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	<title>Lubricités &#187; Mort</title>
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	<description>Les cahiers d&#039;Anne Archet</description>
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		<title>Clivia</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Oct 2011 18:41:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Masochisme]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand je lui demandai l’origine de son étrange prénom, elle me répondit : «C’est une fleur vénéneuse. On peut dire qu’au moins une fois dans leur vie, mes parents ont vu juste.» Elle avait neuf ans lorsqu’elle rencontra la mort, dans toute sa tragique nudité. Ce fut pour elle une sorte d’épiphanie, car l’horreur qu’elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Quand je lui demandai l’origine de son étrange prénom, elle me répondit : «C’est une fleur vénéneuse. On peut dire qu’au moins une fois dans leur vie, mes parents ont vu juste.»</p>
<p style="text-align: justify;">Elle avait neuf ans lorsqu’elle rencontra la mort, dans toute sa tragique nudité. Ce fut pour elle une sorte d’épiphanie, car l’horreur qu’elle ressentit à ce moment était mêlée d’une curiosité obscure, troublante. Clivia était ce jour-là assise sur la banquette arrière quand la voiture familiale passa tout près d’un cerf qui gisait, inerte sur la voie de service de la route, les yeux noirs comme le néant. À la vue de l’animal qui semblait assoupi sur l’asphalte, elle ressentit une douleur sourde au cœur, comme si on l’eut frappée à la poitrine, ainsi qu’une excitation qui lui fit confusément comprendre que son enfance venait de s’achever, qu’elle entrait dans un monde étrange et hostile qui n’avait à offrir pour seule consolation que la perspective de l’extinction définitive, ce sommeil fascinant qu’elle avait entrevu dans l’œil de l’animal.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques années plus tard, Clivia se souvint du cadavre du cerf lorsque Hubert, son petit ami du moment, prit sa virginité à la hâte, sans imagination ni délicatesse. « C’est sûrement ce que le cerf a dû ressentir, au dernier moment » se dit-elle, plongée dans un état d’engourdissement, comme séparée de son corps. À peine deux jours après, ce salaud l’envoya paître en la traitant publiquement de « salope » et de « putain ». Ses camarades de classe s’empressèrent évidemment de répandre la rumeur, même si manifestement ces deux qualificatifs ne correspondaient guère à sa personnalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est qu’à vingt-cinq ans qu’un certain Samuel lui fit découvrir les plaisirs vif et acidulés du tailladage érotique, qui mêlent sang, sueur, sperme et orgasmes lancinants. Elle finit par l’épouser pour son intelligence affutée, sa « tendresse dans les moments les plus tranchants » et surtout ses yeux de cerf, noirs comme le néant — les yeux d’un compagnon de route vers l’abîme.</p>
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		<title>La grande danse macabre</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Sep 2011 02:20:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Hopital]]></category>
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		<description><![CDATA[Encore engourdie de sommeil, je pris d’abord conscience du bruit de la radio et de la lumière que j’avais laissée allumée avant de m’endormir sur le sofa. Quelques instant plus tard, je m’éveillai au contact de sa bouche contre la mienne, de son doigt glissant sous le coton de ma culotte. Simone ne dit rien. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Encore engourdie de sommeil, je pris d’abord conscience du bruit de la radio et de la lumière que j’avais laissée allumée avant de m’endormir sur le sofa. Quelques instant plus tard, je m’éveillai au contact de sa bouche contre la mienne, de son doigt glissant sous le coton de ma culotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Simone ne dit rien. Pourquoi l’aurait-elle fait? Elle savait que je savais. À sa seule façon de me toucher, je savais que quelqu’un venait de mourir.</p>
<p style="text-align: justify;">La mort. Elle en avait été si souvent le témoin. Parfois sanglante, hurlante et obscène dans la salle d’urgence. Parfois discrète et douce, presque inaperçue au chevet d’un enfant. «Ce n’est pas tant le spectacle de la mort que la confrontation avec ma propre finitude qui me bouleverse» me dit-elle un jour, alors qu’un patient venait quelques heures à peine de mourir dans ses bras. Et chaque fois qu’au retour de l’hôpital elle me fit l’amour, sur le champ, sans me saluer ni même m’adresser une seule parole, je sus que je recevais l’étreinte de l’ange de la mort. En ces occasions, elle n’avait que faire de son propre plaisir. Sa bouche contre mon sexe, elle me buvait, frénétiquement, interminablement, n’arrêtant qu’au moment le plus extrême de son propre épuisement, me laissant pantelante, vidée de plaisir, dépourvue de la force et de la volonté même de respirer.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce soir-là, il n’y eut aucune séduction, aucun baiser volé dans le cou, seulement son désir de ma peau, douce, chaude, sans âge. Seulement ses doigts, s’agitant en moi comme à la recherche de mon pouls, me fouillant jusqu’au centre de mon être. Seulement sa bouche sur mon sein me tuant et me ressuscitant encore et encore, jusqu’à ce que l’air me manque, jusqu’à ce mon cœur vienne caresser ses lèvres.</p>
<p style="text-align: justify;">Ayant accompli ce qui devait être accompli, Simone se laissa glisser par terre, agenouillée entre mes cuisses.</p>
<p style="text-align: justify;">— Tu as un poil blanc, me dit-elle soudainement.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle fronçait les sourcils, comme si elle inspectait une blessure inusitée.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette position si vulnérable, ayant à peine repris mes sens, je fus incapable de trouver une répartie convaincante.</p>
<p style="text-align: justify;">— Non… il est blond, c’est tout… murmurai-je, en regrettant amèrement de n’avoir pas éteint la lampe avant de m’endormir.</p>
<p style="text-align: justify;">— Toi, blonde? Voyons donc… répondit-elle sur un ton dubitatif. Pas de doute, il est bel et bien blanc. Tiens, en voilà un autre. Ici aussi …</p>
<p style="text-align: justify;">Elle se mit en chasse, écartant mes cuisses de ses deux mains. Je sentais son souffle familier contre ma peau, mais ses doigts étaient devenus froids, inquisiteurs, cliniques. Je restai donc ainsi, couchée sur le dos, regardant fixement les tuiles du plafond, pendant que Simone me manipulait avec un soin quasi archéologique, comme un artefact fragile et immémorial.</p>
<p style="text-align: justify;">Je l’entendis même doucement compter alors que mon immortalité lentement s’évaporait.</p>
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		<title>Épigramme vingt-et-unième</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 07:16:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Epigrammes]]></category>
		<category><![CDATA[Hopital]]></category>
		<category><![CDATA[Maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>

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		<description><![CDATA[Annie, s’emmerdant toute seule dans le lit De l’hôpital où elle était à l’agonie Invita patients, moribonds et éclopés À tomber leur jaquette et venir la baiser. Tous coururent profiter de cette chance Ce qui désengorgea la salle d’urgence.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Annie, s’emmerdant toute seule dans le lit<br />
De l’hôpital où elle était à l’agonie<br />
Invita patients, moribonds et éclopés<br />
À tomber leur jaquette et venir la baiser.<br />
Tous coururent profiter de cette chance<br />
Ce qui désengorgea la salle d’urgence.</p>
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		<title>Mauvais placement</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Mar 2007 04:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>

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		<description><![CDATA[Discuté longuement au téléphone avec un quidam qui voulait me vendre de l’assurance vie. Son baratin était plutôt convaincant, sauf sur un point: qu’est-ce qui me prouve que je vais vraiment mourir?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Discuté longuement au téléphone avec un quidam qui voulait me vendre de l’assurance vie. Son baratin était plutôt convaincant, sauf sur un point: qu’est-ce qui me prouve que je vais vraiment mourir?</p>
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		<title>Flagrant dans le lit</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Mar 2007 05:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsque j’ouvris les yeux, elle se relevait d’entre mes cuisses en s’essuyant la bouche du revers de la main. — Je voulais simplement te regarder dormir, me dit-elle. Tu n’es pas morte, n’est-ce pas?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque j’ouvris les yeux, elle se relevait d’entre mes cuisses en s’essuyant la bouche du revers de la main.</p>
<p>— Je voulais simplement te regarder dormir, me dit-elle. Tu n’es pas morte, n’est-ce pas?</p>
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		<title>I’m a spy in the house of love</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Feb 2007 05:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Connaître son lectorat est d’une importance cruciale pour toute blogueuse qui se respecte. Or, je sais quelque chose sur vous, sur chacun d’entre vous — quelque chose d&#8217;important, d’intime, de très personnel: Vous allez mourir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Connaître son lectorat est d’une importance cruciale pour toute blogueuse qui se respecte. Or, je sais quelque chose sur vous, sur chacun d’entre vous — quelque chose d&#8217;important, d’intime, de très personnel:</p>
<p>Vous allez mourir.</p>
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		<title>Camarade camarde</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Feb 2007 05:34:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je me demande si la loi sur le harcèlement psychologique me permettrait de déposer une plainte contre la mort…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je me demande si la loi sur le harcèlement psychologique me permettrait de déposer une plainte contre la mort…</p>
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		<title>Vision</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Jan 2007 07:21:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En plein milieu de la nuit, étendue dans mon lit à côté de moi un corps, une momie décharnée, sèche et poussiéreuse, jaunâtre, affublée de sous-vêtements affriolants. Il m’a fallu deux heures de terreur glaçée pour m’en défaire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En plein milieu de la nuit, étendue dans mon lit à côté de moi un corps, une momie décharnée, sèche et poussiéreuse, jaunâtre, affublée de sous-vêtements affriolants. Il m’a fallu deux heures de terreur glaçée pour m’en défaire.</p>
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