais.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Mffmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Ouais… Hmmmm…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de succion accompagnés de la plainte d’un lit qui craque et de soupirs désordonnés.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Fido, à toi de compléter l’arrangement. Encule madame… et je t’en prie, fais-le délicatement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Les craquements et les plaintes s’accélèrent.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Et moi?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Toi, ma toute belle, je t’ai réservé ce que tu désires vraiment. Regarde…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Oh! On dirait de la nacre… votre chatte est parfaite… comme un écrin où serait lové le bijou précieux qu’est votre clitoris…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Glisses-y ta langue : il mouille pour toi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Commence une mélodie étrange, celle de l’amour à six. On dirait une pièce de musique concrète de Pierre Schaeffer : percussions rythmées produites par le matelas et le lit, grognements graves des hommes qui répondent aux plaintes flûtées des femmes. Le rythme fluctue, tout en accélérant. Les voix se tissent, se nouent et se défont autour de ce martèlement, jusqu’au cri final.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Mmmm… Han!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Mmmmoui!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ah… Ah! Ah!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Tu vois ton amante, comme elle a été prise par les trois orifices? Regarde-la bien… elle a du foutre sur les joues… elle en a aussi qui coule le long de ses cuisses… approche-toi… vas-y, je te regarde.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Vous voulez que je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Oui. Il ne doit rien en rester.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> <em>[Reprenant son souffle.]</em> Fff… Viens… Fff… mon amour… Fff… tout ce sperme est pour toi…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Passe ta langue sur son menton, sinon ça va couler sur le drap…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Mmmm…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de lapement.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Quant à toi, Fido, laisse-moi t’enlever ton bâillon. Mais je t’avertis : je ne veux pas entendre un mot sortir de ton trou à bite.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de fermeture à glissière, puis bruit d’une pièce de plastique qu’on retire d’une bouche.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Tu vas maintenant sucer les deux jeunes hommes que voilà pour qu’ils reprennent vigueur et soient utiles pour la suite des choses.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Oui.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de succion baveux et soupirs, tant féminins que masculins, le tout entrecoupé du dialogue qui suit :]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oui, mon amour, glisse ta langue dans ma fente…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Fuck! Il… Il suce comme une ventouse!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> À moi, c’est à mon tour… Ouf!&#8230; Sa langue… je ne me suis jamais fait sucer comme ça!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Lapements et plaintes qui se poursuivent quelques minutes.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Bien! Brave Fido! Tu les as si bien lapés qu’ils sont durs comme l’os… Tu es un bon toutou, Fido. Viens, tu vas avoir ta récompense. D’abord, je te remets ton bâillon…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits buccaux, puis fermeture à glissière.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Ensuite, approchez-vous, Anne… et toi aussi, Simone. Fido raffole de l’urine des jeunes femmes… pissez-lui dessus.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Comment? Sur le lit?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Non. Il va s’étendre là, sur le plancher. Vous n’aurez qu’à l’enjamber… vous accroupir un peu… un tout petit peu de pisse sur votre parquet, ça ne vous dérange pas trop Louis?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Bordel, non. Je veux voir ça!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Et on lui pisse… où, exactement?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Laissez-vous inspirer par le moment. Évidemment, la tête est un emplacement de choix…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Incroyable… Tout ça est tout simplement incroyable…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je sens que ça vient…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit d’un liquide qui gicle.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> En plein dans la gueule!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Sur sa poitrine, aussi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> À moi! À moi!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Autre bruit d’un liquide qui gicle.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm!<em> </em>Fffmmm!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Regardez comme il bande… Pisse-lui sur la queue, Simone!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Dommage, j’ai fini.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> À moi maintenant que l’asperger, cette brave bête.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit d’un troisième liquide qui gicle.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Il se tord de plaisir… Vous aviez raison, c’était vraiment une récompense.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm! Fffmmm! Fffmmm!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Anne, mon amour… je t’ai trouvée si belle… si douloureusement perverse quand tu lui a pissé au visage… je suis trop excitée… laisse-moi enfouir mon nez dans ta chatte, me saouler de ton nectar…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Viens sur le lit avec moi et gamahuchons-nous. Moi aussi, je veux te faire minette, lécher tes nymphes parfumées d’urine…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Craquements du lit, puis lapements entrecoupés à quelques reprises par des « Oh! » et des « Ah! » poussés par les deux femmes.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Alors, messieurs, le spectacle vous excite?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Fuck… oui! Je ne peux pas m’empêcher de me branler!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Je bande tellement que j’ai l’impression que ma bite va se détacher de mon corps et se sauver par la fenêtre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Dans ce cas, joignons-nous à ces deux charmantes gouines et foutons en chœur. Je me place en levrette ici, sur le bord du lit…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oh! Quel cul sublime… si je pouvais…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Non Louis. Je veux que ce soit le poète qui m’enconne. Viens, Lucifer. Prends-moi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Laissez-moi d’abord embrasser cette cramouille divine…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Lapements. Soupirs.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Hum… Oh… Ffff…Bon, suffit. Il est temps de composer l’agencement avant que la ferveur ne tombe. Donne-moi ta queue, que je la guide… voilà… doucement…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Han… Ouf… Ha…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Craquements rythmiques du lit et soupirs.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S : </em>Maintenant… Lucifer…tu vas… te faire enculer…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Je… non…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Oui… il le faut… continue de me baiser… et vous, Louis, approchez…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Je vais y aller doucement, Lucifer… plus doucement que lorsque tu me l’as fait…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Tu as entendu, poète? Ne gâche pas tout… offre ton fondement…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Oui… vas-y… je… je suis prêt…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ne bouge plus… attends…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Hum… Oh!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Dou… ce… ment…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L : </em>Ne bouge plus! Ne bouge plus! Laisse-moi le temps de…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Ça va, Lucifer?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Je… Oui, je crois…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Dans ce cas, allez-y, Louis, besognez-le. Je sentirai dans ma chatte les coups de boutoir que vous lui donnerez.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB:</em> Ffff… Han… Han… Han…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L:</em> Ah! Oh… Oh! Oh!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S:</em> Oui, c’est bien! Jusqu’au fond! Oui!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[La musique vénérienne reprend, ponctuée à l’arrière-plan par les gloussements des deux femmes qui se gougnottent.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Fido, à toi de jouer. Tu sais ce que tu as à faire…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F : </em>Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oui! Encule-moi! Je veux sentir ton pieu fouiller mes entrailles!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Doucement, Fido! Il ne faut pas briser l’arrangement. Nous devons rester liés, tous les quatre…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Mmgmrmm… Oui! Oui! Il m’encule!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Allez mes chéris! Enculez-vous! Faites-moi jouir! Plus fort! Plus vite!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Cris féminins et masculins désordonnés. Craquements de lits. Soupirs et plaintes et crescendo.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L : Je…Je vais…</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oui! Oui!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S : Oh…</em></p>
<p style="text-align: center;">[Fin de l’enregistrement.]</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>La conférence interrompue (2/5)</title>
		<link>http://archet.net/2009/12/31/la-conference-interrompue-25/</link>
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		<pubDate>Thu, 31 Dec 2009 06:17:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dialogues vénériens]]></category>
		<category><![CDATA[Bisexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Fellation]]></category>
		<category><![CDATA[Hétérosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Nietzsche]]></category>
		<category><![CDATA[Sodomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Ou la philosophie dans le 3½ (transcription de cinq enregistrements numériques) Nom du fichier : conference02.wav AA : Anne Archet, conférencière interrompue LB : Louis Berthier, artiste subventionné SB : Simone Bechara, lesbienne radicale L : Lucifer, poète sans abri [Début de l’enregistrement] [Bruits de manipulation de micro.] AA : «Individualisme, aristocratie et anarchie», par Anne Archet. Suite et fin. L’individualisme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>Ou la philosophie dans le 3½<br />
(transcription de cinq enregistrements numériques)</em></p>
<p><strong><em>Nom du fichier : </em>conference02.wav</strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">AA : Anne Archet, conférencière interrompue<br />
LB : Louis Berthier, artiste subventionné<br />
SB : Simone Bechara, lesbienne radicale<br />
L : Lucifer, poète sans abri</p>
<p style="text-align: center;">[Début de l’enregistrement]</p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de manipulation de micro.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> «Individualisme, aristocratie et anarchie», par Anne Archet. Suite et fin.</p>
<p style="text-align: justify;">L’individualisme de Nietzsche est aristocratique dans le sens où il est convaincu que tous les individus ne sa valent pas : il y a les forts et les faibles. L’erreur est de comprendre ces termes dans le cadre des relations sociales actuelles et surtout de croire que « forts » veut dire « bourgeois », « maîtres » ou « dictateurs » et que « faibles » veut dire « prolétaires », « esclaves » ou « opprimés »; la pensée de Nietzsche est beaucoup trop complexe pour tomber dans un tel manichéisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Nietzsche distingue plutôt la force et de la faiblesse, la volonté de puissance ascendante (qui va dans le sens de la vie) et la perversion de cette volonté (lorsqu’elle se heurte à des obstacles comme la morale, la religion ou la société), perversion qui fait que l’individu retourne sa volonté contre lui-même, s’affaiblit et éventuellement s’autodétruit. Le fort et le faible ne sont donc pas nécessairement deux individus séparés et distincts dont l’un réduirait l’autre en esclavage; ce sont plutôt deux tendances en lutte qui coexistent chez l’individu, le tirant tantôt vers le bas, tantôt vers le haut.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fort — l’aristocrate étymologique, le meilleur — et le faible ne sont donc pas deux individus séparés dont l’un réduirait l’autre en esclavage. Il s’agit plutôt de deux tendances qui tirent l’individu tantôt vers le bas, tantôt vers le haut. L’individu fort est celui qui s’est placé dans des conditions de vie qui favorisent la tendance ascendante de sa volonté et qui parvient à faire triompher en lui les forces positives. Le faible est celui qui renonce à lui-même, qui a honte de son égoïsme, qui préfère se dominer lui-même, dominer ses passions, ses instincts, plutôt que d’exercer sa puissance vers le monde extérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fort est un « homme supérieur », c’est un individu qui…<br />
<span id="more-2722"></span><br />
<em>[Bruits de pas lourds.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> …arrête de me traiter de gouine!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Seulement si tu arrêtes de me traiter de phallocrate!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> … c’est un individu qui…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> C’est pourtant ce que tu es, espèce d’hétérosexiste!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Quand tu m’insultes, tu pourrais au moins utiliser un vocabulaire que tout le monde comprend, au lieu de cracher ton jargon de brouteuse de carpette radicale.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Tu es vulgaire et borné. Pas besoin de frotter longtemps un hétéro pour découvrir un macho.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Tu as le même look que mon garagiste et même l’Aubainerie Croteau a moins de chemises à carreaux en stock que ta garde-robe. Alors merci bien, je préfère encore me faire frotter par une vraie femme.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Tu sais ce qu’elle te dit, la vraie femme?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je disais, l’aristocrate est l’En Dehors cher à E. Armand, un marginal, un individu isolé par choix et non par dépit. Il…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Si tu veux mon avis, tu devrais cesser d’ériger une anomalie génétique comme l’homosexualité au rang de vertu ou pire, de programme politique de libération des femmes.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Anomalie génétique! Pourquoi pas maladie mentale, tant qu’à y être… les années cinquante sont finies depuis longtemps, espèce de néanderthalien!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Souvent les marginaux appartiennent à la race des déçus. Le troupeau n’a pas voulu d’eux et leurs tentatives désespérées de s’y intégrer ont échoué…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB : </em>Arrête de m’insulter et écoute plutôt ce que j’ai à te dire. Tu es homosexuelle, ça saute aux yeux. Tu es aussi frustrée — ça aussi, ça se voit tout de suite, et ça s’entend même dans ta voix. Ça fait de toi une marginale qui veut se venger contre l’univers.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> … leur critique de la société relève alors du ressentiment, que Nietzsche définit comme une volonté de vengeance qui ne se réalise pas immédiatement par peur ou par faiblesse et se développe sournoisement en se satisfaisant de la dévalorisation de ce qu’elle ne peut vaincre…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Je suis bien heureuse que les straights me rejettent parce que je n’ai rien à faire de leur monde pourri. Tu crois que j’ai envie de me marier, de me taper une bite puante chaque soir, de pondre des morveux en série, de torcher la maison alors que j’ai ma journée de travail dans le corps et par-dessus tout, me prosterner devant le Dieu Phallus? Je laisse ce genre de vie aux conasses qui n’ont rien compris.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Qu’est-ce que tu peux être méprisante! Tu peux bien me dire que je suis resté pris dans les années cinquante, alors que tu me radotes des vieilles rengaines des années soixante-dix! Les conasses, comme tu dis, ont au moins le mérite de perpétuer l’espèce… On ne peut pas en dire autant des inverties dégénérées de ton genre!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Le grand individu n’est donc pas l’homme ou la femme du ressentiment. Il ne méprise pas la foule et la société parce qu’elles le rejettent. C’est plutôt lui qui les rejette et se place au-dessus d’elles. Il sort de la norme par en haut, non par en bas…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Pfff. Si vous arrêtiez de vous reproduire comme des lapins, vous, les hétéros, le monde serait un endroit plus tolérable et moins surpeuplé…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> … Le grand individu est un génie, un artiste, un héros. C’est celui qui affirme de nouvelles valeurs…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Tes propres parents étaient hétéros, alors arrête ton cirque! Le monde existe grâce à nous! Si on vous laissait le contrôle, tout fouterait le camp!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Arriéré!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Erreur de la nature!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> … c’est l’enfant qui joue et qui dit oui à la vie, au devenir, à lui-même. C’est l’aristocrate, l’individu souverain.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Fasciste!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Emmerdeuse!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Assez! Vous n’avez pas fini de vous chamailler comme des gamins? Vous ne voyez pas que j’essaie de travailler?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> C’est lui qui a commencé, avec son hétérosexisme!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Si on t’écoutait, on serait tous tapettes et ce serait la fin de la civilisation… non, de l’espèce!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Qu’est-ce que tu peux être épais! Tout ce que je dis, c’est qu’on doit reconnaître et accepter qu’il existe deux orientations sexuelles. On peut être hétéro ou homosexuel, c’est tout.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Hého, attends une minute… « c’est tout »?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Bah oui. Deux possibilités… on peut être attirée par des personnes de son propre sexe ou du sexe opposé.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ouais. Deux options, comme la vérité et l’erreur… ou le bien et le mal…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Vous ne trouvez pas ça un peut court, un peu simpliste?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Je te vois venir, madame la bisexuelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je ne compte plus les fois où nous avons eu cette discussion.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> C’est parce que tu ne veux pas admettre que tu as tort.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Qu’est-ce qu’elle dit?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je dis que les préférences sexuelles — et l’orientation sexuelle — ne sont pas des catégories étanches. Et que d’être attirée par les deux sexes n’est pas un symptôme d’immaturité, d’ambivalence ou d’indécision.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ouais, ouais, ouais. Qu’est-ce que c’est, alors?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB : </em>C’est de la fifure à temps partiel!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Rire gras.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Esti d’épais! Franchement! Ce que madame n’a pas compris, c’est que ceux et celle qui se disent bisexuels sont au mieux inconscients de leur orientation sexuelle, au pire hypocrites.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Qu’est-ce qui ne faut pas entendre…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Je suis sérieuse! Les bis se déclarent comme cela lorsqu’ils commencent à admettre qu’ils sont attirés par des individus de leur sexe alors qu’ils ont connu précédemment des relations hétérosexuelles insatisfaisantes. Mais c’est le cas de presque tous les gays et les lesbiennes! Les bisexuels n’osent tout simplement pas sortir définitivement du placard et s’avouer franchement leur homosexualité.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ça me semble logique.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Et ça, c’est quand elles ne sont pas carrément hypocrites… J’en ai connu plus que ma part de ces prétendues bisexuelles qui se donnaient une petite vie hétérosexuelle bien confortable pour jouir sans vergogne des avantages de la fameuse « normalité » bourgeoise alors que clandestinement elles s’adonnent aux joies de l’amour saphique…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Foutaises! Tout ça, ce n’est que de la foutaise. Avec qui suis-je en couple, moi qui baise des hommes clandestinement, au point de me faire prendre en flagrant délit?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Je ne parlais pas nécessairement de toi…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tu parles! J’ai commencé ma vie sexuelle avec des femmes et je n’ai découvert les hommes que bien après. Et depuis, je vis jouis de tous les inconvénients de la fameuse « anormalité » du couple homosexuel…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ça va, ça va, ne te fâche pas…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Si ça se trouve, ce sont les gens qui n’ont toujours connu qu’une attirance envers un seul sexe qui sont l’exception. Votre orientation sexuelle sur un mode binaire, ça ne colle pas à la réalité.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ha! Ben dans ce cas, je fais fièrement partie de l’exception!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Et moi aussi! Jamais, au grand jamais, je ne serais attirée par un Gino de son espèce.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Peut-être pas lui… mais un autre…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Anne!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Serions-nous sur le point d’avoir une révélation-choc?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Hé hé hé…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Anne! Je t’en prie!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Disons que Simone n’est pas tout à fait vierge en ce qui concerne la gent masculine…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Tu avais promis de…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tant qu’à me faire traiter d’hypocrite, aussi bien être aussi mesquine. Imagine-toi, mon cher Louis, que j’ai déjà surpris madame plus-lesbienne-que-vous-toutes au lit avec un homme.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Pwah ha ha! C’est la nature qui revient au galop!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> C’est loin d’être ce que tu penses, espèce de demeuré.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Elle avait le visage enfoui dans un oreiller et se faisait prendre en levrette par Paul… Tu te souviens? Le serveur de <em>L’Indocile</em>…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Paul? Il n’est pas censé d’être gay, lui?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Il l’est toujours et moi aussi!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Alors… Pourquoi?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Silence.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> C’est que… on avait bu et puis… Paul venait de se faire larguer par son chum… il pleurait dans mes bras et me disait qu’il vieillirait seul et abandonné de tous… Alors moi, j’ai voulu le consoler. Je lui caressais les cheveux… et puis je l’ai embrassé sur le front. C’est alors qu’il s’est redressé et m’a fixé avec ses yeux rougis. Son regard était si triste et j’étais si désemparée devant tant de désespoir… Avec une voix tremblante, il m’a demandé si j’avais déjà couché avec un homme. Je lui ai répondu que non… jamais. Il m’a alors embrassée…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Et tu t’es laissée faire…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> J’étais troublée, je ne savais que faire… quoi penser… il m’a caressé les seins… s’est escrimé maladroitement avec mon soutien-gorge… puis, je ne sais pas ce qui m’a pris, je l’ai pris par la main et je l’ai entraîné dans ma chambre. Je me suis assise sur le lit et lui, debout devant moi, à ouvert sa braguette…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Silence.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Et… ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Silence.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Et… ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ben… j’ai glissé ma main à l’intérieur… son machin commençait déjà à durcir. C’était la première fois que j’en touchais une… une… une bite. Je me serais attendue à quelque chose de plus âpre, de plus râpeux… de plus rugueux, comme une joue masculine… mais non, c’était doux, chaud et moite… Paul s’est mis à soupirer, il a baissé son pantalon… puis son slip… il était alors… enfin, vous imaginez comment…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Bandé.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> C’est ça. Et il a approché son sexe de mon visage…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Et tu l’as…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Oui, je l’ai… et je crois que je l’ai bien sucé. Je suis lesbienne, pas idiote, je sais comment ça fonctionne. Pour une première fois, je suis convaincue d’avoir fait du bon boulot. C’est même lui qui m’a dit d’arrêter, car il était sur le point de… enfin, je ne voulais pas qu’il éjacule dans ma bouche et il l’avait compris sans que je n’aie à le lui dire.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Et c’est à ce moment qu’ils se sont mis à forniquer selon les voies tracées par le Seigneur!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ne te moque pas, Anne. Il m’a déshabillée, puis m’a retournée… et a enfoui son visage entre mes fesses. Il m’a léché le cul, tu te rends compte… j’ai cru qu’il voulait m’enculer, alors j’ai un peu regimbé, mais il est descendu sur ma chatte et… et bien, je mouillais et après quelques instants, je me suis mise à soupirer, si bien qu’il a posté sa bite contre ma… enfin… vous savez ce que je veux dire… il a fait ce qu’il avait à faire…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Et c’est là qu’Anne vous a surpris?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je suis entrée dans la chambre pendant que Paul la broutait comme une chèvre. Ils étaient tous deux si concentrés qu’ils n’ont même pas remarqué ma présence. J’hésitai à les interrompre, ils étaient si mignons… et la situation était si inusitée… j’ai donc décidé de les laisser s’amuser et d’aller faire la même chose de mon côté. Je ne suis revenue à l’appart que le lendemain.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Tu lui a raconté ce que tu avais vu la veille?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Évidemment. Elle a rougi jusqu’à la racine des cheveux et a balbutié un tas d’explications incohérentes. Pourtant, je ne lui avais aucunement fait la morale…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Comment aurais-tu pu me faire la morale puisque tu vas toi-même te faire mettre tous les jours impairs par le premier porteur de bite venu?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Quoi qu’il en soit, tout ceci prouve bien qu’en ce qui concerne l’orientation sexuelle, tout n’est pas blanc ou noir et que même ceux qui se disent exclusivement homo ou hétéro font souvent des écarts dans leur diète habituelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ça ne prouve rien du tout! Ce n’était qu’une erreur de parcours!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Quelle mauvaise foi! Personne ne t’a forcée et de ce que j’ai pu voir, tu y a pris pas mal de plaisir!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ce n’est pas parce que j’ai baisé une fois avec un homme — gay, en plus — que je ne suis pas lesbienne!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ce n’est pas ce que je dis! Tout ce que je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> C’est un épisode qui ne pèse pas lourd dans toute une vie de désir et d’amour des femmes. C’est l’exception qui…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB : </em>Qui confirme la règle, exactement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tu es d’accord avec elle, maintenant? Qu’est-ce qui te prend?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Elle a raison, c’est tout. Lorsque ça n’arrive qu’une seule fois… ça ne compte pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Silence.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :[Rires.]</em> Monsieur aurait-il lui aussi des confessions à nous faire?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Lui?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Pas du tout!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je connais vos secrets, vous deux. Alors inutile de faire l’innocent, Louis.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Macho Man ici présent aurait-il lui aussi goûté à la bite?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Jamais!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ce n’est pas ce que tu m’as raconté.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ha! C’est la meilleure! Monsieur l’homophobe avec une queue dans la bouche… je vois déjà le portrait!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA:</em> Il a fait bien plus que ça, ma chère.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Anne!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ah oui?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oui. Et tu ne devineras jamais avec qui.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Bon. Vous êtes toutes les deux chez moi et je vous prie de partir, j’ai du travail.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Avec qui?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Avec Sylvain.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Bon, ça suffit. Ramassez vos trucs et foutez le camp.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Sylvain… le gars qui sort avec Danielle?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> My gode! C’était la conjonction des mâles alpha!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Je n’ai pas à entendre ça! Restez si vous voulez; moi, je retourne à ma sculpture.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Louis! Raconte-nous comment tu es devenu un suceur de trique! Est-ce qu’il t’a bien shampouiné la barbe?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> À ce qu’il m’a dit, il se serait même laissé…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Non! Pas vrai?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Rires.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je te jure!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ce n’est pas ce que vous croyez.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Et qu’est-ce qu’on croit, au juste?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Sylvain et moi, on se connaît depuis la petite école…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Et maintenant, vous vous connaissez dans le sens biblique du terme.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Quand nous avions douze ans, Sylvain volait des revues de cul de son père et on les regardait ensemble en se branlant…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Comportement tout ce qu’il y a de plus hétérosexuel…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Tous les garçons le font!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Il n’a pas tort, Simone.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Plus tard, il m’a masturbé et je lui ai rendu la pareille. Nous étions si jeunes…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Soit. Mais moi, je parlais de cette fameuse soirée, il y a six mois…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ben…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Silence.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB : [Criant presque.]</em> On veut savoir comment tu en es arrivé à te faire enculer!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de porte qui claque.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Qui s’est fait enculer?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ah non! Manquait plus que lui!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Est-ce que je dois comprendre que c’est toi qui t’ai fait mettre, joli cœur?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tiens, salut Lucifer.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Tu n’étais pas parti à Vancouver, toi?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Je pars seulement vendredi. Alors comme ça, notre tartiste s’est fait tartiner la raie?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Louis nous racontait comment Sylvain s’y est pris pour le sodomiser.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Je ne racontais rien du tout!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Allez, Louis, on est tous au courant. Aussi bien cracher le morceau.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Ça fait quel effet de se faire bourrer le trou de balle?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> C’était un accident.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Yeah, right! Je passe mon temps à tomber assis sur des bites et à me faire enculer par accident! Vous n’avez rien à boire, ici?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Franchement, Lucifer, il n’est même pas encore midi!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Les histoires de sodomites, ça me donne toujours soif.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Tu veux une histoire de sodomite? C’est bien ce que vous voulez? Alors, vous allez être servis. Mais ensuite, foutez-moi la paix!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> On est toutes ouïes, joli cœur.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Sylvain était venu regarder la <em>game</em> à la maison. Après la deuxième période, il était clair que le Canadien allait se faire laminer, alors on s’est un peu désintéressés du match et on s’est mis à parler du bon vieux temps. Et puis je ne me souviens plus très bien comment on en est arrivés là, mais on s’est rappelés l’époque où on se cachait pour se branler en regardant de la porn… alors quand la partie fut terminée, j’ai commandé un film de lesbiennes à la télé à la carte…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> On voit que ta tolérance envers les lesbiennes varie selon ton humeur et les circonstances, hein…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> On s’en crisse de ta tévé! On veut des détails sur ton cul! Tu ne m’avais pas dit que tu avais une bouteille de bourbon?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Je l’ai cachée — je savais que tu viendrais.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Salaud d’enculé!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tu gueule, Lucifer! Cesse d’interrompre, on arrive au moment juteux…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Juteux! Bien dit!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> <em>[Soupir.]</em> Je disais donc, on a loué un film de lesbiennes et on l’a regardé ensemble, sur le divan, les pantalons aux chevilles, la queue à la main et les yeux rivés à l’écran. Évidemment, je le regardais furtivement se branler; il devait faire la même chose car nos regards ont fini par se croiser. Il m’a alors dit quelque chose de stupide, genre, que mon pénis avait changé, depuis le temps, qu’il était plus gros… ensuite, il m’a demandé s’il se souvenait des fois où il me branlait… je lui ai fait signe que oui, l’émotion me serrait la gorge. Sans rien dire, il s’est approché et… il m’a sucé. C’était…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Silence.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Bon?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Euh… Oui… oui. Curieusement, je ne savais pas quoi faire de mes mains et ça m’embêtait drôlement. Je n’osais pas les placer sur sa tête pendant que sa langue glissait sur mon gland… alors je restai les mains en l’air, comme une victime de holdup. À la télé, un fille se faisait mettre un gode dans le cul en gémissant… Ce fut trop pour moi, j’ai comme perdu la tête, j’étais si excité que j’ai joui en tremblant. Je lui ai balancé mon foutre dans la bouche… Quand Sylvain s’est relevé, il avait une longue coulure de sperme sur la joue, qu’il a essuyée du revers de sa main…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Man, je pense que je vais vomir. Je ne devrais jamais écouter ce genre de truc à jeun. Où est ta crisse de bouteille de Jack?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ça ne nous dit pas comment tu en es venu à te faire enculer.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> J’y arrive. Sylvain était bandé comme un âne. Je l’ai regardé et il a pointé la fille du film qui semblait jouir du cul comme une forcenée. Il m’a demandé si ça me plairait d’essayer… Alors je lui ai tout simplement demandé d’y aller délicatement. Il a sorti un condom et du lubrifiant de son sac — je me dis d’ailleurs qu’il devait avoir une idée derrière la tête avant de venir chez moi, puisqu’il avait pris la peine de s’équiper… Il m’a fait coucher sur la moquette du salon, sur le dos… il a relevé mes jambes et a léché un peu mon anus, y a glissé le bout de sa langue… et après, il y a mis du <em>lube</em>. J’étais si excité que j’en avais des bouffées de chaleur, des tremblements… Quand j’ai senti son gland contre mon cul, ce fut plus fort que moi, je me suis contracté. Sylvain a été vraiment patient, il s’y est pris lentement, avec mille précautions… et a réussi à l’enfoncer jusqu’à la garde.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Bon, ça suffit. Il n’y a rien à boire et en plus, j’ai la trique. Baisse tes culottes qu’on répète l’expérience, j’ai envie moi aussi de ramoner un petit derrière.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> <em>[Sur un ton scandalisé.] </em>Quoi?<em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Oui! Bonne idée! Voilà quelque chose que je voudrais bien voir!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Il n’en est absolument pas question! Pour qui me prenez-vous?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Pour une lopette qui aime se faire mettre au cul! Attends, je baisse mon froc…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Mais il le fait pour vrai !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Rires.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Tiens! Elle est belle, ma bite, hein? Je suis sûr que tu en meurs d’envie!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Encule-le! Encule-le!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Rires.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Remballe ton machin puant, il ne m’intéresse pas du tout. Dis-lui, Anne, que je suis hétéro!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je n’ai rien à voir avec vos histoires de cœur…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Encule-le! Encule-le!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Tu vois comme elle est bien dure… viens, je te la mets dans le rectum… tu vas aimer — après tout, tu en as l’habitude…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Encule-le! Encule-le!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Faites-la taire, quelqu’un!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Encule-le! Encule-le!</p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je crois que tu l’auras sur le dos tant que tu ne l’auras pas dans le cul, j’ai bien peur…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Encule-le! Encule-le!</p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ok, ça va, d’accord! Mais à deux conditions. Premièrement, avec un condom; j’ose à peine imaginer les maladies qui fermentent dans ses couilles moisies…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Encule-le! Encule-le!<em> </em>Encule-le! Encule-le!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Et deuxièmement, je veux d’abord que Simone me suce. Jusqu’à l’orgasme.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Encu… moi?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oui, toi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Vas-y chérie, je te regarde. Je suis sûre que tu es experte.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Fais ce qu’il te dit, salope! Je bande à m’en donner des bleus au gland!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Silence.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Suce-le! Suce-le! Suce-le!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Bon. J’accepte. Si c’est le prix à payer pour voir monsieur l’hétérosexiste se faire ramoner…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de fermeture à glissière.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Tiens beauté, elle est toute à toi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Elle hésite.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> C’est la timidité.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Elle n’est pas capable, plutôt.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Pas capable? Regardez-moi bien.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de succion baveux.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Pour une gouine, elle est plutôt douée… elle y met un max de salive… regarde, ça lui coule jusqu’au scrotum…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Hum… Ouf… Hum… Oui…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Quel enthousiasme… on jurerait qu’elle a enfin trouvé son bonheur. Si elle continue comme ça, elle va devoir assumer les conséquences habituelles du geste…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Je sens qu’elles sont sur le point de gicler, tes conséquences…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oui! Oui! Mmm… Oui!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits liquides de strangulation.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oh! Oh… Fuck! Quelle lamproie!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit d’une chaise qu’on repousse.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Qu’est-ce qu’elle fait? Elle… Anne… tu l’embrasses?</p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de succion et de lapements.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Elles font boule de neige!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tu es la plus vicieuse des suceuses de bites, ma chérie.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> C’est que j’ai un excellent modèle, mon amour…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Désolé d’interrompre vos mamours lesbiens, mais j’ai un derrière poilu à bourrer, moi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Chose promise… mets ce condom et je t’en supplie, vas-y doucement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> T’en fais pas, la douceur, ça me connaît. Couche-toi, le ventre sur la table, ici… c’est ça…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Attends. J’ai besoin de lubrifiant. J’en ai dans la pharma…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Avec toute cette salive et ce sperme entre tes fesses? Arrête de faire ta lopette. Je vais seulement…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Non! Ne fais pas…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L : </em>Han! Tiens!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB : </em>Aie! Non!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Han! Prends-la, mon salaud!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Aie! Aie! Non! Aie!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Lucifer! Arrête! Tu ne vois pas que…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Han! Han!</p>
<p><em>LB :</em> Ahhhhhhhhh!</p>
<p><em> </em></p>
<p style="text-align: center;">[Fin de l’enregistrement.]</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Orange Cubes and Pink Flamingos</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 08:22:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Drogue]]></category>
		<category><![CDATA[Hallucinations]]></category>
		<category><![CDATA[Sodomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Charlie était un amour ; j’en étais folle. Il était grand, il était beau, il était blond, il avait le corps d’un dieu grec qui se serait échappé des frises du Parthénon et avait des yeux outremer que je pouvais contempler pendant des heures sans discontinuer. Et quand je dis « des heures », ce n’est pas une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Charlie était un amour ; j’en étais folle. Il était grand, il était beau, il était blond, il avait le corps d’un dieu grec qui se serait échappé des frises du Parthénon et avait des yeux outremer que je pouvais contempler pendant des heures sans discontinuer. Et quand je dis « des heures », ce n’est pas une simple figure de style, parce que Charlie n’avait que deux passions : l’acide lysergique et le conduit sodomique des demoiselles. Et puisque j’étais adepte à l’époque autant les psychotropes que l’amour anal, nous formions un couple joliment assorti, uni dans la débauche et le délire chimiquement induit. Nous nous donnions rendez-vous chaque semaine à son appartement ; nous décollions ensemble les yeux dans les yeux le samedi — et nous atterrissons ensemble le dimanche, lui derrière et moi devant.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce samedi-là, j’en avais pris beaucoup plus qu’à l’accoutumée… 150 ou 200 microgrammes si ma mémoire est bonne. Ce qui selon toute vraisemblance explique ce que j’ai pu voir par la fenêtre du salon…</p>
<p style="text-align:justify;">— Fuck ! Charles ! Viens voir !</p>
<p style="text-align:justify;">— Quoi ? Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ? me répondit un Charlie phosphorescent avec une voix qui semblait provenir de l’intérieur de mon crâne.</p>
<p style="text-align:justify;">— Les flamants roses !</p>
<p style="text-align:justify;">— Les flamants roses ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Oui ! Sur la pelouse ! Ici !</p>
<p style="text-align:justify;">— Je sais. C’est la concierge qui les a…</p>
<p style="text-align:justify;">— Mais regarde ! Regarde donc ! Ils baisent !</p>
<p style="text-align:justify;">— Anne, ils sont en plastique.</p>
<p style="text-align:justify;">— Celui-ci la prend par-derrière ! Et celle-là le suce avec son énorme bec…</p>
<p style="text-align:justify;">— Ha ha ha ! J’en connais une qui a eu les yeux plus gros que la panse ! Tu te limiteras à la dose que je te donne, la prochaine fois… conclut Charlie en retournant s’étendre sur le sofa.</p>
<p style="text-align:justify;">Je ne sais pas combien de temps j’ai passé à me scandaliser des mœurs dépravées des flamants roses en plastique. Ils avaient tous plus ou moins des attributs humains  : certains avaient au bout des ailes des mains aux longs doigts filiformes dont ils se servaient pour titiller les seins ronds comme des melons des femelles qui étaient affublées de longs cils exagérément recourbés. Elles adoptaient des postures alanguies et complaisantes pour faciliter la pénétration des verges énormes de leurs volatils partenaires, des bites multicolores au gland noueux et congestionné qui crachaient à répétition un foutre épais et rose ressemblant à s’y méprendre à du savon liquide à vaisselle rose. Je vis un mâle, goguenard, qui branla son membre et vint asperger deux femelles qui, indifférentes à cette libation, continuaient de se faire minette avec des langues luisantes de cyprine. Je vis dix de ces échassiers s’aimer virilement en s’enculant mutuellement jusqu’à former un cercle particulièrement vicieux. Je vis même une de ces décorations de jardin en plastique chanter <em>Tico tico</em> et <em>La vie en rose</em> avec la voix d’Alys Robi pendant que ses deux amants la prenaient l’un dans le con et l’autre dans le cul.</p>
<p style="text-align:justify;">J’étais si bouleversée par ce spectacle que j’en tremblais.</p>
<p style="text-align:justify;">— Charles ! Charles ! Je te dis qu’ils baisent sur ta pelouse ! En public ! Fais quelque chose !</p>
<p style="text-align:justify;">— Calvaire ! Là, ça suffit…</p>
<p style="text-align:justify;">— Mais… mais… mais… qu’est-ce tu fais ? Ma jupe !</p>
<p style="text-align:justify;">— Je vais t’enculer jusqu’à ce que tu te la fermes, bordel !</p>
<p style="text-align:justify;">Avec son index, il fit descendre ma culotte, écarta mes fesses et je sentis son gland, humide de sperme et de <em>KY</em>, buter contre mon petit trou.</p>
<p style="text-align:justify;">— Pas devant la fenêtre… non… les voisins… le suppliai-je.</p>
<p style="text-align:justify;">— Aucun danger : ils sont tous occupés à regarder les flamants roses ! me répondit Charlie en enfonçant son pieu jusqu’à la garde dans mes entrailles.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>(Ce texte a été publié dans le dernier numéro du magazine </em>FA<em>, avec trois illustrations de Thierry Labrosse. Courez vous le procurer : l’empire Quebecor a besoin de vos sous.)</em></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>L&#039;entraide est le lubrifiant des relations de bon voisinage</title>
		<link>http://archet.net/2009/05/23/lentraide-est-le-lubrifiant-des-relations-de-bon-voisinage/</link>
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		<pubDate>Sat, 23 May 2009 08:12:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Lubrifiant]]></category>
		<category><![CDATA[Sodomie]]></category>

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		<description><![CDATA[— Un instant, j’arrive ! Jeanne D’Arc Bédard déposa son plumeau sur la table, rajusta sa coiffure argentée et marcha d’un pas rapide vers la porte. Elle déverrouilla les deux serrures et les trois loquets et ouvrit : c’était la fille de la voisine. — Noémie ! minauda-t-elle. Entre, ma chérie ! Jeanne d’Arc connaissait bien Pierrette, la maman [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">— Un instant, j’arrive !</p>
<p style="text-align:justify;">Jeanne D’Arc Bédard déposa son plumeau sur la table, rajusta sa coiffure argentée et marcha d’un pas rapide vers la porte. Elle déverrouilla les deux serrures et les trois loquets et ouvrit : c’était la fille de la voisine.</p>
<p style="text-align:justify;">— Noémie ! minauda-t-elle. Entre, ma chérie !</p>
<p style="text-align:justify;">Jeanne d’Arc connaissait bien Pierrette, la maman de Noémie. Depuis son mariage, elle avait tant souhaité avoir une fille… ce qu’elle eut, après sa cinquième grossesse. « Comme elle a grandi ! » pensa Jeanne d’Arc en contemplant la mignonne et innocente fillette de treize ans qui se tenait devant elle, sur le pas de sa porte, les mains derrière le dos et la mine espiègle, avec ses boucles blondes, son chemisier blanc, sa jupe écossaise et son tablier rose.</p>
<p style="text-align:justify;">— Bon après-midi M’dame Bédard, dit la gamine en souriant gentiment. J’pourrais vous emprunter un bâtonnet de beurre ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Mais bien sûr, chérie ! répondit la ménagère et lui indiquant du doigt le chemin de la cuisine. Tes parents sont déjà rentrés ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Non, madame. Grand-m’man va seulement avoir son congé de l’hôpital mercredi prochain, alors ils vont lui tenir compagnie encore trois jours. En attendant, je fais l’ménage pour que tout soit propre lorsque maman va revenir. Hier, j’ai passé le balai et j’ai récuré le bidet… et ce matin, j’ai brossé les tapis et battu les chiens.</p>
<p style="text-align:justify;">— Voilà qui est tout à fait charmant ! Quelle grande fille tu fais ! Et tes frères, comment vont-ils ? Ils doivent vraiment être contents d’avoir une sœur aussi sage…</p>
<p style="text-align:justify;">— Oh, j’espère bien ! C’est rudement gentil à eux de s’occuper de moi… c’est une grosse responsabilité, pour eux, vous savez.</p>
<p style="text-align:justify;">Jeanne d’Arc fouilla dans le frigo, trouva le beurre et le tendit à Noémie.</p>
<p style="text-align:justify;">— Voilà, ma grande. Tu es si mature, pour ton âge… le beurre, c’est pour préparer tes délicieux sablés pour tes frères ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Merci m’dame Bédard, dit Noémie en offrant à la vieille dame un sourire radieux et angélique. Non, c’est pas pour les biscuits — je les ai cuits avant le déjeuner et c’est pour ça que j’ai plus de beurre. J’en aurais bien acheté avec l’argent que maman m’a laissé, mais Martin Poirier s’est pointé à la maison avec une caisse de bière pour regarder le match à la télé avec mes frères et ils sont maintenant tous trop saouls pour conduire jusqu’au supermarché.</p>
<p style="text-align:justify;">— Oh la la, comme c’est vilain. Tes frères sont bien chanceux d’avoir une petite sœur aussi sérieuse et dévouée que toi, qui est prête à tout pour prendre soin d’eux par dessus le marché. Tu es donc venue emprunter du beurre pour leur préparer une petite gâterie, n’est-ce pas ?</p>
<p style="text-align:justify;">— Oh oui, madame, répondit, tout sourire, la fillette. C’est qu’voyez-vous,il ne reste plus de KY et les garçons veulent vraiment beaucoup beaucoup m’enculer !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Une histoire XXX</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Feb 2009 04:07:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dialogues vénériens]]></category>
		<category><![CDATA[Gay]]></category>
		<category><![CDATA[Massage]]></category>
		<category><![CDATA[Morpion]]></category>
		<category><![CDATA[Sodomie]]></category>
		<category><![CDATA[Tic-tac-toe]]></category>

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		<description><![CDATA[Elle huila généreusement ses mains, les frotta puis les posa sur les épaules de son client. — Oh la la, mais qu’est-ce que tu peux être tendu, Éric! Tes muscles sont noués comme de la corde de navire… — Marilou, je deviens fou… soupira-t-il. — Tu vois toujours ces deux mecs? demanda-t-elle en lui frottant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elle huila généreusement ses mains, les frotta puis les posa sur les épaules de son client.</p>
<p>— Oh la la, mais qu’est-ce que tu peux être tendu, Éric! Tes muscles sont noués comme de la corde de navire…</p>
<p>— Marilou, je deviens fou… soupira-t-il.</p>
<p>— Tu vois toujours ces deux mecs? demanda-t-elle en lui frottant le dos.</p>
<p>— Ouais… je culpabilise à mort. Mais je les aime tous les deux.</p>
<p>— Et aucun d’eux ne connaît l’existence de l’autre?</p>
<p>— Jamais de la vie! Ça leur briserait le cœur, c’est certain.</p>
<p>— Hum… grogna-t-elle d’approbation.</p>
<p>— Ils sont si semblables. Ils ont la même taille, les mêmes cheveux, ils ont les mêmes goûts, surtout quand vient le temps de…</p>
<p>— De…?</p>
<p>— De… tu-sais-quoi. Iils ne me prennent qu’en levrette… et après, ils aiment tous deux… jouer avec mon cul, dit-il en riant nerveusement.</p>
<p>— Vraiment?</p>
<p>— Je te jure. Je n’ai jamais rencontré de tels amateurs de fesses… on dirait qu’ils n’arrivent pas à les laisser tranquilles!</p>
<p>— Je vois… parlant de tes fesses, chéri…</p>
<p>— Quoi?</p>
<p>— Quelqu’un les utilise pour jouer à tic-tac-toe.</p>
<p>— Hein?</p>
<p>— Une partie par miche. Celle de gauche a trois «X» en diagonale. Qui a gagné, tu crois? demanda la masseuse en pouffant.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Huff, puff and blow me</title>
		<link>http://archet.net/2009/02/09/huff-puff-and-blow-me/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Feb 2009 03:18:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Cochon]]></category>
		<category><![CDATA[Gay]]></category>
		<category><![CDATA[Sodomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce soir, en lisant un conte à Lou, je ne faisais que penser à «l’étroit petit cochon». Je crois qu’il est grand temps que je cesse d’écrire des récits gay…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce soir, en lisant un conte à Lou, je ne faisais que penser à «l’étroit petit cochon». Je crois qu’il est grand temps que je cesse d’écrire des récits gay…</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Placement</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Jan 2009 13:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dialogues vénériens]]></category>
		<category><![CDATA[Fellation]]></category>
		<category><![CDATA[Gay]]></category>
		<category><![CDATA[Publicité]]></category>
		<category><![CDATA[Sodomie]]></category>

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		<description><![CDATA[— Oh… oui… — Je t’avais dit que je ferais un grand garçon de toi. — Hum… et moi… Je n’aurais jamais cru que j’aimerais autant me faire sucer par un mec. Encore moins par un coéquipier, dans le vestiaire, après un match… — Tu n’as encore rien vu, joli cœur. Viens prendre par en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>— Oh… oui…</p>
<p>— Je t’avais dit que je ferais un grand garçon de toi.</p>
<p>— Hum… et moi… Je n’aurais jamais cru que j’aimerais autant me faire sucer par un mec. Encore moins par un coéquipier, dans le vestiaire, après un match…</p>
<p>— Tu n’as encore rien vu, joli cœur. Viens prendre par en arrière le corps de ton quart-arrière.</p>
<p>— Je n’osais pas le demander.</p>
<p>— Attends, je vais me placer comme ça… Oh! Oui! Enfonce bien ta langue… Salaud! Tu sais t’y prendre…</p>
<p>— Je t’ai mis de la bave jusqu’aux couilles. Ça te fait bander, mon cochon.</p>
<p>— Tu vois comme je m’ouvre? Allez, viens, prends-moi, je suis prêt.</p>
<p>— Oh… je…</p>
<p>— Ouf! Doucement… je… Oui!</p>
<p>— C’est si… hum… serré… je…</p>
<p>— Oui! Oui!</p>
<p>— Je crois que je vais… Oh!</p>
<p>— Vas-y! Vas-y! Viens!</p>
<p>—  Ahh! Ahh! AAAAAHHHHRRRGG!</p>
<p>— Oh oui.</p>
<p>— Ooooh.</p>
<p>— Je comprends maintenant pourquoi ils t’on choisi comme botteur de précision. Alors, c’était bon?</p>
<p>— Très, même.</p>
<p>— Tu as aimé m’enculer, espèce de vicieux?</p>
<p>— J’ai adoré t’enculer, espèce de pervers.</p>
<p>— Tu crois que c’était pervers? Attends, je connais un truc qui va te renverser cul par-dessus tête.</p>
<p>— Qu’est-ce que c’est? Tu veux que je te bourre encore le fion?</p>
<p>— Je veux que tu le bourres comme jamais il n’a été bourré.</p>
<p>— Tu veux que je le bourre à le faire éclater?</p>
<p>— Oui! Et je veux que tu le fasses avec ça!</p>
<p>— Avec… ça?</p>
<p>— Ouais! Je veux que tu m’encules jusqu’à ce que je tremble de plaisir!</p>
<p>— Mais… c’est une boîte de délicieux macaronis au fromage Kraft<sup>®</sup>, si utiles lorsque la fringale nous prend et que le temps nous manque!</p>
<p>— Oh oui! Pour moi, c’est Kraft Dinner™ ou rien!</p>
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		<title>Comptines pour se faire sauter à la corde</title>
		<link>http://archet.net/2008/12/19/saut-a-la-corde/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Dec 2008 19:25:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comptines]]></category>
		<category><![CDATA[Bestialité]]></category>
		<category><![CDATA[Masturbation]]></category>
		<category><![CDATA[Sodomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Crème glacée, limonade sucrée, À qui pensez-vous quand vous vous branlez? Vole, vole, vole que je t’aime, Viens ici ma chère Annie. Ma langue glisse dans ton oreille, Un doigt chatouille ton mimi: Ah oui! (il faut sortir) Youpi! Pas hier soir, mais le soir d’avant, Quarante violeurs sont venus cogner à ma porte Et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Crème glacée, limonade sucrée,<br />
À qui pensez-vous quand vous vous branlez?</p>
<p>Vole, vole, vole que je t’aime,<br />
Viens ici ma chère Annie.<br />
Ma langue glisse dans ton oreille,<br />
Un doigt chatouille ton mimi:<br />
Ah oui! <em>(il faut sortir)</em> Youpi!</p>
<p>Pas hier soir, mais le soir d’avant,<br />
Quarante violeurs sont venus cogner à ma porte<br />
Et voici le message qu’ils ont laissé:<br />
Madame, tournez-vous de bord, <em>(ter)</em><br />
Madame, touchez à terre, <em>(ter)</em><br />
Madame, relevez votre croupe, <em>(ter)</em><br />
Madame, présentez votre rosette, <em>(ter — en sortant de la corde)</em></p>
<p>Je veux manger une gourgandine,<br />
Je veux manger une traînée,<br />
Le minou<br />
Le bouton<br />
Le p’tit trou<br />
Et aussi les gros lolos<br />
Qu’il faut téter comme il faut<br />
<em>(il faut sortir)</em></p>
<p>À la ferme de Bruno,<br />
Je me fais prendre par derrière<br />
Par toutes sortes d’animaux,<br />
Y’en a des p’tits, y’en a des gros,<br />
Mais celui que je préfère,<br />
C’est…<br />
<em>(Une catin entre en nommant un animal et saute quatre fois en<br />
l’imitant. À chaque saut, toutes les autres en imitent le son.<br />
La débauchée sort, on reprend le refrain et une autre entre avec un<br />
nouvel animal…)</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>La mère Angot</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Nov 2008 06:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comptines]]></category>
		<category><![CDATA[Sodomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Madame Angot est en colèreCar elle s’est fait prendre par derrièreEt son mari est bien penaudDe pas l’avoir mise comme fautVive la mère Angot!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Madame Angot est en colère<br />Car elle s’est fait prendre par derrière<br />Et son mari est bien penaud<br />De pas l’avoir mise comme faut<br />Vive la mère Angot!</p>
]]></content:encoded>
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