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	<title>Lubricités &#187; Masturbation</title>
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	<description>Les cahiers d&#039;Anne Archet</description>
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		<title>Article 163.1(2)</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Nov 2011 01:05:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Adolescentes]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunes]]></category>
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		<description><![CDATA[L’été de mes treize ans, ma meilleure copine m’a appris à me masturber. Chaque jour, j’allais la rejoindre chez elle à vélo. Elle habitait une grande maison aux allures victoriennes, avec une cour bordée d’arbres immenses et une magnifique piscine. Nous étions jeunes et heureuses, ivres du sentiment de liberté que nous procurait l’absence des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’été de mes treize ans, ma meilleure copine m’a appris à me masturber.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque jour, j’allais la rejoindre chez elle à vélo. Elle habitait une grande maison aux allures victoriennes, avec une cour bordée d’arbres immenses et une magnifique piscine. Nous étions jeunes et heureuses, ivres du sentiment de liberté que nous procurait l’absence des adultes, partis au travail ou au chalet le week-end en nous laissant pour la première fois toutes seules.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle et moi étions complètement opposées, mais magnifiquement complémentaires. Elle était grande, blonde, avait une peau de lait et des yeux aussi bleus d’un ciel glacial d’hiver. J’étais petite, j’avais la peau ambrée, les cheveux noirs et raides comme le crin et je me trouvais irrémédiablement moche, avec la conviction que seules les gamines de treize ans peuvent avoir. Nous avions toutefois en commun des jambes de sauterelle et de petits monticules appelés à devenir éventuellement des seins.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr, j’avais déjà chipé des livres peu recommandables que ma mère avait irresponsablement laissés traîné dans sa bibliothèque et dont la lecture éveillait en moi des sentiments troubles — sentiments que je ne comprenais guère et dont je ne savais trop que faire. Bien sûr, j’avais déjà flirté avec quelques garçons, déjà embrassé une fille avec la langue, mais il me restait encore pas mal de pièces du puzzle à assembler.</p>
<p style="text-align: justify;">Jusqu’à cette nuit-là, dans la piscine.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous étions restées dans l’eau depuis la matinée, tant la journée était torride, ne nous résignant à sortir que lorsque la faim nous tordait trop l’estomac. Après le souper, alors que le soleil se couchait et plongeait la cour dans la noirceur, nous nous laissions paresseusement flotter dans la partie peu profonde de la piscine en caquetant, en gloussant et en échangeant des petits secrets ridicules.</p>
<p style="text-align: justify;">— Est-ce que tu te masturbes? me demanda-t-elle en chuchotant.</p>
<p style="text-align: justify;">— Qu’est-ce que tu veux dire? lui répondis-je, interloquée.</p>
<p style="text-align: justify;">J’avais déjà entendu le mot — je crois même que je l’avais déjà lu dans un livre — et je savais que ça avait un lien avec le fait de se toucher, mais dans ma naïveté, je n’avais pas trop saisi comment. Tout ce que je savais, c’est que d’y penser faisait battre mon cœur un peu plus fort.</p>
<p style="text-align: justify;">— Je veux dire… est-ce que tu te caresses ?</p>
<p style="text-align: justify;">J’étais vachement contente que la nuit naissance cache le rouge qui teintait mon visage.</p>
<p style="text-align: justify;">— Ben… non.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle se mit à rire.</p>
<p style="text-align: justify;">— Je parie que tu en as quand même envie, hein? En tout cas, moi, je le fais tout le temps.</p>
<p style="text-align: justify;">Je n’en croyais pas mes oreilles. Mes autres copines ne parlaient jamais de ce genre de choses.</p>
<p style="text-align: justify;">— Dans ce cas, montre-moi! lui dis-je sur un ton de défi, en espérant que cela mette fin à la conversation.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle se contenta de sourire et m’amena jusqu’à une des sorties d’eau sur l’autre côté de la piscine. Elle s’empara de ma main et la plaça contre le jet.</p>
<p style="text-align: justify;">— Tu sens comme c’est agréable? me dit-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">J’acquiesçai d’un hochement de tête.</p>
<p style="text-align: justify;">— Maintenant, regarde-moi bien.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle sortit de l’eau juste assez pour placer son ventre contre le bord de la piscine et écarta ses jambes filiformes de manière à ce que le jet frappe directement sa vulve. Je la regardai faire, fascinée.</p>
<p style="text-align: justify;">— Il faut trouver le bon angle… pour que ça soit vraiment bon.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle ferma les yeux et se mit à soupirer et à geindre faiblement. Je m’approchai et lui demandai :</p>
<p style="text-align: justify;">— Comment c’est?</p>
<p style="text-align: justify;">— Essaie, tu verras.</p>
<p style="text-align: justify;">Voyant qu’elle ne me cédait pas la place, je nageai jusqu’à l’autre côté de la piscine vers la seconde sortie d’eau, avec au ventre une drôle de sensation, faite d’excitation et de fébrilité. J’imitai ma copine et m’installai dans la même position qu’elle. Les sensations furent immédiates, inusitées et délicieuses. Je fus frappée de plein fouet par l’orgasme avant même que j’eusse le temps de reprendre mon souffle. À peine eus-je le temps de comprendre ce qui m’arrivait que je jouis une seconde fois, puis une troisième.</p>
<p style="text-align: justify;">Évidemment, mon pauvre petit minou était bien trop tendre et inexpérimenté pour subir longtemps la pression continuelle de l’eau, si bien que je me laissai glisser dans la piscine. Je me retournai et laissai le jet masser mon dos et mon cou en tentant de comprendre ce qui m’était arrivé.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous les week-ends qui suivirent et jusqu’à la rentrée, nous continuâmes ce rituel de masturbation aquatique du soir dans la piscine. Saoulées de plaisir et épuisées d’avoir tant joui, nous nous endormions chaque samedi dans le même lit, enlacées, cheveux noirs et cheveux blonds entremêlés.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://archet.net/wordpress/wp-content/uploads/flourish.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2674" title="* * *" src="http://archet.net/wordpress/wp-content/uploads/flourish.jpg" alt="" width="103" height="42" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous étions innocentes et nous ne faisions de mal à personne. Mais aujourd’hui, plus de vingt ans plus tard, les lois canadiennes font de vous et moi des criminels — moi pour vous l’avoir raconté et vous pour l’avoir lu.</p>
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		<title>Lexicophilie</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Aug 2011 13:09:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Locution]]></category>
		<category><![CDATA[Masturbation]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand j’étais petite, je croyais que l’expression «faire son devoir conjugal» signifiait d’écrire des verbes dans un cahier à la demande de sa maîtresse. Maintenant que je suis grande, je sais que ça veut dire se branler en lisant le Bescherelle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand j’étais petite, je croyais que l’expression «faire son devoir conjugal» signifiait d’écrire des verbes dans un cahier à la demande de sa maîtresse. Maintenant que je suis grande, je sais que ça veut dire se branler en lisant le<em> Bescherelle</em>.</p>
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		<title>Vente sous pression</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Aug 2011 01:39:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Bas]]></category>
		<category><![CDATA[Lingerie]]></category>
		<category><![CDATA[Masturbation]]></category>
		<category><![CDATA[Sperme]]></category>

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		<description><![CDATA[À la boutique de lingerie, je trouvai une paire de bas noirs tout ce qui a de plus sexy. Mais comme je suis une consommatrice avisée, j’allai voir la vendeuse pour m’assurer de ne pas me faire un fourrer avec des bas qui se niquent dès la première baise. — Pardonnez-moi, madame… j’aimerais savoir si [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À la boutique de lingerie, je trouvai une paire de bas noirs tout ce qui a de plus sexy. Mais comme je suis une consommatrice avisée, j’allai voir la vendeuse pour m’assurer de ne pas me faire un fourrer avec des bas qui se niquent dès la première baise.</p>
<p style="text-align: justify;">— Pardonnez-moi, madame… j’aimerais savoir si le sperme peut tacher ce tissu.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle jaugea le vêtement d’un œil avisé, puis me répondit :</p>
<p style="text-align: justify;">— Pas du tout. Ces bas résistent à toutes les taches; le foutre ne fait que glisser, comme de l’eau sur le dos d’un canard.</p>
<p style="text-align: justify;">— Ah oui? Ça me semble difficile à croire…</p>
<p style="text-align: justify;">— Je peux vous faire une démonstration, si vous le souhaitez.</p>
<p style="text-align: justify;">— Je vous en prie, faites, faites…</p>
<p style="text-align: justify;">— Patrick! Amène ton cul ici sur le champ! J’ai besoin de toi pour une cliente! cria la vendeuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Un commis rondouillard sortit de l’arrière-boutique en maugréant. J’eus l’impression que nous le dérangions en pleine pause branlette syndicale, à en juger par la bosse qui déformait sa salopette.</p>
<p style="text-align: justify;">— Vous allez voir, c’est presque miraculeux, me dit-elle en débraguettant le zigoto.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle en extirpa une bite longue et épaisse autour de laquelle elle enroula le bas. Elle se mit ensuite à le branler à toute vitesse, tout en poursuivant nonchalamment sa discussion avec moi.</p>
<p style="text-align: justify;">— Si c’était de la soie, ou même du nylon, il y a longtemps que le bas aurait filé, voire même déchiré. Mais il s’agit ici de microfibres spéciales développées par la NASA qu’on a traitées à l’acide perfluorobutanesulfonique. Croyez-moi, c’est tout simplement impossible de les abimer ou de les tacher…</p>
<p style="text-align: justify;">Après à peine une minute de ce traitement, Patrick le commis se mit à respirer bruyamment,  grogna, puis éjacula à longs traits sur le bas.</p>
<p style="text-align: justify;">— Vous voyez comme le sperme perle sur le tissu? Si je plie le bas ainsi, je peux tout ramasser en une seule petite flaque… il ne reste ensuite à verser le tout à l’endroit de son choix et on se retrouve avec des bas impeccables — c’est l’idéal pour le bureau ou les sorties en ville.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle défit les deux premiers boutons de son chemisier et versa le foutre sur ses seins.</p>
<p style="text-align: justify;">— Vous pouvez vérifier par vous-même, si vous le voulez, me dit-elle en me faisant un clin d’œil.</p>
<p style="text-align: justify;">J’inspectai le bas et vis qu’elle avait raison : je ne trouvai pas la moindre trace d’humidité. Quant au commis, il s’affairait à nettoyer de la langue le corsage de sa patronne.</p>
<p style="text-align: justify;">— Dites-moi… Vous faites ce genre de démonstration avec toutes vos clientes?</p>
<p style="text-align: justify;">— Bien sûr que non, répondit-elle d’un ton sec. Vous êtes ici dans un commerce honnête, pas dans un lupanar.</p>
<p style="text-align: justify;">— Elle ment, ajouta Patrick en sortant pour la première fois de son mutisme.</p>
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		<title>Une journée dans la vie d&#8217;une cyber-salope</title>
		<link>http://archet.net/2011/05/26/une-journee-dans-la-vie-dune-cyber-salope/</link>
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		<pubDate>Fri, 27 May 2011 00:25:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Masturbation]]></category>
		<category><![CDATA[Solitude]]></category>

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		<description><![CDATA[6h30 Je me réveille au son strident de l’alarme de mon portable, la seule qui arrive à m’extirper des limbes après une nuit de baise. Machinalement, je me retourne, tends le bras de l’autre côté du lit et me surprends pendant deux secondes à n’y trouver personne. Les yeux encore englués de sommeil, j’ouvre le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>6h30</em></p>
<p style="text-align: justify;">Je me réveille au son strident de l’alarme de mon portable, la seule qui arrive à m’extirper des limbes après une nuit de baise. Machinalement, je me retourne, tends le bras de l’autre côté du lit et me surprends pendant deux secondes à n’y trouver personne. Les yeux encore englués de sommeil, j’ouvre le tiroir de la table de nuit et fouille à l’aveuglette pour attraper mon petit vibromasseur. J’ai besoin de jouir, là, tout de suite, c’est l’effet qu’a toujours sur moi un lit vide. Heureusement, les piles ne sont pas mortes — enfin, pas tout à fait. Je le règle à la bonne vitesse et je le glisse juste au bon endroit, bien appuyé juste à droite de mon clitoris, puis je savoure la douce vibration. Mmm. Je vais l’enfoncer tout doucement, tiens. Je suis mouillée, comme la plupart des matins où je devrais être tôt au bureau. On dirait que c’est un mécanisme de défense, une façon que mon corps a trouvée pour me retenir au lit le plus longtemps possible. Pourquoi Laurent n’est pas là? En fait, je sais pourquoi il n’est pas là et qu’il n’y sera jamais. Un écran d’ordinateur ne garde pas un lit au chaud. Mmm, c’est bon, juste là… je… oh!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>7h12</em></p>
<p style="text-align: justify;">La douche. Comment commencer la journée autrement? Je laisse couler l’eau sur mon corps pendant plusieurs minutes, pour savourer sa chaleur enveloppante. Puis, je me savonne abondamment, en m’attardant sur ma poitrine… Ouf! Mes mamelons sont tout durs… Je pense à Pierre… Rien à faire, je suis toujours aussi excitée. Fuck. Le savon mousse sur mes seins. Je me demande si Pierre est dans sa douche, lui aussi, en ce moment… s’il se branle en pensant à moi… Je suis envahie de visions de sa queue bien dure et savonneuse alors que le pain glisse sur mon ventre. Rien à faire, il faut que je me branle encore. Je lève une jambe, je pose le pied contre le bord de la cabine, puis dirige le jet de la pomme contre ma chatte. Oh! Mon Dieu! Je crois que je vais… Pierre! Est-ce que tu vas jouir, toi aussi? Je me pince un mamelon et imagine son menton râpeux contre mon sein. Oh! Oui! Je…</p>
<p style="text-align: justify;">Ouf. Il faut que j’en parle sur Twitter avant de sécher mes cheveux.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>8h20</em></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne suis pas sitôt arrivée au bureau que le patron me demande d’aller faire du café. Quel trou de cul! Ce serait matière à grief si j’étais syndiquée… En regardant le café passer, je me penche sur le comptoir et sens ma jupe relever, exactement comme l’autre soir, avec Robert, sur Skype. Je m’étais retourné et j’avais levé ma jupe et puis… coucou, pas de culotte. Il en bavait tellement de désir que je sentais presque son souffle contre ma nuque à travers la webcam. Je me suis passé un doigt dans la fente pour l’aguicher et lui, il me disait des horreurs délicieuses… de celles qui me font mouiller comme une traînée… et puis je me suis mise à… Merde, je suis en train de me frotter contre  la poignée du tiroir. Je me rajuste en vitesse et apporte à mon connard de boss son <em>double double</em>. Dès qu’il aura le dos tourné, j’en profiterai pour raconter sur mon blogue ce que j’ai fait ensuite avec Robert. Depuis le temps que mes lecteurs me réclament cette histoire…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>9h30</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il est 7h30 à Vancouver, Laurent devrait maintenant être debout. Et le patron qui vient de partir en réunion… à moins qu’il ne soit encore parti chez la poufiasse du centre-ville qu’il baise chaque mercredi. J’en ai rien à cirer, en autant que ça me laisse un peu de temps pour tchater. Voyons s’il est en ligne…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>sensu_elle:</em> Bon matin cheri</p>
<p style="text-align: justify;"><em>megastud04:</em> Nadine! kiss kiss kiss :-*</p>
<p style="text-align: justify;"><em>sensu_elle:</em> Je me suis branler 2 fois en pensant a toi ce matin :-P</p>
<p style="text-align: justify;"><em>megastud04:</em> Moi aussi mais juste 1 fois dans la douche. Tu étais trop HOT!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>sensu_elle:</em> raconte</p>
<p style="text-align: justify;"><em>megastud04:</em> Tu étais a genou et tu m’a sucé jusqu&#8217;à la moelle. Ensuite, tu m’as lavé le dos comme une gentille fille!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>sensu_elle:</em> LOL</p>
<p style="text-align: justify;"><em>sensu_elle:</em> Le patron est parti. Personne au bureau. Je m’emmerde. Appelle moi</p>
<p style="text-align: justify;"><em>megastud04:</em> Impossible. Roxanne est juste à côté :-(</p>
<p style="text-align: justify;"><em>sensu_elle:</em> Ce soir alors?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>megastud04:</em> Oui bonne idée. Kess tu portes en ce moment? Je parie que tu n’as pas de culotte…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>sensu_elle:</em> Nan, jamais de culotte. Je lève ma jupe pour te montrer… Bordel! J’ai le feu au cul! Tiens, je pourrais aller chercher un des bâtons de golf du boss dans son bureau et m’enfoncer le manche dans la chatte…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>megastud04:</em> :-o</p>
<p style="text-align: justify;"><em>sensu_elle:</em> Tu voudrais me voir faire un trou d’un coup? ;-)</p>
<p style="text-align: justify;"><em>megastud04:</em> Nadine, tu es incroyable Tu me raconteras ca plus tard je suis déjà en retard pour le boulot et grâce à toi je bande comme un taureau. À plus tard coquine! xxxx</p>
<p style="text-align: justify;"><em>13h00</em></p>
<p style="text-align: justify;">Une forte odeur d’eau de Cologne m’assaille — voilà le patron qui revient au bercail. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour masquer cette odeur de chatte bien ramonée, hein… tiens, je vais raconter ça sur Facebook, qu’on rigole un peu.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>14h10</em></p>
<p style="text-align: justify;">Je m’emmerde. Si au moins l’accès à <em>joueraveclefantasme.com</em> n’était pas bloqué, je pourrais répondre à mes messages… ou alors zieuter un peu les webcams…</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà le livreur d’UPS qui s’amène… tiens, c’est un petit nouveau. Un jeune mec dans la vingtaine, tout en muscles, belle gueule de mauvais garçon… et l’uniforme marron lui va à ravir. J’ai bien fait d’avoir attendu avant de remplir les formulaires d’envoi… Tu es célibataire, mon chou? Si tu ne l’es pas, ce n’est pas bien grave… tu peux quand même venir me prendre sur la Xerox, je vais m’asseoir sur la vitre, ça fera de chouettes photocopies…</p>
<p style="text-align: justify;">Sitôt qu’il est parti avec nos colis, je cours aux cabinets. Il y a des limites à rester assise à s’exciter de la sorte, il faut pouvoir se soulager de temps en temps. Je jouis, assise sur la cuvette, la tête contre la cloison, l’index et le majeur couverts de mouille gluante.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me lèche les doigts, je replace ma jupe et retourne d’un pas résigné écrire les foutues lettres qui devraient être terminées depuis hier.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>15h57</em></p>
<p style="text-align: justify;">Je suis prête à décamper depuis au moins vingt minutes. Arrgggh! Pourquoi est-ce si long? Je suis certaine que l’horloge sur le mur retarde. Fuck, mon ordinateur indique la même heure… mon téléphone aussi… et mon portable…  et mon iPod… Merde, il est bien 15h57… et… et… 58 ! Encore deux petites minutes! Come on… come on… come on…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>16h00</em></p>
<p style="text-align: justify;">Je referme la porte du bureau et lance au patron le doigt d’honneur que je retiens depuis ce matin. Faudra un jour que je trouve le courage de le lui faire en pleine face. J’espère que je ne manquerai pas le bus… j’ai tous ces courriels à répondre, surtout celui de Caroline qui veut m’offrir comme cadeau d’anniversaire à son Jules… j’ai la chatte en feu rien qu’à y penser. Je mouillerais ma culotte si j’en portais une… je vais devoir faire attention quand je vais m’asseoir. Quoique je pourrais prendre en photo la trace sur le siège et la poster sur Tumblr…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>17:10</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi faut-il qu’il y ait autant de bouchons dès qu’il se met à faire beau? J’ai les nerfs à vif, je suis en nage, je brûle. Mes vêtements volent dans tous les sens dès que j’entre dans l’appartement. J’entends ce vicelard de Tremblay ouvrir sa porte avant que je ne ferme la mienne, le cul à l’air. Il s’arrange toujours pour ne pas en perdre une miette, celui-là. Tant pis, ça m’excite toujours de jouer les allumeuses. Voyons qui m’a écrit… Quatre messages de Laurent, deux de Caroline, un de Pierre, deux de Robert. Je les déguste l’un après l’autre, le doigt dans la chatte. C’est la litanie habituelle qui me fait tant de bien : « Je veux te baiser en levrette » … « Viens me lécher les couilles » … « Donne-moi ton petit cul bien serré » … « Tu es si bandante » … « Je vais te lécher jusqu’à ce que tu hurles comme une chienne »… « Je vais t’envoyer ma purée dans la gorge »… Oui! C’est ça, baisez-moi, baisez-moi tous! Pincez mes seins, bourrez ma chatte, prenez-moi par-derrière, criez mon nom en éjaculant, faites-le pour moi, mes chéris. Faites-le ce soir, faites-le tout de suite, juste pour moi.</p>
<p style="text-align: justify;">Je glisse un doigt dans mon minou, puis deux, puis trois. Je me baise à défaut de me faire baiser, à grand coup de verge imaginaire, de bite absente. Je mouille, je pisse la cyprine et je jouis, je jouis encore, je jouis sans fin, le temps bascule dans une éternité frénétique et tremblante.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>20h18</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il faudrait bien que je me fasse quelque chose à manger. Il y a du jus et du sang sur ma chaise. Et un restant de choucroute dans le frigo. Je crois que je vais faire un peu de cam… où ai-je mis mon gode et mon bikini de latex?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>23:30</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le téléphone sonne, c’est Laurent. Roxane est sortie avec des copines.</p>
<p style="text-align: justify;">— Tu veux jouir avec moi, beauté? me susurre-t-il à l’oreille.</p>
<p style="text-align: justify;">— T’ai-je déjà dit non?</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne dis jamais non à un homme qui bande — du moins, jamais quand il est à bonne distance et que je suis hors de portée.</p>
<p style="text-align: justify;">— Oh fuck oui! Tu me baises comme un chef!</p>
<p style="text-align: justify;">J’attrape mon vibro, le gros, celui qui seul peut me propulser au paradis après une journée de frotte minou bien remplie.</p>
<p style="text-align: justify;">— Oui, chéri, je te suce, je lèche tes grosses couilles, je t’enfonce un doigt bien huilé dans le cul. Tu en veux deux? Tiens, en voilà trois! Je te veux, prends-moi.</p>
<p style="text-align: justify;">Je m’étire dans le lit, j’écarte bien les cuisses et je laisse la vibration faire son travail. Oh! Oh merde! Je vais jouir!</p>
<p style="text-align: justify;">— Oui! Oui! Oui! Viens! Jouis avec moi!</p>
<p style="text-align: justify;">— Bonne nuit Nadine, fais de beaux rêves, me dit-il avant de raccrocher.</p>
<p style="text-align: justify;">Je m’endors, nue, par-dessus mes couvertures. Seule. Demain est un autre jour — faudra pas que j’oublie d’en parler sur mon blogue.</p>
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		<title>Cinq doigts</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 00:45:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Délire]]></category>
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		<description><![CDATA[Ma chatte est bourrée de contradictions; elle adore se faire bourrer, sauf quand je suis bourrée. Pire : c’est la plupart du temps au travail que le désir la travaille, moi qui pourtant ne suis jamais plus heureuse que lorsque je suis oisive et désœuvrée. Ainsi, j’ai passé toute la matinée à réviser la traduction [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ma chatte est bourrée de contradictions; elle adore se faire bourrer, sauf quand je suis bourrée. Pire : c’est la plupart du temps au travail que le désir la travaille, moi qui pourtant ne suis jamais plus heureuse que lorsque je suis oisive et désœuvrée. Ainsi, j’ai passé toute la matinée à réviser la traduction d’un texte sibyllin sur la sanction en matière de pratiques anticoncurrentielles jusqu’à ce que les mots se mettent à danser devant mes yeux, jusqu’à ce que les « J » se mettent à embrocher les « c », jusqu’à ce que les « p » copulent de façon obscène avec les « u ». À midi, au bord du délire, je n’en pouvais plus, alors j’ai envoyé Midori au café pour prendre les choses en main.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle a les yeux verts et des cheveux d’encre de Chine, les hanches d’un garçon et des seins comme des clémentines. Elle est un peu plus vieille que moi. Elle transpire le désir et projette à la ronde les phéromones qui s’insinuent dans ma pauvre chair comme un millier de seringues hypodermiques. Elle est animale, musquée, bandante… et mon assistante. Je vous l’ai dit, ma chatte est bourrée de contradictions : je suis sûre que sous sa petite robe bleue, elle cache des sous-vêtements de cuir cloutés. Je suis sûre que derrière ce visage poli, souriant et timide, elle cache le faciès d’une harpie. Si je la laissais faire, elle ne se contenterait pas de faire des photocopies et de répondre au téléphone : elle me ferait mettre à genoux à coup de cravache pour que nous jouions au poney. Quand elle traverse mon esprit, c’est toujours le cul à l’air, le pubis glabre et luisant, la fente vermeille et la queue de cheval fouettant le bas de ses reins.</p>
<p style="text-align: justify;">Un doigt. Un doigt ne me dit pas grand-chose. Un doigt, c’est de l’aguiche. C’est de la phalange allumeuse. Ça ne fait que chatouiller. Midori me dit qu’elle m’aime plus que toute autre. Elle se blottit contre mon cou pendant que ce doigt caresse gentiment mes nymphes. Je me sens enflée comme une guenon japonaise à cul rouge en chaleur. Midori presse ses petits seins contre mon épaule et souffle à mon oreille. Elle me montre sa vulve — c’est une bite, une bite si longue qu’elle touche presque le sol.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux doigts. Deux doigts attirent mon attention, comme une promesse de quelque chose de plus consistant. Deux doigts peuvent se lover contre le pli spongieux au fond de moi, ils peuvent s’y appuyer et provoquer mon émoi. Midori m’empale sur ce crochet pendant que je roule des hanches, pendant que mon sexe bâille et bave d’espérance. Elle niche sa bite ophidienne dans mon cul tout en badigeonnant ses joues contre ma cramouille.</p>
<p style="text-align: justify;">Trois doigts. Trois doigts me font soupirer — non, hennir, puisque Midori est ma maîtresse et moi, sa monture. Trois doigts me font ardemment désirer le galop, les poignets attachés aux chevilles, le visage contre le parquet. Midori n’est pas gentille. Lorsqu’elle me demande si elle peut envoyer la facture aux clients, elle pense en réalité au manche de fouet qu’elle enfoncera dans mes orifices. Je sais qu’elle ne pense qu’à ça : je le vois à la bosse que sa bite chevaline fait dans son pantalon de latex.</p>
<p style="text-align: justify;">Quatre doigts. Quatre doigts me font penser que nous sommes sur la bonne voie. La voie vaginale s’entend. Quatre doigts m’étirent, me distendent, préparent le chemin pour sa queue, sa verge monumentale, télescopique. Elle le manipule, presse le gland, l’enfonce lentement jusqu’à ce que je sois verrouillée contre elle. Elle souffle, anhèle à mon oreille, me fouettant le dos et le cul de sa longue crinière. Quatre doigts attirent ma main vers mon clitoris tremblant qui le taquine jusqu’à ce que sa taille rivalise avec sa trique. Je pourrais ainsi la baiser à mon tour, m’enrouler autour d’elle et l’étouffer de mon amour.</p>
<p style="text-align: justify;">Cinq doigts. Midori se cabre, elle fouette l’air de ses mains de lotus en fleur. De ses dents et de ses ongles, elle trace des sillons ensanglantés dans ma chair. Cinq doigts labourent le ciel, me jettent dans une course folle vers le néant. J’ai mal, mais elle me dit que c’est ce que je veux, de sa voix sifflante et nasillarde qui fait écho dans ma tête et me répète qu’elle me possèdera, qu’elle occupera mon sang et ma chair, qu’elle se fera un nid dans le noyau de mes cellules et me fera mourir dans d’atroces jouissances.</p>
<p style="text-align: justify;">Un, deux, trois, quatre doigts et mon pouce plaqué contre la paume de ma main, le bras de Midori est indiscernable de sa bite ou de ma main, qui pousse, déchire jusqu’à ce que mon poignet disparaisse, jusqu’à ce que mon plaisir s’épanouisse comme une fleur, pistils et étamines butant contre ma matrice.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant un moment glacé d’effroi, je crains ne plus jamais pouvoir m’extraire de cette démence digitale, que je resterai, manchote, la chatte bourrée de contradictions, avant que Midori ne revienne avec notre goûter et qu’elle redevienne la douce et efficace assistante que je côtoie chaque jour.</p>
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		<title>Fontaine…</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 23:03:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Baiser]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Gode-ceinture]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Masturbation]]></category>
		<category><![CDATA[Séparation]]></category>
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		<description><![CDATA[« Je n’embrasserai jamais une femme » me dit-elle, un an avant que sa langue, alourdie par le drambuie, ne glisse entre mes lèvres et sur mes dents. « Je ne laisserai jamais une femme me caresser » me dit-elle, un an avant que je ne soupèse ses seins et pince ses mamelons sous son pull de laine. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« Je n’embrasserai jamais une femme » me dit-elle, un an avant que sa langue, alourdie par le drambuie, ne glisse entre mes lèvres et sur mes dents.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je ne laisserai jamais une femme me caresser » me dit-elle, un an avant que je ne soupèse ses seins et pince ses mamelons sous son pull de laine.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je ne toucherai jamais le sexe d’une femme » me dit-elle, un an avant qu’elle ne fasse voler ma culotte à travers sa chambre.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je ne laisserai jamais une femme poser sa langue sur moi » me dit-elle, un an avant qu’elle ne me laisse goûter les sucs salins qui enduisaient ses lèvres vénériennes.</p>
<p style="text-align: justify;">« D’accord, mais j’espère que tu ne t’attends pas à ce que je te rendes un jour la pareille » me dit-elle, un an avant que je ne caresse, entre mes cuisses, la cascade rousse et soyeuse de sa chevelure.</p>
<p style="text-align: justify;">« Mon cul ? Pas question qu’une femme y touche ! Ni un homme, d’ailleurs : c’est trop sale » me dit-elle, un an avant d’agiter des hanches en soupirant pour que mon pouce fouille plus profondément son fondement.</p>
<p style="text-align: justify;">« Range moi ce gode ceinture sur le champ. Je ne veux jamais plus entendre parler de ces trucs pervers de lesbienne dégénérée » me dit-elle, un an avant que je ne la besogne, le dos sanglant labouré par ses ongles fraîchement manucurés.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je ne cesserai jamais de t’aimer » me dit-elle, un an avant qu’elle ne parte avec la moitié des meubles de l’appartement.</p>
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		<title>Le serment du serrement</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Feb 2009 06:07:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
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		<description><![CDATA[Il savait que, lorsqu’il se masturbe, sa jouissance peut devenir beaucoup plus intense s’il serre fermement les muscles entre ses cuisses et s’empêche d&#8217;éjaculer pendant quelques secondes; le sperme est alors expulsé avec beaucoup plus de puissance et la force de l’orgasme est ainsi décuplée. Il ne le faisait toutefois jamais bien plus longtemps qu’une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il savait que, lorsqu’il se masturbe, sa jouissance peut devenir beaucoup plus intense s’il serre fermement les muscles entre ses cuisses et s’empêche d&#8217;éjaculer pendant quelques secondes; le sperme est alors expulsé avec beaucoup plus de puissance et la force de l’orgasme est ainsi décuplée. Il ne le faisait toutefois jamais bien plus longtemps qu’une seconde ou deux, impatient qu’il fût de plonger une fois de plus dans les délices exquis de la félicité vénérienne.</p>
<p>Or, il se résolut une nuit à tenir le plus longtemps possible, faisant le serment solennel qu’il contractera ces fameux muscles jusqu’à ce que son corps capitule. (Il prononçait souvent ce genre de promesses en les tenant avec d’autant plus de sérieux et d’obstination qu’il devait rendre des comptes au plus impitoyable des témoins — lui-même.) Il s’allongea donc sur son lit avec une serviette humide et plusieurs mouchoirs de papier. Tout en faisant défiler dans sa tête le cortège des fantasmes qui le mènent toujours sur le chemin du plaisir, il se mit à se toucher en se promettant de se retenir coûte que coûte.</p>
<p>Plus tard, lorsque les convulsions se calmèrent, qu’il réussit à refermer sa bouche et que le monde reprit forme autour de lui, il resta longuement étendu, inerte, son cœur battant la chamade, en se demandant s’il osera un jour refaire ce truc.</p>
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		<title>Représentations</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jan 2009 23:04:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Gay]]></category>
		<category><![CDATA[Masturbation]]></category>
		<category><![CDATA[Pénis]]></category>

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		<description><![CDATA[Louis se rendit chez Maxime pour voir s’il avait envie de faire quelque chose, une partie de handball, regarder la télé ou n’importe quoi. Il le trouva assis cul nu sur son lit, le dos contre le mur et les genoux bien écartés, en train de griffonner au fusain dans un carnet à croquis. ― [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Louis se rendit chez Maxime pour voir s’il avait envie de faire quelque chose, une partie de handball, regarder la télé ou n’importe quoi. Il le trouva assis cul nu sur son lit, le dos contre le mur et les genoux bien écartés, en train de griffonner au fusain dans un carnet à croquis.</p>
<p>― Qu’est-ce que tu fous? demanda Louis à Maxime en lorgnant le miroir à main posé devant lui, sur la douillette.</p>
<p>― Je dessine ma queue, répondit simplement son ami.</p>
<p>Louis s’étira le cou et constata qu’il ne mentait pas. Il s’agissait bel et bien d’une représentation plutôt habile de son sucre d’orge.</p>
<p>― Je ne savais pas que tu savais dessiner, commenta Louis.</p>
<p>― Moi non plus, marmonna Max.</p>
<p>― Et pourquoi est-ce que tu dessines ta queue, au juste?</p>
<p>― Sais pas. Isabelle a oublié son matériel ― faut dire qu’elle a foutu le camp drôlement vite hier soir, après avoir rencontré tu-sais-qui. Et ce matin, en me levant, je me suis dit que ce serait bien d’avoir un portrait du colosse.</p>
<p>― Quelle humilité! Je constate d’ailleurs qu’il grandit à vue d’œil, le colosse…</p>
<p>― Ouais, on dirait bien… répondit l’artiste en retournant à son croquis.</p>
<p>Louis s’assit sur le bord du lit et observa quelques minutes son pote crayonner. Son engin s’érigea lentement, jusqu’à ce qu’il fut pleinement bandé; il était long et épais, avec des veines saillantes et larges. Louis mordit nerveusement sa lèvre inférieure puis, après un moment d’hésitation, tendit le bras puis effleura le vît du bout des doigts.</p>
<p>― Faudrait surtout pas te gêner, hein… commenta Max sans lever les yeux de son carnet.</p>
<p>C’est pourtant ce qu’il avait toujours fait ― se gêner. Pourtant, Louis prit le braque au creux de sa main puis lentement l’enveloppa de ses doigts. Il était chaud et bien dur.</p>
<p>― Hum… oui, comme ça… parfait, soupira Max en déchirant la page de son carnet et en commençant un nouveau dessin de son dard, tenu cette fois-ci par la main de son ami.</p>
<p>Louis serra un peu la trique de ses doigts, puis imprima lentement de sa main des mouvements de va-et-vient. Max soupira et grogna, sans s’arrêter de dessiner. Dans la main de son ami, la bite était pulsante, rigide et vivante, comme un bâton sous une serviette chaude, comme un brandon s’échappant d’un incendie, comme une bête à l’affut, comme un os gorgé de moelle, comme un cierge incandescent.</p>
<p>Ou comme une bite.</p>
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		<title>Comptines pour se faire sauter à la corde</title>
		<link>http://archet.net/2008/12/19/saut-a-la-corde/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Dec 2008 19:25:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comptines]]></category>
		<category><![CDATA[Bestialité]]></category>
		<category><![CDATA[Masturbation]]></category>
		<category><![CDATA[Sodomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Crème glacée, limonade sucrée, À qui pensez-vous quand vous vous branlez? Vole, vole, vole que je t’aime, Viens ici ma chère Annie. Ma langue glisse dans ton oreille, Un doigt chatouille ton mimi: Ah oui! (il faut sortir) Youpi! Pas hier soir, mais le soir d’avant, Quarante violeurs sont venus cogner à ma porte Et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Crème glacée, limonade sucrée,<br />
À qui pensez-vous quand vous vous branlez?</p>
<p>Vole, vole, vole que je t’aime,<br />
Viens ici ma chère Annie.<br />
Ma langue glisse dans ton oreille,<br />
Un doigt chatouille ton mimi:<br />
Ah oui! <em>(il faut sortir)</em> Youpi!</p>
<p>Pas hier soir, mais le soir d’avant,<br />
Quarante violeurs sont venus cogner à ma porte<br />
Et voici le message qu’ils ont laissé:<br />
Madame, tournez-vous de bord, <em>(ter)</em><br />
Madame, touchez à terre, <em>(ter)</em><br />
Madame, relevez votre croupe, <em>(ter)</em><br />
Madame, présentez votre rosette, <em>(ter — en sortant de la corde)</em></p>
<p>Je veux manger une gourgandine,<br />
Je veux manger une traînée,<br />
Le minou<br />
Le bouton<br />
Le p’tit trou<br />
Et aussi les gros lolos<br />
Qu’il faut téter comme il faut<br />
<em>(il faut sortir)</em></p>
<p>À la ferme de Bruno,<br />
Je me fais prendre par derrière<br />
Par toutes sortes d’animaux,<br />
Y’en a des p’tits, y’en a des gros,<br />
Mais celui que je préfère,<br />
C’est…<br />
<em>(Une catin entre en nommant un animal et saute quatre fois en<br />
l’imitant. À chaque saut, toutes les autres en imitent le son.<br />
La débauchée sort, on reprend le refrain et une autre entre avec un<br />
nouvel animal…)</em></p>
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		<title>Marie-Madeleine</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Nov 2008 07:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comptines]]></category>
		<category><![CDATA[Masturbation]]></category>

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		<description><![CDATA[Marie-MadeleineVa-t-à la fontaineRincer son abricotSe l’essuie comme il fautMonte à sa chambretteJoue à branlette Joue un peu trop haut:un doigt dans le tuyau Joue un peu trop bas:un doigt dans le chat Sa mère lui a dit:«Non ce n’est pas poliDe se donner d’la joieTous les trente-six du mois.»]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Marie-Madeleine<br />Va-t-à la fontaine<br />Rincer son abricot<br />Se l’essuie comme il faut<br />Monte à sa chambrette<br />Joue à branlette</p>
<p>Joue un peu trop haut:<br />un doigt dans le tuyau</p>
<p>Joue un peu trop bas:<br />un doigt dans le chat</p>
<p>Sa mère lui a dit:<br />«Non ce n’est pas poli<br />De se donner d’la joie<br />Tous les trente-six du mois.»</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Asservissement</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Nov 2008 02:52:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Masturbation]]></category>
		<category><![CDATA[Soumission]]></category>

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		<description><![CDATA[Chaque soir depuis une semaine, c’est le même manège. Elle commence par me lécher longuement, jusqu’à ce que mes cuisses se mettent à trembler. Puis, souriante, elle me branle profondément avec le majeur et l’annulaire… pour m’abandonner au moment crucial. Au bord du précipice, littéralement à deux doigts de la déchirure, elle fait alors de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque soir depuis une semaine, c’est le même manège. Elle commence par me lécher longuement, jusqu’à ce que mes cuisses se mettent à trembler. Puis, souriante, elle me branle profondément avec le majeur et l’annulaire… pour m’abandonner au moment crucial. Au bord du précipice, littéralement à deux doigts de la déchirure, elle fait alors de moi tout ce qu’elle veut.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Touché</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Apr 2008 02:25:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Masturbation]]></category>

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		<description><![CDATA[La masturbation… Nommez-moi une seule autre activité humaine universellement pratiquée qui en moins un siècle est passée du statut de maladie à celui de remède.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La masturbation… Nommez-moi une seule autre activité humaine universellement pratiquée qui en moins un siècle est passée du statut de maladie à celui de remède.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Adieux aux Levi’s à Lévis</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Apr 2008 19:34:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dialogues vénériens]]></category>
		<category><![CDATA[Jeans]]></category>
		<category><![CDATA[Masturbation]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>

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		<description><![CDATA[— Peut-être si vous m’expliquiez précisément ce que vous recherchez… lui dit la vendeuse, excédée. Chloé écumait les boutiques des Galeries Chagnon depuis la matinée. Lasse d’avoir à répéter continuellement les mêmes explications, elle déposa une pleine brassée de vêtements sur la chaise de la cabine d’essayage, puis grommela: — Le directeur de la boîte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>— Peut-être si vous m’expliquiez précisément ce que vous recherchez… lui dit la vendeuse, excédée.</p>
<p>Chloé écumait les boutiques des Galeries Chagnon depuis la matinée. Lasse d’avoir à répéter continuellement les mêmes explications, elle déposa une pleine brassée de vêtements sur la chaise de la cabine d’essayage, puis grommela:</p>
<p>— Le directeur de la boîte qui m’emploie a eu l’idée géniale de réviser le code vestimentaire des employés… depuis, exit les jeans!</p>
<p>— Vous voulez donc un pantalon plus formel, pour le bureau? Ou alors une jupe? J’ai ici quelque chose qui pourrait…</p>
<p>— Pas de jupe. J’ai besoin d’un pantalon avec une large braguette et surtout une fermeture à glissière bien épaisse. Tiens, peut-être ceci…</p>
<p>— Une fermeture éclair? J’ai bien peur que…</p>
<p>— Écoutez, je suis coincée derrière un bureau du matin au soir et croyez-moi, le temps est long, surtout l’après-midi. Or, après des mois d’exercices de Kegel je suis devenue plutôt experte pour contracter mon muscle pubo coccygien, ce qui me permet de… vous comprenez?</p>
<p>— De contracter votre…?</p>
<p>— Mais pour que ça fonctionne, j’ai besoin d’un pli!</p>
<p>Elle tendit un pantalon de toile kaki à la vendeuse, qui rougissait comme une écrevisse.</p>
<p>— Je m’ennuie déjà de mes Levi’s… soupira-t-elle.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Five O&#039;Clock Tale</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Feb 2008 03:05:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Masturbation]]></category>
		<category><![CDATA[Thé]]></category>

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		<description><![CDATA[— Ferme les yeux et essaie de deviner ton cadeau, me dit-elle avec un clin d’oeil. — Un poney? — Mieux qu’un poney. Le froid de la chambre me donna la chair de poule après qu’elle eut tiré la couette. — L’édition originale du Con d’Irène? — Presque. Je t’accorde une dernière chance. — Allez, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>— Ferme les yeux et essaie de deviner ton cadeau, me dit-elle avec un clin d’oeil.</p>
<p>— Un poney?</p>
<p>— Mieux qu’un poney.</p>
<p>Le froid de la chambre me donna la chair de poule après qu’elle eut tiré la couette.</p>
<p>— L’édition originale du <em>Con d’Irène</em>?</p>
<p>— Presque. Je t’accorde une dernière chance.</p>
<p>— Allez, donne-moi un indice! Dis-moi au moins si je brûle…</p>
<p>— Si tu brûles? Tu <em>vas</em> brûler, plutôt.</p>
<p>Je sentis alors une langue étrangement chaude parcourir ma vulve de bas en haut. J’ouvris les yeux et la vis, accroupie entre mes cuisses, un index dans l’anse de sa tasse de thé et l’autre dans ma chatte.</p>
<p>— Oh! C’est exactement ce que je voulais, m’écriai-je alors que sa langue pointue s’insinuait entre mes nymphes. Une bonne tasse de Lapsang Souchong fumé!</p>
<p>Voilà d’où provient ma cicatrice.</p>
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		<title>Le pouls de l&#039;univers</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Feb 2008 20:58:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Masturbation]]></category>
		<category><![CDATA[Rupture]]></category>
		<category><![CDATA[Saphisme]]></category>

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		<description><![CDATA[«Une souris verte Qui courait dans l’herbe Je l’attrape par la queue Je la montre à ces messieurs…» Assise sur la chaise à bascule, Caroline fit sautiller sa petite nièce de deux ans sur sa cuisse en chantonnant cette comptine. La petite Sophie, fille unique de sa sœur Patricia, adorait le rythme et la douce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>«Une souris verte<br />
Qui courait dans l’herbe<br />
Je l’attrape par la queue<br />
Je la montre à ces messieurs…»</p>
<p>Assise sur la chaise à bascule, Caroline fit sautiller sa petite nièce de deux ans sur sa cuisse en chantonnant cette comptine. La petite Sophie, fille unique de sa sœur Patricia, adorait le rythme et la douce tendresse du va-et-vient. «Tout le monde aime le rythme et la douce tendresse du va-et-vient», se dit Caroline. «Du berceau à la tombe. Tout le monde veut être pris ainsi, dans des bras aimants et consolateurs».</p>
<p>Mais plus personne ne prenait Caroline, qui depuis trois mois restait sans caresse, sans baiser, sans baise. Sans rythme, sans tendresse, sans bras aimants et consolateurs depuis le départ de Maude. Caroline ressentait son absence comme une amputation. Mieux: comme la douleur fantôme, mais lancinante que ressent la femme excisée. «Nous sommes si différentes…», avait expliqué Maude. «Nous n’avons rien en commun. Inutile de s’acharner, nous finirions par nous entredéchirer, c’est certain.» Cette logique était si imparable qu’elle ne laissait aucune prise; Caroline, impuissante, ne put rien faire d’autre que regarder Maude lui filer entre les doigts.</p>
<p>La petite Sophie soupirait de bonheur pendant que sa tante retenait ses cris et ses larmes. Enfant, elle avait toujours été la plus sage et la plus courageuse, protégeant sa petite sœur, ouvrant toutes les portes pour elle, les défonçant lorsque la situation l’exigeait. Depuis la venue de Sophie, Patricia comptait tout naturellement sur sa grande sœur, sur sa force tranquille, sa bienveillance et son indéfectible fidélité pour l’aider à concilier les exigences de la maternité et celles de sa carrière. Ce que Caroline acceptait avec grâce, puisqu’elle était folle de cette enfant, de sa simplicité et de son honnêteté: lorsqu’elle avait faim, elle demandait à manger; lorsqu’elle voulait de l’attention, elle grimpait sur ses genoux; lorsqu’elle était fatiguée, elle venait dormir dans ses bras.</p>
<p>La petite s’étant assoupie, Caroline la porta jusqu’à son propre lit. Elle la borda et plaça des oreillers le long de son corps pour éviter qu’elle ne tombe dans son sommeil. Il ne pouvait toutefois y avoir de repos pour la tante. On lui avait appris dans son enfance que c’était vilain de pleurnicher, de crier, de se plaindre. Toutes ces bonnes manières faisaient de Caroline une femme si facile à laisser…</p>
<p>Pour ne pas troubler le sommeil de sa nièce, Caroline s’allongea sur le sol, dans l’odeur poussiéreuse et sèche de la carpette. Les jambes repliées contre son ventre, elle se mit à se bercer, cherchant un peu de douceur et de tendresse dans le va-et-vient. Le plancher, en grinçant, murmurait «Reviens, reviens…» et son cœur blessé répondait en chantant «Elle est partie, elle est partie…». Caroline appuya son poing contre sa poitrine, par peur qu’à force de saigner et de chanter, il décide lui-même de partir, la laissant seule et froide comme un tombeau. Sous cette caresse involontaire, les pointes de ses seins s’érigèrent, dans une excitation incongrue.</p>
<p>C’est alors que Caroline fut traversée par une force étrange, ancienne, obscure. Elle ne venait pas de Maude, ni d’elle-même. On aurait dit un dieu émergeant des profondeurs immémoriales venant assouvir ses pulsions de vengeance et de viol. Ou peut-être une déesse. Quoi qu’il en soit, la pauvre mortelle en fut tétanisée, alors qu’une voix se mit à résonner dans sa tête: «Ton sexe m’appartient. Je vais le transpercer. Tes mains m’appartiennent. Je vais en faire que bon me semble. Ta vie m’appartient. Je ne te laisserai pas en finir avec elle. La vie est souffrance et je te ferai souffrir. Mais je te donnerai les moyens de guérir.»</p>
<p>Tout en continuant de se bercer, Caroline déboutonna son jeans et le fit glisser jusqu’à ses chevilles. Elle fit glisser sa main habituelle contre son ventre jusqu’à ce qu’elle rencontre des poils follets et une fente entrouverte, assez humide pour humecter sa culotte. La petite Sophie suçait son pouce et soupira dans son sommeil. Caroline gémit en retrouvant son clitoris, intact, mais rebelle, au même endroit où Maude l’avait laissé. Elle émergeait de trois mois d’hibernation; l’hiver était bien loin d’être fini, mais les eaux semblaient enfin libérées des glaces. Un doigt, puis un autre plongèrent au plus profond d’elle-même pour prouver que la source, miraculeusement, ne s’était pas tarie.</p>
<p>Loin des regards, une lesbienne se fit l’amour en pleurant. Un bébé mouilla sa couche dans la chaleur et la sureté du lit de sa tante. Toutes deux se berçant au rythme doux et tendre du pouls de l’univers.</p>
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