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	<title>Lubricités &#187; Lesbiennes</title>
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	<description>Les cahiers d&#039;Anne Archet</description>
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		<title>Haiculs</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Jul 2011 20:41:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poésies licencieuses]]></category>
		<category><![CDATA[Canicule]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Cyprine]]></category>
		<category><![CDATA[Fisting]]></category>
		<category><![CDATA[Fouet]]></category>
		<category><![CDATA[Foutre]]></category>
		<category><![CDATA[Haïkus]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Martinet]]></category>
		<category><![CDATA[Prostitution]]></category>
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		<description><![CDATA[(Haïkus du dimanche écrits à la demande de phroz et publiés en rafale sur Twitter.) Larme au coin de l’œil Et sur ma joue empourprée Un peu de sperme. La porte claque Ne reste que dans les draps Son parfum fauve. Les traits convulsés Et la chair de ses nymphes Autour de mes doigts. Après avoir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(Haïkus du dimanche écrits à la demande de <a href="http://twitter.com/#!/phroz">phroz</a> et publiés en rafale sur Twitter.)</p>
<p>Larme au coin de l’œil<br />
Et sur ma joue empourprée<br />
Un peu de sperme.</p>
<p>La porte claque<br />
Ne reste que dans les draps<br />
Son parfum fauve.</p>
<p>Les traits convulsés<br />
Et la chair de ses nymphes<br />
Autour de mes doigts.</p>
<p>Après avoir joui<br />
Serment d’amour éternel<br />
Je sais qu’elle ment.</p>
<p>Le regard hautain<br />
Mais l’entrejambe humide<br />
Elle sera mienne.</p>
<p>J’aime sa nuque<br />
Quand j’enfonce quatre doigts<br />
Dans son fondement.</p>
<p>Lèche ma chatte<br />
Même si près de ton lit<br />
Le chat observe.</p>
<p>Tu m’as bien baisée<br />
Contre ma cuisse attendrie<br />
Ton foutre coule.</p>
<p>Mon cul modeste<br />
Par ta pine orgueilleuse<br />
Bourré de fierté.</p>
<p>Baise-moi encor<br />
Sur ta peau moite d’amour<br />
La lune brille.</p>
<p>Il la pénètre<br />
Sur ma bouille les embruns<br />
De leur jouissance.</p>
<p>Odeurs marines<br />
Quand dans les plis de son con<br />
Je glisse mon nez.</p>
<p>Ton foutre gicle<br />
Tant et tant qu’il déborde<br />
Par mes narines.</p>
<p>Cyprine salée<br />
Ma tension artérielle<br />
En a trop souffert.</p>
<p>Le galbe troublant<br />
De tes seins improbables<br />
Me rend démente.</p>
<p>La pine du chien<br />
Enfoncé dans sa chatte<br />
Cris et jappements.</p>
<p>Au téléphone<br />
Pour mouiller ma culotte<br />
Sa voix me suffit.</p>
<p>Elle fait claquer<br />
Le martinet sur la chair<br />
De son amante.</p>
<p>La solitude<br />
Amère de se branler<br />
Pendant une orgie.</p>
<p>La canicule<br />
N’est jamais la vraie cause<br />
De mes draps mouillés.</p>
<p>«Tige de jade»<br />
Voilà comment je nomme<br />
Ta queue d’Orient.</p>
<p>Ton coquillage<br />
Couvert de rosée nacrée<br />
Je veux y boire.</p>
<p>Voisins excédés<br />
Par mes cris de jouissance<br />
Frappent à ma porte.</p>
<p>Une lesbienne<br />
Ne cesse de me texter<br />
Ses mots graveleux.</p>
<p>Elle vend son corps<br />
À un prix exorbitant<br />
Un bijou précieux.</p>
<p>La ville en été<br />
A l’odeur acidulée<br />
D’un con détrempé.</p>
<p>J’appuie mes talons<br />
Sur tes larges épaules<br />
Enfonce ta queue.</p>
<p>Ta motte touffue<br />
Tu peux lui faire tes adieux<br />
Voici le rasoir.</p>
<p>Tes jolies fesses<br />
Polies comme le marbre<br />
Où est mon fouet?</p>
<p>Elle a joui si fort<br />
Que son corps se contracte<br />
Gicle la pisse.</p>
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		<title>Rock pour une fille de bécik</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Butch]]></category>
		<category><![CDATA[Godemiché]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbiennes]]></category>

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		<description><![CDATA[(Texte publié dans le dernier numéro du magazine FA, accompagné d&#8217;illustrations de Thierry Labrosse.) Poussychatte avait les cheveux les plus courts et les plus roses, ainsi que le surnom le plus débile au nord du Rio Grande. Aussi rose que ses cheveux, sa langue, qu’elle n’avait pas dans sa poche, était ornée comme son nez, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>(Texte publié dans le dernier numéro du magazine F</em>A<em>, accompagné d&#8217;illustrations de Thierry Labrosse.) </em></p>
<p style="text-align: justify;">Poussychatte avait les cheveux les plus courts et les plus roses, ainsi que le surnom le plus débile au nord du Rio Grande. Aussi rose que ses cheveux, sa langue, qu’elle n’avait pas dans sa poche, était ornée comme son nez, ses sourcils et ses oreilles d’un <em>piercing</em> argenté, ce qui lui permettait, selon ses dires, d’écouter la radio dans sa tête. «Je suis la seule à Terrebonne qui capte CIBL» avait-elle l’habitude de dire le plus sérieusement du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Poussychatte aimait les tatouages, surtout les araignées, les scorpions et les lézards qui ornaient ses deux bras des épaules aux poignets, ainsi qu’une bonne partie de son dos, ainsi qu’Oscar, le crâne grimaçant qui ornait son pubis rasé. Poussychatte aimait le scotch, le rye, le bourbon et la bagarre, toujours dans le même ordre. Elle raffolait des bars crasseux où elle levait le coude en compagnie du premier venu jusqu’à ce que, fin saoule, elle se mette à frapper sans raison ledit premier venu. Poussychatte aimait les motos. Les grosses, les puantes, celles qui font potato-potato-potato en roulant. Elle les appelait «mes grosses cochonnes d’amour» et passait des journées entières à les cajoler, les lubrifier, les chouchouter, à se maculer de leur cyprine astringente et pétrolière. Poussychatte était un ange échappé de l’enfer, à défaut d’être une <em>Hell’s Angel</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Et surtout, Poussychatte aimait les jeunes filles bien élevées, celles qui détestent le whisky, les tatouages, les motos et la castagne, celles qui portent des escarpins plutôt que des bottines de skinhead, celles qui préfèrent Lancôme à Quaker State comme crème de nuit. C’est que Poussychatte était une baiseuse à l’appétit vorace. Chaque fois que je visitais son garage, elle laissait de côté ses chéries à deux roues et pendant des heures, elle me faisait boire des alcools tous plus forts les uns que les autres. Elle me racontait alors les blagues les plus grasses de son répertoire et moi, pas plus brillante, je riais de son humour de garagiste comme la dernière des imbéciles.</p>
<p style="text-align: justify;">L’issue de nos rencontres était toujours la même. Poussychatte m’entraînait en titubant vers sa chambre où elle me délestait de mon slip en m’embrassant tendrement. Elle entreprenait ensuite de me caresser le con avec un doigté, une patience et une précision dont seules sont capables les mécaniciennes amoureuses du travail bien fait. Lorsque je sentais mes fluides monter et asperger ma chatte, elle savait me tenailler le ventre pour faire ronronner mon moteur. N’y tenant plus, je la basculais sur son lit éternellement défait, faisant glisser la fermeture éclair de son jeans pour aller à la rencontre de ses lèvres chauves et ruisselantes de mouille. Pendant que je faisais promener mon index le long de la soyeuse moiteur qui tapissait immanquablement son entrecuisse, Poussychatte s’attaquait habituellement à mon chemisier pour mordiller la pointe de mes seins «durs comme des boulons un quart en titane» comme il lui plaisait de dire.</p>
<p style="text-align: justify;">Poussychatte aimait se faire laper et moi j’aimais me délecter de l’innocente tendresse qu’offrait son adorable coquillage, qui contrastait tant avec ses airs de bum de cour à scrap. Je lapais donc, en poussant de petits cris d’animal affamé, son clitoris tendu comme une bite, parfois surprise par les frémissements qui accompagnaient à coup sûr certains élans maladroits de mes gestes sous l’emprise de la passion et de l’alcool. Nous finissions toujours par nous retrouver l’une sur l’autre, se bouffant le con avec force jappements, la mouille se mêlant à la salive, jouissant comme des possédées, aspirant goulûment nos clitoris traversés de spasmes fébriles. Ah ! Comme nous étions <em>born to be wild</em>!</p>
<p style="text-align: justify;">La suite dépendait de notre degré d’ébriété. Lorsque nous étions encore raisonnablement lucides, Poussychatte s’en allait chercher dans sa boîte à outils un gode de bonne taille qu’elle faisait glisser entre ses cuisses couvertes de son huile à transmission. Lorsqu’elle frémissait d’excitation, elle se ceinturait de l’objet luisant de mouille en me suppliant de lui présenter mon cul. Elle y plantait alors sa langue pour taquiner mon périnée et réchauffer ainsi mon système d’échappement.</p>
<p style="text-align: justify;">N’y tenant plus, je finissais toujours par saisir l’engin attaché à sa taille pour le fourrer directement dans mon conillon, tout en continuant de caresser ses lèvres et son clitoris. Poussychatte aimait me prendre avec force et vigueur. À quatre pattes, je m’efforçais de retenir le feu de l’orgasme qui grondait dans mon carburateur, jusqu’à m’en faire exploser la chatte. Observatrice experte, soucieuse d’éviter la surchauffe, Poussychatte choisissait toujours le bon moment pour interrompre le mouvement du piston. Elle s’en allait alors quérir un second outil phallique, de taille plus modeste que le premier, qu’elle installait sur sa ceinture en continuant de masser mon entrecuisse. Dans un embrasement de baisers et de hoquets de plaisirs, je plantais moi-même le gode dans mon petit trou, emportée par l’élan presque hystérique de mon désir, criant mon bonheur jusqu’au soleil couchant.</p>
<p style="text-align: justify;">Et je me réveillais toujours en toussant, parce que Poussychatte oubliait systématiquement l’effet pernicieux de la fumée de ses <em>Camel </em>sur mon système de ventilation. Quand je lui demandais si nous allions nous revoir, elle me répondait toujours en remettant son jeans crasseux, la clope au bec, goguenarde: «Je recommande une nouvelle mise au point dans une semaine ou mille kilomètres».</p>
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		<title>L’énigme de la partouze</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 23:52:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Futilités]]></category>
		<category><![CDATA[Énigme]]></category>
		<category><![CDATA[Gay]]></category>
		<category><![CDATA[Gode-ceinture]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbiennes]]></category>
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		<description><![CDATA[Samedi soir, Olga reçoit six amis chez elle pour une orgie. Julie s’est bien assurée que la personne qui la prend en levrette porte un condom. Joë est gay et porte une cagoule. Marc est exclusivement hétérosexuel. La personne qui porte des bas résille a 25 ans. La femme de 35 ans est lesbienne. Pierre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Samedi soir, Olga reçoit six amis chez elle pour une orgie.</p>
<p style="text-align: justify;">Julie s’est bien assurée que la personne qui la prend en levrette porte un condom. Joë est gay et porte une cagoule. Marc est exclusivement hétérosexuel. La personne qui porte des bas résille a 25 ans. La femme de 35 ans est lesbienne. Pierre se fait sucer par une personne de 20 ans. La femme qui porte des talons aiguilles se fait prendre par les deux bouts. La personne de 19 ans est homosexuelle. Olga a 30 ans et ne baise que des personnes qui ont au moins son âge. La personne tatouée lèche le cul d’une femme de 40 ans. Annie est dans la trentaine. Martine encule avec son gode-ceinture une personne qui porte un soutien-gorge. Et seule la personne âgée de 29 utilise un contraceptif.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui reste dans son coin et se branle, solitaire?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>(La réponse lundi, bande de joyeux pervers!)</em></p>
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		<title>Fontaine…</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 23:03:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Baiser]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Gode-ceinture]]></category>
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		<description><![CDATA[« Je n’embrasserai jamais une femme » me dit-elle, un an avant que sa langue, alourdie par le drambuie, ne glisse entre mes lèvres et sur mes dents. « Je ne laisserai jamais une femme me caresser » me dit-elle, un an avant que je ne soupèse ses seins et pince ses mamelons sous son pull de laine. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« Je n’embrasserai jamais une femme » me dit-elle, un an avant que sa langue, alourdie par le drambuie, ne glisse entre mes lèvres et sur mes dents.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je ne laisserai jamais une femme me caresser » me dit-elle, un an avant que je ne soupèse ses seins et pince ses mamelons sous son pull de laine.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je ne toucherai jamais le sexe d’une femme » me dit-elle, un an avant qu’elle ne fasse voler ma culotte à travers sa chambre.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je ne laisserai jamais une femme poser sa langue sur moi » me dit-elle, un an avant qu’elle ne me laisse goûter les sucs salins qui enduisaient ses lèvres vénériennes.</p>
<p style="text-align: justify;">« D’accord, mais j’espère que tu ne t’attends pas à ce que je te rendes un jour la pareille » me dit-elle, un an avant que je ne caresse, entre mes cuisses, la cascade rousse et soyeuse de sa chevelure.</p>
<p style="text-align: justify;">« Mon cul ? Pas question qu’une femme y touche ! Ni un homme, d’ailleurs : c’est trop sale » me dit-elle, un an avant d’agiter des hanches en soupirant pour que mon pouce fouille plus profondément son fondement.</p>
<p style="text-align: justify;">« Range moi ce gode ceinture sur le champ. Je ne veux jamais plus entendre parler de ces trucs pervers de lesbienne dégénérée » me dit-elle, un an avant que je ne la besogne, le dos sanglant labouré par ses ongles fraîchement manucurés.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je ne cesserai jamais de t’aimer » me dit-elle, un an avant qu’elle ne parte avec la moitié des meubles de l’appartement.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>En veillant su&#039;l perron</title>
		<link>http://archet.net/2009/04/18/en-veillant-sul-perron/</link>
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		<pubDate>Sat, 18 Apr 2009 06:43:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dialogues vénériens]]></category>
		<category><![CDATA[Alcool]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Saphisme]]></category>
		<category><![CDATA[Tabac]]></category>
		<category><![CDATA[Vieillesse]]></category>

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		<description><![CDATA[(avec un flask de gros gin et deux vieilles lesbiennes) Dans leurs bigoudis, leurs robes un peu trop élimées et leurs bas un peu trop filés, Anne et Sophie étaient assises dans leur fauteuil à bascule sur le perron de leur bicoque hors d’âge, les jambes un peu trop écartées, avec une bouteille de gin frelaté pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><em>(avec un flask de gros gin et deux vieilles lesbiennes)</em></p>
<p style="text-align:justify;">Dans leurs bigoudis, leurs robes un peu trop élimées et leurs bas un peu trop filés, Anne et Sophie étaient assises dans leur fauteuil à bascule sur le perron de leur bicoque hors d’âge, les jambes un peu trop écartées, avec une bouteille de gin frelaté pour regarder passer les machines. Anne sortit une indienne de son sac et l’alluma.</p>
<p style="text-align:justify;">― Tu as vu les deux filles au snack-bar ?</p>
<p style="text-align:justify;">― Ouais, répondit Sophie.</p>
<p style="text-align:justify;">― Elles n’arrêtent pas de se lécher la fente en cachette depuis que la plus jeune est mariée.</p>
<p style="text-align:justify;">― Tu me niaises ?</p>
<p style="text-align:justify;">― Pas du tout, poupée.</p>
<p style="text-align:justify;">Sophie cracha son chewing-gum dans le buisson puis regarda, inquiète, son amante.</p>
<p style="text-align:justify;">― Chérie, tu ne devrais pas fumer en tenant ta bagosse aussi près de toi.</p>
<p style="text-align:justify;">― Ha ! Ça fait plus de trente ans que je le fais ! Il n’arrivera rien, t’inquiète, rigola Anne. S’il y a trois choses que je connais, c’est le <em>moonshine</em>, les cigarettes de contrebande et les brouteuses de carpette. Tu connais la femme du maire ?</p>
<p style="text-align:justify;">― La fausse blonde avec les seins qui lui tombent au nombril ?</p>
<p style="text-align:justify;">― Elle-même. Je sais qu’elle visite quotidiennement la culotte de la petite brune du dépanneur.</p>
<p style="text-align:justify;">― Et comment madame sait-elle une chose pareille ? railla Sophie.</p>
<p style="text-align:justify;">― C’est mon petit doigt qui me l’a dit. Et laisse-moi te dire qu’il sent la chatte bien baisée !</p>
<p style="text-align:justify;">― Plus ça va, plus tu deviens vulgaire, ma pauvre Anne.</p>
<p style="text-align:justify;">― C’est pour ça que tu m’aimes, chérie ! Hey, tu vois la pétasse qui sort de la voiture ?</p>
<p style="text-align:justify;">― Laquelle ?</p>
<p style="text-align:justify;">― De l’autre côté de la rue, à la station-service. Paraît qu’elle a la plotte la plus hot en ville.</p>
<p style="text-align:justify;">Alors que Sophie plissait les yeux pour mieux voir, un bruit terrible accompagné d’un nuage de fumée se fit entendre, faisant sursauter tout le patelin. Sophie se tourna et vit sa gouine le visage enduit de suie noirâtre, les cheveux hérissés et fumants, avec une relique de clope pendant au bout de ses lèvres. Elle prit une gorgée de bibine, se cala dans la chaise berçante et dit simplement :</p>
<p style="text-align:justify;">― Je crois que c’est maintenant toi qui l’as, la plotte la plus hot en ville, chérie.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ana Hotel Singapore</title>
		<link>http://archet.net/2003/01/26/ana-hotel-singapore/</link>
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		<pubDate>Sun, 26 Jan 2003 21:03:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbiennes]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour l’instant, mes lèvres sont soudées aux siennes, nos langues sont confondues, guettant les sensations qui naissent à ce contact. Des frissons de désir courent sur mes épaules. Elle s’abandonne à mes mains qui la parcourent, qui caressent ses seins, ouvrent ses cuisses, rebroussent le poil de son pubis. Fascinée par cette créature parfumée et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour l’instant, mes lèvres sont soudées aux siennes, nos langues sont confondues, guettant les sensations qui naissent à ce contact. Des frissons de désir courent sur mes épaules. Elle s’abandonne à mes mains qui la parcourent, qui caressent ses seins, ouvrent ses cuisses, rebroussent le poil de son pubis.</p>
<p style="text-align: justify;">Fascinée par cette créature parfumée et soyeuse, je plonge un doigt inquisiteur dans sa vulve et le respire en m&#8217;enivrant de son odeur intime. Elle mouille comme une fontaine tandis que je caresse à deux doigts le bouton qui se dresse, attrapant des lèvres le sein le plus proche. Mais rapidement, emportée par la passion, je ne peux que glisser ma tête sur son ventre, traçant un sillon humide de ma langue, qui bientôt visite le repli qui cache le clitoris. Les joues empoissées déjà par les abondantes sécrétions de mon amante, je me saoule de sa cyprine, de ses plaintes et de ses hululements. Écartant les fesses, j&#8217;introduis un index autoritaire dans l’anus surpris qui se rétracte, puis sous la caresse lente et prudente, se détend et libère des ondes qui se répandent dans tout son corps. Elle jouit, son corps se crispe, tendue comme un arc, touchant le matelas seulement par la nuque et les talons, comme en catalepsie, sa jouissance éclate, elle perd conscience pendant un court instant.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ouvre alors enfin les cuisses pour accueillir sa tête qui m’a léché le ventre après m&#8217;avoir caressé les seins. Cette langue vigoureuse qui cible mon clitoris, qui ouvre mes lèvres et pénètre immédiatement mon vagin. J’humecte, je mouille, je gicle sur son visage. Elle passe à l’anus, qu’elle essore et inonde de sa salive. Cette sensation d&#8217;être aspirée, d’être bue, de percevoir la déglutition de mes excrétions intimes me remue au plus profond de mon être. Mes fesses se décontractent, je pousse le sphincter rose dans sa bouche. Sa langue agile se fraie un passage dans les plis.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon cri de n’a plus rien d&#8217;humain, je jouis de mon cul surexcité et cette jouissance se propage à tous mes tendons, à tous mes capillaires. Et je coule, je coule, et je fuis en battant l&#8217;air de mes bras, en mordant le ciel de la chambre qui vacille. Les murs tournent autour de moi dans un vacuum dantesque, dans un tourbillon infernal qui pulvérise ma cervelle. Enfermée dans sa bouche délicate, le temps se courbe, des images fugaces et colorées passent devant mes yeux. Longtemps, je reste immobile, haletante, couverte de sueur, incapable de parler, tandis que cette merveilleuse sensation plante ses griffes dans mes artères. Et je retombe sur le matelas, détendue, béate et perdue.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle lève alors la tête, plante son regard si noir, si profond dans le mien et me dit, dans son mauvais anglais: «So, me vacuum room now?»</p>
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