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	<title>Lubricités &#187; Cunnilinctus</title>
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	<description>Les cahiers d&#039;Anne Archet</description>
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		<title>Tout le monde en bave</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 04:15:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[— Écarte tes cuisses et ne regarde que l’écran. Sarah soupira longuement – ce genre de soupir qu’elle laisse toujours échapper lors du tout premier contact d’une langue sur sa chatte. Quelques minutes plus tôt, elle s’était confortablement installée au lit avec son amoureuse et son ordinateur portable pour regarder le talk-show du dimanche soir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">— Écarte tes cuisses et ne regarde que l’écran.</p>
<p style="text-align: justify;">Sarah soupira longuement – ce genre de soupir qu’elle laisse toujours échapper lors du tout premier contact d’une langue sur sa chatte.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques minutes plus tôt, elle s’était confortablement installée au lit avec son amoureuse et son ordinateur portable pour regarder le <em>talk-show</em> du dimanche soir tout en « postant » des remarques futées et sarcastiques sur <a href="https://twitter.com/#!/search/%23TLMEP">Twitter</a> – le genre de préparatif que des millions de Québécois font le dimanche soir à la même heure, tout orphelins de rituels collectifs et en manque terrible de grands-messes qu’ils sont.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce soir-là, Sarah avait, contrairement à son habitude et juste avant l’office divin, décidé de peindre ses ongles en bleu – ce genre de bleu éclatant qui rend ses orteils si sexy, si étincelants qu’on les dirait incrustés de saphirs.</p>
<p style="text-align: justify;">Et surtout, elle les frétillait sous le nez de Manon, son amante – ce genre de frétillement qui n’a rien d’innocent.</p>
<p style="text-align: justify;">— Hey! Tu vas arrêter de jouer les allumeuses? Le premier invité vient à peine de s’asseoir et je suis déjà mouillée comme une catin… dit Manon en laissant courir son index le long de la cuisse de Sarah – le genre de caresse qui semble légère et désinvolte, mais qui est en réalité lourde de sous-entendus.</p>
<p style="text-align: justify;">— Je ne fais rien du tout. Et puis chut, je ne veux pas manquer cette entrevue… répondit Sarah d’une voix émue – ce genre de voix qu’elle prend toujours lorsque son amoureuse glisse sa main dans son pyjama et se fraie un passage entre ses cuisses.</p>
<p style="text-align: justify;">— Ne t’en fais pas, tu n’en manqueras pas une miette de ta messe profane télévisée. Écarte tes cuisses et ne regarde que l’écran, ordonna Manon sur un ton autoritaire – ce genre de ton qui n’appelle aucune réplique.</p>
<p style="text-align: justify;">Sarah soupira longuement – ce genre de soupir qu’elle émet toujours à répétition lorsqu’elle savoure la caresse baveuse d’une bouche amoureuse. Puis elle jouit, tremblante et pantelante, les yeux rivés sur la télé – ce genre de jouissance qu’elle n’éprouve que lorsque Manon pèse sur le piton.</p>
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		<title>L’invitée</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 02:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Boundage]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Saphisme]]></category>

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		<description><![CDATA[— Je peux inviter une amie? — Pour une fois qu’on a l’appartement à nous seuls, j’aurais pensé qu’on aurait pu… en profiter. — Tu vas l’aimer. — Elle est comment? — Elle est grande, gentille et douce. Elle a les cheveux très courts et aime porter des chemises à carreaux. — Ça ne me semble [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">— Je peux inviter une amie?</p>
<p style="text-align: justify;">— Pour une fois qu’on a l’appartement à nous seuls, j’aurais pensé qu’on aurait pu… en profiter.</p>
<p style="text-align: justify;">— Tu vas l’aimer.</p>
<p style="text-align: justify;">— Elle est comment?</p>
<p style="text-align: justify;">— Elle est grande, gentille et douce. Elle a les cheveux très courts et aime porter des chemises à carreaux.</p>
<p style="text-align: justify;">— Ça ne me semble pas très prometteur. Je vais pouvoir la baiser?</p>
<p style="text-align: justify;">— Non. Elle n’aime pas les hommes.</p>
<p style="text-align: justify;">— Dans ce cas, qu&#8217;est-ce que j’y gagne?</p>
<p style="text-align: justify;">— Bien… je vais la déshabiller, lui lécher la fente et lui enfoncer mon gode préféré, tu sais, le mauve que j’ai toujours dans mon sac… elle va mouiller, c&#8217;est certain, elle mouille toujours un jour d’avril, alors je vais boire à sa source, sans même laisser une seule perle de rosée sur le poil de sa chatte. Quand elle sera enfin satisfaire, elle déchirera mes vêtements, me ligotera sur le lit et t’invitera à m’enfiler pendant qu&#8217;elle s’assoira sur mon visage.</p>
<p style="text-align: justify;">— Fuck! Tu… tu veux l&#8217;appeler maintenant?</p>
<p style="text-align: justify;">— Pas besoin, elle sera ici d&#8217;une minute à l&#8217;autre.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Vie conjugale</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Sep 2011 02:40:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Éjaculation]]></category>

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		<description><![CDATA[Elle se levait à des heures impossibles pour aller travailler — avec tout ce sang et ces horaires de travail impossible, je me demande pourquoi elle avait choisi de faire médecine. Comme elle ne pouvait commencer sa journée sans jouir, elle réglait la sonnerie de son réveil encore plus tôt, si bien que c’était toujours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Elle se levait à des heures impossibles pour aller travailler — avec tout ce sang et ces horaires de travail impossible, je me demande pourquoi elle avait choisi de faire médecine. Comme elle ne pouvait commencer sa journée sans jouir, elle réglait la sonnerie de son réveil encore plus tôt, si bien que c’était toujours sa chatte, postée au-dessus de ma figure, que je voyais en premier en ouvrant les yeux. Je la léchais d’une langue empâtée par le sommeil et elle jouissait vite, avec de petits feulements délicieux. Elle me baisait ensuite avec son gode préféré, qu’elle avait affectueusement prénommé Marcus, jusqu’à ce que j’asperge son visage de cyprine — ce qui n’arrivait pas toujours, ce genre de chose ne se commande pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, elle se levait prestement, vaquait à sa toilette, mangeait une toast au <em>Cheeze Whiz</em>, revenait m’embrasser et s’en allait, me laissant toute la journée me livrer à ce qu’elle croyait mes sombres complots anarchistes (qui en réalité se résumaient à quelques heures d’écriture, quelques minutes de branlette et des heures de glandouille).</p>
<p style="text-align: justify;">Les journées fastes, j’avais une chatte pleine de foutre à lui faire bouffer à son retour. Mais la plupart du temps j’avais été trop flemmarde pour préparer le souper.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Transport adapté</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Sep 2011 01:44:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Automobile]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Lingerie]]></category>
		<category><![CDATA[Sodomie]]></category>
		<category><![CDATA[Taxi]]></category>

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		<description><![CDATA[« Ce n’est pas parce que tu es trop fauchée pour t’acheter une voiture qu’on va renoncer au plaisir de s’envoyer en l’air sur la route », me dit-elle en enfilant un de ses uniformes de salope préférés. Pendant que j’ajuste mon porte-jarretelles, elle appelle un taxi que nous sortons attendre sur le trottoir. Je ne peux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« Ce n’est pas parce que tu es trop fauchée pour t’acheter une voiture qu’on va renoncer au plaisir de s’envoyer en l’air sur la route », me dit-elle en enfilant un de ses uniformes de salope préférés. Pendant que j’ajuste mon porte-jarretelles, elle appelle un taxi que nous sortons attendre sur le trottoir. Je ne peux pas m’empêcher de penser que nous avons l’air de deux tapineuses égarées dans ce tranquille quartier petit-bourgeois.</p>
<p style="text-align: justify;">Quinze minutes plus tard, le taxi se gare juste devant nous. Le chauffeur n’a pas l’air très propre, il est gras, quinquagénaire et sent le tabac. Il ne sort pas pour nous ouvrir la portière — y a-t-il encore des chauffeurs de taxi qui font pareille chose?</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la banquette arrière, elle écarte les cuisses dès que le taxi démarre. Elle attend de moi que je prenne les choses en main, comme d’habitude. Alors, je la caresse, d’abord en effleurements très délicats, puis carrément en enfonçant la soie de sa culotte avec les doigts, dans son sexe entrouvert. Elle ne peut réprimer un spasme, un hoquet.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chauffeur fait mine de rien, même si, grâce au rétroviseur, il n’en perd pas une miette.</p>
<p style="text-align: justify;">— Elle va me lécher ma fente. Ne vous en faites pas, elle a l’habitude, elle est très propre… nous ne mouillerons pas le capitonnage.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne répond pas. Des gouttes de sueur perlent sur son front.</p>
<p style="text-align: justify;">— Vous savez, elle aime beaucoup se faire enculer pendant qu’elle broute mon minou, alors si vous connaissez un coin tranquille, on pourrait…</p>
<p style="text-align: justify;">Coup de volant, accélération brusque : je n’ai même pas le temps de finir ma phrase que nous sommes garés sous un viaduc  faiblement éclairé par la lumière jaunâtre d’une lampe sodium. Tags hiéroglyphiques, rebuts divers sur le sol crasseux, odeur d’urine : le décor est parfait.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se tourne vers nous, attend, silencieux. Elle sort alors de la voiture, retire en vitesse sa jupe et sa culotte et se glisse entre mes cuisses, cambrée à l’extrême, cul nu, dans même un regard pour le chauffeur — qui après quelques secondes, vient se débraguetter derrière elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Vautrée sur la banquette, les jambes bien écartées, je me laisse lécher le bouton en contemplant ses seins qui ballotent au dessus de son soutien-gorge. Le chauffeur a fini par prendre de l’assurance; il besogne avec vigueur et application. Je lui fais remarquer que  le compteur tourne toujours. Entre deux grognements, il précise que la course est pour lui. Quand à elle… elle en a plein la bouche, plein le cul : elle est heureuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Juste avant de jouir, le chauffeur renifle et grogne comme un animal blessé. Il s’arc-boute, se crispe, crache en l’air quelques « câlisse » et quelques gouttes de foutre bien profond en elle qui, la tête posée sur mon pubis, ronronne de plaisir en bavant.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle remet sa culotte, il remonte sa braguette. Elle rajuste sa jupe, il se laisse choir lourdement à sa place et redémarre. Nous restons tous les trois silencieux. Elle pose sa tête sur mon épaule et me caresse la cuisse. Moi, je regarde défiler la nuit, dans toute son étrangeté.</p>
<p style="text-align: justify;">Arrivées à destination, le chauffeur se donne cette fois-ci la peine de venir nous ouvrir la portière. Elle sort en premier et s’éloigne en tortillant exagérément son popotin. Il me prend à part, me tend sa carte d&#8217;affaires et me dit :</p>
<p style="text-align: justify;">— Appelez-moi quand vous voulez. Vraiment. Je suis sérieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon petit doigt me dit que j’ai bien fait de ne pas m’embarrasser d’un prêt-auto.</p>
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		<title>Haiculs</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Jul 2011 20:41:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poésies licencieuses]]></category>
		<category><![CDATA[Canicule]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Cyprine]]></category>
		<category><![CDATA[Fisting]]></category>
		<category><![CDATA[Fouet]]></category>
		<category><![CDATA[Foutre]]></category>
		<category><![CDATA[Haïkus]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Martinet]]></category>
		<category><![CDATA[Prostitution]]></category>
		<category><![CDATA[Seins]]></category>

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		<description><![CDATA[(Haïkus du dimanche écrits à la demande de phroz et publiés en rafale sur Twitter.) Larme au coin de l’œil Et sur ma joue empourprée Un peu de sperme. La porte claque Ne reste que dans les draps Son parfum fauve. Les traits convulsés Et la chair de ses nymphes Autour de mes doigts. Après avoir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(Haïkus du dimanche écrits à la demande de <a href="http://twitter.com/#!/phroz">phroz</a> et publiés en rafale sur Twitter.)</p>
<p>Larme au coin de l’œil<br />
Et sur ma joue empourprée<br />
Un peu de sperme.</p>
<p>La porte claque<br />
Ne reste que dans les draps<br />
Son parfum fauve.</p>
<p>Les traits convulsés<br />
Et la chair de ses nymphes<br />
Autour de mes doigts.</p>
<p>Après avoir joui<br />
Serment d’amour éternel<br />
Je sais qu’elle ment.</p>
<p>Le regard hautain<br />
Mais l’entrejambe humide<br />
Elle sera mienne.</p>
<p>J’aime sa nuque<br />
Quand j’enfonce quatre doigts<br />
Dans son fondement.</p>
<p>Lèche ma chatte<br />
Même si près de ton lit<br />
Le chat observe.</p>
<p>Tu m’as bien baisée<br />
Contre ma cuisse attendrie<br />
Ton foutre coule.</p>
<p>Mon cul modeste<br />
Par ta pine orgueilleuse<br />
Bourré de fierté.</p>
<p>Baise-moi encor<br />
Sur ta peau moite d’amour<br />
La lune brille.</p>
<p>Il la pénètre<br />
Sur ma bouille les embruns<br />
De leur jouissance.</p>
<p>Odeurs marines<br />
Quand dans les plis de son con<br />
Je glisse mon nez.</p>
<p>Ton foutre gicle<br />
Tant et tant qu’il déborde<br />
Par mes narines.</p>
<p>Cyprine salée<br />
Ma tension artérielle<br />
En a trop souffert.</p>
<p>Le galbe troublant<br />
De tes seins improbables<br />
Me rend démente.</p>
<p>La pine du chien<br />
Enfoncé dans sa chatte<br />
Cris et jappements.</p>
<p>Au téléphone<br />
Pour mouiller ma culotte<br />
Sa voix me suffit.</p>
<p>Elle fait claquer<br />
Le martinet sur la chair<br />
De son amante.</p>
<p>La solitude<br />
Amère de se branler<br />
Pendant une orgie.</p>
<p>La canicule<br />
N’est jamais la vraie cause<br />
De mes draps mouillés.</p>
<p>«Tige de jade»<br />
Voilà comment je nomme<br />
Ta queue d’Orient.</p>
<p>Ton coquillage<br />
Couvert de rosée nacrée<br />
Je veux y boire.</p>
<p>Voisins excédés<br />
Par mes cris de jouissance<br />
Frappent à ma porte.</p>
<p>Une lesbienne<br />
Ne cesse de me texter<br />
Ses mots graveleux.</p>
<p>Elle vend son corps<br />
À un prix exorbitant<br />
Un bijou précieux.</p>
<p>La ville en été<br />
A l’odeur acidulée<br />
D’un con détrempé.</p>
<p>J’appuie mes talons<br />
Sur tes larges épaules<br />
Enfonce ta queue.</p>
<p>Ta motte touffue<br />
Tu peux lui faire tes adieux<br />
Voici le rasoir.</p>
<p>Tes jolies fesses<br />
Polies comme le marbre<br />
Où est mon fouet?</p>
<p>Elle a joui si fort<br />
Que son corps se contracte<br />
Gicle la pisse.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Homo Robustus</title>
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		<pubDate>Fri, 06 May 2011 02:24:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Vibromasseur]]></category>

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		<description><![CDATA[Émilie déposa sa tasse de café sur la table et se pencha vers Kevin. — Chéri? — Hum? marmonna-t-il, les yeux rivés sur sa grille de mots croisés. — Mon vibromasseur ne fonctionne plus. Ce n’est pas les piles, je viens de les changer, elles sont neuves. Rien à faire, il ne vibre plus. — [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Émilie déposa sa tasse de café sur la table et se pencha vers Kevin.</p>
<p style="text-align: justify;">— Chéri?</p>
<p style="text-align: justify;">— Hum? marmonna-t-il, les yeux rivés sur sa grille de mots croisés.</p>
<p style="text-align: justify;">— Mon vibromasseur ne fonctionne plus. Ce n’est pas les piles, je viens de les changer, elles sont neuves. Rien à faire, il ne vibre plus.</p>
<p style="text-align: justify;">— Le petit œuf métallique relié à la commande par un fil?</p>
<p style="text-align: justify;">— Ouais.</p>
<p style="text-align: justify;">— Voilà un design qui laisse à désirer, compte tenu de l’usage.</p>
<p style="text-align: justify;">— Tu crois que tu peux le réparer?</p>
<p style="text-align: justify;">— Donne-le-moi, dit-il en soupirant, avant de replier son journal.</p>
<p style="text-align: justify;">Dix minutes plus tard, le boitier de la commande était ouvert et ses entrailles étendues sur la table. L’œuf argenté était aussi éventré, les tripes à l’air libre. Kevin travaillait lentement, consciencieusement, tel un chirurgien, le fer à souder dans une main, la sonde du voltmètre dans l’autre. Quant à Émilie, elle restait au chevet du malade, les sourcils froncés par l’inquiétude.</p>
<p style="text-align: justify;">Kevin finit par déposer ses outils en hochant la tête.</p>
<p style="text-align: justify;">— Le moteur est grillé, foutu. Ce truc est cliniquement mort — il était beaucoup trop délicat pour l’usage intensif qu’il subissait.</p>
<p style="text-align: justify;">— Mais… Qu’est-ce que je suis censée faire maintenant? dit-elle, visiblement déçue.</p>
<p style="text-align: justify;">Kevin balaya du bras toute la ferraille, attrapa Émilie par la taille et la coucha sur la table, puis lui enleva sa culotte. Avant même qu’elle eût le temps de protester, il lui glissa deux doigts dans la chatte et écrasa sa langue contre son clito.</p>
<p style="text-align: justify;">Prise de convulsions, elle jouit, les bras fendant l’air, en criant des obscénités.</p>
<p style="text-align: justify;">Kevin essuya son visage avec la manche de sa chemise et dit :</p>
<p style="text-align: justify;">— Tu vois? Tout ce qu’il te fallait, c’est quelque chose conçu de façon plus robuste.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Comme en soixante-neuf</title>
		<link>http://archet.net/2011/04/09/comme-en-soixante-neuf/</link>
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		<pubDate>Sun, 10 Apr 2011 02:30:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dialogues vénériens]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Vieux]]></category>

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		<description><![CDATA[Elle n’était revenue auprès de moi que quelques jours, avant de repartir pour Baltimore, où elle étudiait. Nos retrouvailles furent brèves, intenses et surtout orageuses, comme elles le sont toujours. Le matin de son départ, elle me demandait encore : — Qu’est-ce que tu as pu faire comme cochonneries, pendant mon absence… — Bof… je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Elle n’était revenue auprès de moi que quelques jours, avant de repartir pour Baltimore, où elle étudiait. Nos retrouvailles furent brèves, intenses et surtout orageuses, comme elles le sont toujours. Le matin de son départ, elle me demandait encore :</p>
<p style="text-align: justify;">— Qu’est-ce que tu as pu faire comme cochonneries, pendant mon absence…</p>
<p style="text-align: justify;">— Bof… je me suis défendue.</p>
<p style="text-align: justify;">— Raconte.</p>
<p style="text-align: justify;">— À quoi bon…</p>
<p style="text-align: justify;">Elle me regarda fixement, de ce regard qui coupe court à toute discussion.</p>
<p style="text-align: justify;">— Et par quelle cochonnerie dois-je commencer? lui demandai-je avec résignation.</p>
<p style="text-align: justify;">— La dernière. La plus fraîche.</p>
<p style="text-align: justify;">— Puisque tu insistes… Je sors du collège, le temps est doux, et près de l’arrêt du bus, je croise un quidam, genre vétéran de Woodstock, la cinquantaine, les cheveux longs et grisonnants, la barbe et tout le bazar. Il était pas mal et j’ai croisé son regard…</p>
<p style="text-align: justify;">— Les vieux hippies t’excitent, maintenant?</p>
<p style="text-align: justify;">— Pourquoi pas? Il n’y a pas de mal à vouloir changer de crémerie. Donc, nos regards se croisent. Je continue mon chemin et puis j’entends dans mon dos: «S’il vous plaît mademoiselle». Je me retourne, c’est le barbu qui me regarde avec un grand sourire. J’ai pensé qu’il allait me demander l’heure, ou alors de la monnaie pour un café…</p>
<p style="text-align: justify;">— C’est plutôt lui qui t’a offert un café pour te draguer…</p>
<p style="text-align: justify;">— Que non. Il me regarde dans les yeux et me dit: «J’ai envie de lécher ta chatte»!</p>
<p style="text-align: justify;">— Voyons. Impossible.</p>
<p style="text-align: justify;">— Je te jure. Ça m’a carrément scié! Je ne me suis pas démontée, je n’ai pas répondu et j’ai marché vers l’abribus. Mais il m’a suivie et il a insisté. Il passait sa langue sur ses lèvres en me disant qu’il avait trop envie de me sucer le minou, qu’il n’avait jamais brouté de chatte asiatique, qu’il voulait savoir si je goûte le jasmin…</p>
<p style="text-align: justify;">— Et tu lui as dit oui…</p>
<p style="text-align: justify;">— Il m’a excitée, ce vieux pervers… et puis, la situation était trop invraisemblable pour la laisser passer…</p>
<p style="text-align: justify;">De toutes mes frasques, ce sont celles que je partage avec l’homme de la rue qui la choquent. Que je m’offre une collègue de travail ou un voisin est pour elle dans l’ordre des choses. Mais mon goût pour le chat de ruelle la dépasse complètement, la terrifie.</p>
<p style="text-align: justify;">— Et si c’était un psychopathe qui avait envie de jouer du couteau? Tu es complètement inconsciente Anne, aussi folle que ce vieux pouilleux…</p>
<p style="text-align: justify;">— Je sais, je sais, c’était risqué. Mais mon instinct me disait que sa passion était le cunnilinctus et non le meurtre en série. Je lui ai dit «ok» et il m’a emmené dans l’usine désaffectée, tu sais, celle près du canal…</p>
<p style="text-align: justify;">— Endroit idéal pour commettre un meurtre en toute tranquillité…</p>
<p style="text-align: justify;">— Peut-être, mais je suis encore bien vivante… On s’est retrouvé dans une immense pièce pleine de débris et de fer tordu. Il y avait une grande table au milieu. Il s’est couché sur la table et il m’a demandé de m’asseoir sur sa bouche.</p>
<p style="text-align: justify;">— Évidemment, tu t’es exécutée…</p>
<p style="text-align: justify;">— Évidemment. J’ai enlevé ma petite culotte, j’ai relevé ma jupe et j’ai fait ce qu’il me demandait. Il m’a léchée pendant une bonne demi-heure ! Tu peux ne pas savoir…</p>
<p style="text-align: justify;">— J’espère que je ne le saurai jamais…</p>
<p style="text-align: justify;">— Il enfonçait sa langue au fond de mon vagin. Je me suis tortillée comme un ver sur sa bouche. Je sentais sa moustache sur mon clitoris… c’était démoniaque! J’ai crié comme une folle et ça résonnait à mort dans toute l’usine. Quand il a senti que j’allais jouir, il m’a mis un doigt dans l’anus et j’ai eu l’impression que les anges de l’Apocalypse allaient sonner la fin des temps.</p>
<p style="text-align: justify;">— C’est ainsi que tu qualifies tous tes orgasmes…</p>
<p style="text-align: justify;">— Mais celui-ci fut particulièrement humide. Mon hippie était mouillé jusque dans les cheveux. Il en avait partout! Et moi j’étais en nage. Et tu sais ce qu’il a fait après?</p>
<p style="text-align: justify;">— Il a mis sa sale bite dans ta bouche.</p>
<p style="text-align: justify;">— Même pas. Il m’a assise sur la table, il a écarté mes jambes et il a bu et léché tout ce qui coulait. Ça m’a tellement excitée que je suis repartie de plus belle!</p>
<p style="text-align: justify;">— Et après?</p>
<p style="text-align: justify;">— Après? Rien. Il m’a dit «salut» et il est parti. Il n’a même pas demandé de le toucher.</p>
<p style="text-align: justify;">Les bras croisés, Simone me regardait, interdite.</p>
<p style="text-align: justify;">— Tu attires vraiment tous les fêlés de la planète, me dit-elle sur un ton courroucé.</p>
<p style="text-align: justify;">— Bien sûr chérie. Et c’est pour cette raison que tu reviens toujours à moi.</p>
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		<title>La Conque</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Mar 2011 00:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Bondage]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Yoni]]></category>

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		<description><![CDATA[On dit souvent que porter un coquillage contre son oreille permet d’entendre le bruit de la mer. Quand je porte le con de Simone à mes lèvres et que le goût salin de ses fluides envahit ma bouche, quand elle serre ses cuisses contre mes oreilles, j’entends le bruit du bonheur. Un bonheur spontané, gratuit, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">On dit souvent que porter un coquillage contre son oreille permet d’entendre le bruit de la mer. Quand je porte le con de Simone à mes lèvres et que le goût salin de ses fluides envahit ma bouche, quand elle serre ses cuisses contre mes oreilles, j’entends le bruit du bonheur. Un bonheur spontané, gratuit, immédiat, rugissant dans son sang comme un éclat de rire dans la tempête.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque fois que ça se produit, je souris, puis je pousse ma langue en elle. Et lorsque je ne puis m’enfoncer davantage, mes mains glissent, paumes plates et lisses, le long de la douce chair qui s’étend des profondeurs de ses fesses aux vallons légers de ses genoux. Ensuite, je m’accroche à elle, j’écarte ses cuisses, je soulève ses hanches pour laisser ma bouche migrer lentement vers le sud, vers le soleil obscur de son cul.</p>
<p style="text-align: justify;">Si ses mains sont libres — ce qui n’est pas souvent le cas —, Simone laisse alors danser ses doigts dans ma chevelure, empoignant et repoussant mes cheveux suivant les retraits et les insertions de ma langue. Mais comme elle préfère avoir les poignets solidement liés bien au dessus de sa tête, je me contente la plupart du temps des frémissements saccadés de son corps.</p>
<p style="text-align: justify;">Si sa bouche est libre — ce qui n’est pas souvent le cas —, Simone laisse alors sa parole divaguer dans un torrent de cris et de chuchotements, d’injonctions et de supplications, de litanies et de blasphèmes. Mais comme elle préfère être bâillonnée, je me contente la plupart du temps de ses soupirs, de ses gémissements et des gargouillis baveux de sa gorge.</p>
<p style="text-align: justify;">Je crois que c’est T.S. Eliot qui a dit que «l’homme ne peut prendre trop de bonheur»… à moins que ce fût «de vérité»? Je ne saurais dire, surtout lorsque Simone laisse perler son bonheur sur ma figure. Mais n’étant pas un homme, je prends mon bonheur où je peux et c’est là ma seule vérité.</p>
<p style="text-align: justify;">On dit souvent que porter un coquillage contre son oreille permet d’entendre le bruit de la mer. Quand je porte le sein de Simone à mon oreille et qu’elle me presse tout près de son cœur, j’entends le bruit du bonheur.</p>
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		<title>Gobstopper</title>
		<link>http://archet.net/2011/03/12/gobstopper/</link>
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		<pubDate>Sat, 12 Mar 2011 05:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Elle me lécha pendant un moment, avec application, s’arrêtant plusieurs fois pour voir si je changeais de couleur, en ayant l’air de se demander combien de coups de langue il fallait pour se rendre au centre.</p>
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		<title>L’alcool et le rasoir</title>
		<link>http://archet.net/2011/01/06/alcool-et-le-rasoir/</link>
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		<pubDate>Thu, 06 Jan 2011 16:05:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Adultère]]></category>
		<category><![CDATA[Alcool]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Saphisme]]></category>
		<category><![CDATA[Trichophilie]]></category>

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		<description><![CDATA[Entre Jacinthe et moi, ça n’allait plus du tout. Elle me trouvait irresponsable, insouciante, elle qui était si sérieuse et réfléchie. Elle me reprochait mes absences, mes trahisons. Elle n’avait pas tout à fait tort: j’avais à l’époque la fâcheuse tendance de ne pas payer ma part de loyer et de revenir à l’appartement la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Entre Jacinthe et moi, ça n’allait plus du tout. Elle me trouvait irresponsable, insouciante, elle qui était si sérieuse et réfléchie. Elle me reprochait mes absences, mes trahisons. Elle n’avait pas tout à fait tort: j’avais à l’époque la fâcheuse tendance de ne pas payer ma part de loyer et de revenir à l’appartement la chatte tartinée de foutre.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce soir-là, je l’avais traînée contre son gré dans une sauterie chez une connaissance d’une connaissance. Le buffet était gargantuesque et l’alcool coulait à flots. Un peu trop même, si bien que vers minuit, je me suis sentie vaseuse. Jacinthe avait aussi avalé sa part de vodka, elle qui ne buvait que très rarement. Elle riait, se laissant tâter par un groupe d’hommes, ce qu’elle ne faisait jamais. D’ailleurs, l’appartement était plein d’inconnus à la gueule de brute qui étaient débarqués de Dieu sait où. Lorsque le parquet s’est mis à tanguer, j’ai titubé jusqu’à une chambre et je me suis effondrée dans un lit.</p>
<p style="text-align: justify;">Une lumière venant du couloir me réveilla: la porte était ouverte. Quelqu’un était entré dans la pièce. Je reconnus le parfum de Jacinthe, mêlé à une forte odeur d’alcool. Elle s’etait approchée silencieusement du lit et s’était allongée près de moi. Je sentis sa main entre mes cuisses. Trop saoule pour faire quoi que ce soit, je la laissai faire en fermant les yeux. Elle releva ma jupe, fit glisser ma culotte, puis plaqua sa bouche contre ma vulve.</p>
<p style="text-align: justify;">J’avais toujours hautement considéré la technique buccale de Jacinthe. Mais cette fois, quelque chose clochait. Je mis cette maladresse sur le compte de l’alcool, elle n’avait pas tellement l’habitude. Tout en me faisant lécher, je mis la main sur sa tête. J’adorais caresser ses longs cheveux. Mais sous la main je ne sentis que des poils drus. Stupéfaite, j’explorai la nuque complètement rasée, les oreilles et le front dégagés. Ce n’était donc pas Jacinthe! J’essayais de deviner quelle fille pouvait bien venir, comme ça, me cunnilincter dans le noir. J’avais bien fait quelques œillades à une fille aux cheveux très courts en début de soirée, mais enfin de là à… peut-être qu’elle aussi se méprenait sur la personne… quelle situation incroyable! Situation que je me résolus de savourer, en espérant que Jacinthe n’en apprenne rien. J’ai joui en gémissant, emprisonnant la tête rude de l’inconnue entre mes cuisses. Elle hoqueta, se débattit un peu, mais je ne relâchai l’étreinte qu’une fois mon corps apaisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Revenue à mes esprits, je ne savais pas trop ce que je devais faire. J’aurais pu me taire et me rendormir comme une bienheureuse. Mais j’étais trop curieuse. Je lui demandai: «Qui es-tu?»</p>
<p style="text-align: justify;">Abasourdie, je reçus la réponse comme un coup de poing:</p>
<p style="text-align: justify;">— C’est moi, Jacinthe.</p>
<p style="text-align: justify;">— Mais qu’est-ce que t’as fait à tes cheveux?</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai avancé la main pour toucher à nouveau sa tête.</p>
<p style="text-align: justify;">— T’es devenue folle ou quoi?</p>
<p style="text-align: justify;">Elle s’est relevée et me dit:</p>
<p style="text-align: justify;">— Une de tes salopes de copines m’a proposé cinq cents dollars pour me couper les cheveux, j’allais quand même pas dire non. Je te rappelle qu’on a déjà trois mois de loyer en retard. Mais toi, Anne, t’es un belle dégueulasse! Tu pensais qu’une autre était venue te lécher la chatte, hein?</p>
<p style="text-align: justify;">J’étais coincée. L’esprit embrumé par l’alcool, je ne trouvai rien à répondre. Je l’entendis se relever et partir en claquant la porte. Me laissant retomber sur le lit, je me dis qu’elle n’y penserait plus le lendemain et replongeai dans le néant.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me suis réveillée quelques heures plus tard avec une prodigieuse gueule de bois, qui ne m’empêchait toutefois pas de me souvenir parfaitement de ce qui s’était passé au cours de la nuit. Je me levai péniblement, remis ma culotte, me rajustai tant bien que mal puis partis à la recherche de Jacinthe. Des gens dormaient un peu partout. Dans un coin du salon, je suis tombé sur un champ de bataille: la crinière coupée de Jacinthe par terre, de longues mèches blondes, lisses et encore soyeuses, mélangées à des cheveux plus courts. Ils avaient dû commencer grossièrement aux ciseaux et finir à la tondeuse ou au rasoir. Ces instruments traînaient d’ailleurs sous la table à café.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis j’ai vu des poils frisés. Était-il possible qu’ils lui aient aussi… J’ai ramassé le rasoir. Il était couvert de petits poils blonds. J’ai alors vu la robe de Jacinthe, accrochée à un fauteuil. Je n’ai pu alors m’empêcher de l’imaginer, allongée par terre sur le dos, les cuisses ouvertes, un homme penché sur sa chatte, le rasoir à la main. Avec sans doute d’autres salauds autour d’elle, des vicieux venus se rincer l’œil en rigolant. Elle a dû leur offrir tout un spectacle.</p>
<p style="text-align: justify;">L’avait-elle fait pour se venger de moi? Ou bien pour du fric, comme ses cheveux? Et maintenant où était-elle? Et qu’avait-elle encore pu faire d’autre comme bêtises?</p>
<p style="text-align: justify;">Je l’ai trouvée dans une autre pièce, allongée sur un lit défait, sur le ventre, nue. De près, on voyait que la coupe de cheveux, que le rasage de la nuque et des tempes, avait été mal torché. Je l’ai retournée. Elle dormait profondément et puait l’alcool. Des traînées de sperme séché maculaient son ventre, ses cuisses, ses seins et son visage, tout autour de sa bouche et au coin de ses lèvres. Sa chatte était entièrement rasée, jusqu’à l’anus. On pouvait voir les nombreuses coupures laissées par un rasage négligent sur le pubis et les grandes lèvres. Sur son front nu, dépourvu de son épaisse frange, un mot tracé au feutre rouge: « salope ».</p>
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		<title>Fontaine…</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 23:03:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Baiser]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Gode-ceinture]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Masturbation]]></category>
		<category><![CDATA[Séparation]]></category>
		<category><![CDATA[Sodomie]]></category>

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		<description><![CDATA[« Je n’embrasserai jamais une femme » me dit-elle, un an avant que sa langue, alourdie par le drambuie, ne glisse entre mes lèvres et sur mes dents. « Je ne laisserai jamais une femme me caresser » me dit-elle, un an avant que je ne soupèse ses seins et pince ses mamelons sous son pull de laine. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« Je n’embrasserai jamais une femme » me dit-elle, un an avant que sa langue, alourdie par le drambuie, ne glisse entre mes lèvres et sur mes dents.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je ne laisserai jamais une femme me caresser » me dit-elle, un an avant que je ne soupèse ses seins et pince ses mamelons sous son pull de laine.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je ne toucherai jamais le sexe d’une femme » me dit-elle, un an avant qu’elle ne fasse voler ma culotte à travers sa chambre.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je ne laisserai jamais une femme poser sa langue sur moi » me dit-elle, un an avant qu’elle ne me laisse goûter les sucs salins qui enduisaient ses lèvres vénériennes.</p>
<p style="text-align: justify;">« D’accord, mais j’espère que tu ne t’attends pas à ce que je te rendes un jour la pareille » me dit-elle, un an avant que je ne caresse, entre mes cuisses, la cascade rousse et soyeuse de sa chevelure.</p>
<p style="text-align: justify;">« Mon cul ? Pas question qu’une femme y touche ! Ni un homme, d’ailleurs : c’est trop sale » me dit-elle, un an avant d’agiter des hanches en soupirant pour que mon pouce fouille plus profondément son fondement.</p>
<p style="text-align: justify;">« Range moi ce gode ceinture sur le champ. Je ne veux jamais plus entendre parler de ces trucs pervers de lesbienne dégénérée » me dit-elle, un an avant que je ne la besogne, le dos sanglant labouré par ses ongles fraîchement manucurés.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je ne cesserai jamais de t’aimer » me dit-elle, un an avant qu’elle ne parte avec la moitié des meubles de l’appartement.</p>
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		<title>La conférence interrompue (4/5)</title>
		<link>http://archet.net/2010/01/24/la-conference-interrompue-45/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 03:53:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dialogues vénériens]]></category>
		<category><![CDATA[Anarchie]]></category>
		<category><![CDATA[Cuir]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Domination]]></category>
		<category><![CDATA[Insurrection]]></category>
		<category><![CDATA[Orgie]]></category>
		<category><![CDATA[Prostitution]]></category>
		<category><![CDATA[Sodomie]]></category>
		<category><![CDATA[Soumission]]></category>
		<category><![CDATA[Sperme]]></category>
		<category><![CDATA[Urophilie]]></category>

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		<description><![CDATA[Ou la philosophie dans le 3½ (transcription de cinq enregistrements numériques) (Lire la suite.) Nom du fichier : conference04.wav AA : Anne Archet, conférencière doublement pénétrée LB : Louis Berthier, artiste embroché SB : Simone Bechara, lesbienne spermophage L : Lucifer, poète enculé S : Stella, prostituée de Babylone F : Fido, soumis bien membré [Début de l’enregistrement] [Bruits de manipulation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>Ou la philosophie dans le 3½<br />
(transcription de cinq enregistrements numériques)</em><br />
(<a href="http://archet.net/2010/02/02/la-conference-interrompue-55/">Lire la suite</a>.)</p>
<p><strong>Nom du fichier : conference04.wav</strong></p>
<p>AA : Anne Archet, conférencière doublement pénétrée<br />
LB : Louis Berthier, artiste embroché<br />
SB : Simone Bechara, lesbienne spermophage<br />
L : Lucifer, poète enculé<br />
S : Stella, prostituée de Babylone<br />
F : Fido, soumis bien membré</p>
<p style="text-align: center;">[Début de l’enregistrement]</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de manipulation de micro.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je ne finirai jamais, au rythme où vont les choses… je ne sais même plus où j’en suis rendue…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de manipulation de micro.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Hum… bon. Je pourrais… ok. L’insurrection.</p>
<p style="text-align: justify;">L’anarchie n’est pas un programme politique; c’est une affaire de volonté — ou de désir, comme le disaient Deleuze et Guattari. Créer de nouveaux agencements, de nouvelles valeurs, de nouvelles façons d’interagir, de nouvelles façons d’aller au bout de nous-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;">La stratégie que je vous propose est insurrectionnelle. L’insurrection n’est pas une solution idéologique à tous les problèmes de la terre, ni une marchandise de plus sur le marché sursaturé des idéologies et des opinions, mais une pratique destinée à mettre un terme à la domination de l’État et la reproduction du capitalisme. L’insurrection n’est pas une utopie. Elle n’a pas de système ou de modèle de société idéal à offrir à la consommation publique. L’insurrection doit se comprendre comme processus et non comme une fin — c’est un processus d’émancipation, de rupture, c’est le soulèvement en tant que tel.</p>
<p style="text-align: justify;">La liberté qui ne peut être vécue qu’une fois la république instaurée, qu’une fois la révolution accomplie, qu’une fois le communisme advenu n’est qu’un mensonge des apprentis sorciers, des aspirants maîtres de l’État. <span id="more-2746"></span>La liberté n’est pas un but à atteindre, mais une expérience à vivre. Et la vie ne peut attendre.</p>
<p style="text-align: justify;">L’insurrection est donc le fait de poser en acte le refus de l’ordre étatique existant. L’insurrection est un moyen d’affaiblir la société autoritaire et capitaliste dans le but de libérer des zones d’espace et de temps où l’autonomie et la liberté économique et politique, une fois l’autorité rejetée, sont alors réalisables. L’insurrection est un coin de métal enfoncé dans les lézardes du mur épais que constitue le spectacle.</p>
<p style="text-align: justify;">L’insurrection consiste à vivre l’anarchie, à la réaliser dans des moments et des espaces non seulement possibles, mais actuels. Il s’agit donc de ne plus remettre la vie à plus tard, de ne plus penser en terme d’action politique, de révolution et de prise de pouvoir, mais en terme de création de nouvelles valeurs, de nouvelles expériences de vie, et de dissolution du pouvoir…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Est-ce qu’on a frappé à la porte? Je pense que j’ai entendu frapper…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> De calme, Lucifer, il n’y a personne.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Tu m’avertis si ça frappe, hein…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Sûr. Maintenant, tu permets?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Ouais.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas qui s’éloignent.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Nietzsche nous invite à devenir ce que nous sommes, de grands individus. Cette voie est ardue, remplie de périls, mais c’est la seule façon de nous réapproprier notre vie. Se placer au centre de notre propre activité signifie trouver de nouvelles façons d’entrer en rapport avec la société, d’entrer en relation et entre nous.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jour où nous commencerons à vivre selon nos propres désirs et nos propres expériences, nous nous retrouverons perpétuellement en conflit avec le troupeau et ses maîtres. Ce sera alors à nous de refuser d’assumer, de jouer le rôle social qu’on nous assigne, refuser de faire semblant d’accepter d’avoir à payer pour se procurer les biens nécessaires à notre survie, refuser de travailler, de suivre le protocole, la morale, la bienséance.</p>
<p style="text-align: justify;">Le grand individu lutte avec intelligence, humour et fureur pour sa propre cause, contre la société. Il cherche aussi ses semblables, ceux avec qui il veut vivre, jouir, créer de nouvelles valeurs. Voilà ce à quoi Nietzsche nous invite, voilà l’essence de l’anarchie : profiter mutuellement de nous-mêmes en tant qu’individus sauvages et libres.</p>
<p style="text-align: justify;">Chacun de nous est unique et donc imprévisible…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[On sonne à la porte.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas de course.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> J’y vais! J’y vais!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de porte qui ouvre.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Vous… vous êtes Stella.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Monsieur a un sens de l’observation très développé, à ce que je vois. Vous êtes l’hôte, n’est-ce pas?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oui…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Silence.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Alors? Vous me faites entrer ou je dois vous pousser moi-même hors de la porte?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Euh… oui, oui, bien sûr.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L : </em>Est-ce que notre pute est arri… oh!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Silence.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Et tu dois être celui qui m’a téléphoné. Vous êtes quatre, ici, n’est-ce pas?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Je… je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Où sont les autres?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Il y a… Anne, juste là…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Anne Archet?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oui, c’est moi. Enchantée de faire ta… je veux dire, votre connaissance, madame…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Je vous en prie, appelez-moi Stella, Anne. C’est un plaisir pour moi de vous rencontrer.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Et moi de… vous contempler…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> J’ai lu tout ce que vous avez écrit. Vous avez du talent.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Merci… je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Vous devriez abandonner vos scrupules et publier ailleurs que sur le web. Vendre ses œuvres ne signifie pas nécessairement vendre son âme au diable, vous savez.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ah, vous pensez que…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Évidemment. Nous n’avons pas le choix de nous vendre, c’est une nécessité, car on en a fait la condition de notre survie. Alors, autant vendre chèrement le temps dont on nous dépossède.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oh, oui, c’est vraiment… c’est ce que je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Parlant d’argent, où est le mien? Il faut me payer comptant et à l’avance.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oui, bien sûr… J’ai ça juste ici… voilà.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Voyons cela… quarante… cent… deux cents&#8230; deux cent soixante. Il manque cent dollars. Où sont-ils?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> C’est que…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas qui approchent.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Qu’est-ce que vous faites? On a sonné… est-ce que la pute est… oh!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Tu dois être l’amante de madame Archet, je présume?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Euh… euh oui, moi c’est Simone…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Joli prénom. Comme dans <em>L’Histoire de l’œil </em>de Bataille. Je suppose que c’est toi qui a les cent dollars manquants?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Je les ai, madame Stella… voilà, prenez.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Hum… Gardez ceci. Cent dollars suffisent. Bon, maintenant, passons aux choses sérieuses. Vous avez des désirs en particulier.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Euh…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Hum…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Toi, Lucifer. C’est bien ton nom?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> C’est un nom de plume, en fait. Je m’appelle en réalité Éric et…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> C’est toi qui m’as appelé. Qu’est-ce que tu avais en tête?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Moi? Ben je voulais seulement… vous savez, je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Vous?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Oui, je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Silence.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Bon, je vais devoir prendre les choses en main. Ne vous en faites, pas, j’ai l’habitude de m’occuper de l’agencement des désirs… Vous… quel est votre prénom?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Louis.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Louis, prenez ceci et allez chercher Fido. Il est dans le coffre arrière de ma voiture.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit d’un trousseau de clés qu’on lance et qu’on attrape.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> J’y vais.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas. Porte qui ouvre, puis qui se ferme.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Maintenant, j’ai besoin que quelqu’un me déshabille. Des volontaires?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Moi!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> D’abord, tu sors ton porte-monnaie sans hésiter. Maintenant, tu t’empresses de la déshabiller… je vais de surprise en surprise, Simone.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Vas-y, mignonne. Je suis toute à toi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> D’accord. Hum… votre parfum est si… enivrant. Laissez-moi d’abord me placer derrière vous pour que je puisse faire courir mes mains le long de vos hanches… et votre ventre…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Commence par ma blouse.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Oui, un bouton à la fois… Oh! Votre peau est si douce… et ces tatouages étranges, sur vos bras… ça ressemble…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> On dirait le <em>Jardin des délices</em> de Bosch.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Bien observé. Le reste du triptyque est sur mon dos. Maintenant, ma jupe.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Oh… Votre taille est si fine et vos fesses si rebondies, c’est presque irréel… je crois que… je crois que je vais enlever votre string avec mes dents…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Attention à mes bas. Je ne supporte pas les mailles.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Bon dieu! Quel cul! Je n’en crois pas mes yeux…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Détache mes cheveux, Simone, veux-tu?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ces longues mèches de jais… si brillantes, si douces, si odorantes… on voudrait y plonger son nez et y mourir…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ses seins… peux-tu…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Oui, attends… voilà, j’enlève le soutien-gorge…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oh! Ils sont si ronds… des globes parfait, haut perchés… et ces pointes, longues et dures… on croirait le buste d’une Vénus de marbre…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de porte qui ouvre.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Il n’y avait pas de chien dans le coffre de l’auto… mais il y avait ce gars-là…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Je vous présente Fido, mon fidèle compagnon.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Euh… enchantée.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Est-ce qu’il peut nous entendre, avec cette cagoule de cuir?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Bien sûr. Il ne peut toutefois pas parler, car il porte un bâillon.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> C’est la première fois que je vois ce genre d’accoutrement. Il est couvert de cuir de la tête aux pieds…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Sans compter l’anneau dans son nez, dans lequel passe sa laisse…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Fido a tout abandonné, travail, famille, patrie, pour devenir mon esclave. Il est soumis à tous mes caprices.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Votre… esclave?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Oui. Il est à mon service jour et nuit. Évidemment, comme c’est le cas pour tous les maîtres, le pouvoir que j’ai sur lui ne tient qu’à son bon vouloir. Le jour où je ne serai plus à la hauteur de ses désirs, il me quittera sûrement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Ça ne risque pas d’arriver… moi, je ne vous quitterais jamais.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> En attendant, il m’est fort utile. C’est une brave bête, pleine de vigueur, qui saillit avec enthousiasme tout ce qu’on lui demande. Et surtout, il est exceptionnellement bien monté…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ah oui? J’aimerais bien voir ça…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Justement, ma chère, vous allez avoir la chance de constater <em>de visu</em> à quel point la nature a été prodigue envers lui, car c’est avec vous que nous commençons.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Moi?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Oui. Fido, montre ta queue à la dame. Exécution.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de fermeture à glissière.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Lucifer, aide notre écrivaine à se déshabiller. Et vous, Louis, retirez vos vêtements. Je veux m’assurer que vous soyez en état de l’honorer convenablement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Houla! Alors, c’est ça qu’on entend par « bien membré »… Je peux le…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Allez-y. Sucez-le. Il en raffole. Lucifer, c’est à ton tour. Mets-toi à poil et approche-toi, que je compare ta bite à celle de ton ami…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Hum.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de succion baveux.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Jolies queues… on croirait qu’elles sont jumelles… longues et cambrées… je sens votre pouls battre à l’unisson dans chacune de mes mains.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oui… c’est bon…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Hmm…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Anne, ces trois mâles sont maintenant prêts à vous prendre. Il faut agencer les positions. Louis, couchez-vous sur le dos, sur le lit… voilà. Anne, installez-vous sur lui…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Comme ça?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> C’est ça. Je vois que vous êtes bien mouillée… ça va glisser à merveille. Je place la queue de Louis contre votre chatte et…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ooooh…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> C’est bien! Tortillez-vous le cul… en cadence… Maintenant, Lucifer, tiens-toi debout, de l’autre côté, et offre ton membre à son palais.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Mffmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Ouais… Hmmmm…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de succion accompagnés de la plainte d’un lit qui craque et de soupirs désordonnés.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Fido, à toi de compléter l’arrangement. Encule madame… et je t’en prie, fais-le délicatement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Les craquements et les plaintes s’accélèrent.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Et moi?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Toi, ma toute belle, je t’ai réservé ce que tu désires vraiment. Regarde…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Oh! On dirait de la nacre… votre chatte est parfaite… comme un écrin où serait lové le bijou précieux qu’est votre clitoris…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Glisses-y ta langue : il mouille pour toi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Commence une mélodie étrange, celle de l’amour à six. On dirait une pièce de musique concrète de Pierre Schaeffer : percussions rythmées produites par le matelas et le lit, grognements graves des hommes qui répondent aux plaintes flûtées des femmes. Le rythme fluctue, tout en accélérant. Les voix se tissent, se nouent et se défont autour de ce martèlement, jusqu’au cri final.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Mmmm… Han!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Mmmmoui!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ah… Ah! Ah!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Tu vois ton amante, comme elle a été prise par les trois orifices? Regarde-la bien… elle a du foutre sur les joues… elle en a aussi qui coule le long de ses cuisses… approche-toi… vas-y, je te regarde.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Vous voulez que je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Oui. Il ne doit rien en rester.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> <em>[Reprenant son souffle.]</em> Fff… Viens… Fff… mon amour… Fff… tout ce sperme est pour toi…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Passe ta langue sur son menton, sinon ça va couler sur le drap…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Mmmm…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de lapement.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Quant à toi, Fido, laisse-moi t’enlever ton bâillon. Mais je t’avertis : je ne veux pas entendre un mot sortir de ton trou à bite.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de fermeture à glissière, puis bruit d’une pièce de plastique qu’on retire d’une bouche.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Tu vas maintenant sucer les deux jeunes hommes que voilà pour qu’ils reprennent vigueur et soient utiles pour la suite des choses.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Oui.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de succion baveux et soupirs, tant féminins que masculins, le tout entrecoupé du dialogue qui suit :]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oui, mon amour, glisse ta langue dans ma fente…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Fuck! Il… Il suce comme une ventouse!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> À moi, c’est à mon tour… Ouf!&#8230; Sa langue… je ne me suis jamais fait sucer comme ça!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Lapements et plaintes qui se poursuivent quelques minutes.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Bien! Brave Fido! Tu les as si bien lapés qu’ils sont durs comme l’os… Tu es un bon toutou, Fido. Viens, tu vas avoir ta récompense. D’abord, je te remets ton bâillon…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits buccaux, puis fermeture à glissière.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Ensuite, approchez-vous, Anne… et toi aussi, Simone. Fido raffole de l’urine des jeunes femmes… pissez-lui dessus.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Comment? Sur le lit?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Non. Il va s’étendre là, sur le plancher. Vous n’aurez qu’à l’enjamber… vous accroupir un peu… un tout petit peu de pisse sur votre parquet, ça ne vous dérange pas trop Louis?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Bordel, non. Je veux voir ça!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Et on lui pisse… où, exactement?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Laissez-vous inspirer par le moment. Évidemment, la tête est un emplacement de choix…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Incroyable… Tout ça est tout simplement incroyable…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je sens que ça vient…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit d’un liquide qui gicle.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> En plein dans la gueule!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Sur sa poitrine, aussi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> À moi! À moi!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Autre bruit d’un liquide qui gicle.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm!<em> </em>Fffmmm!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Regardez comme il bande… Pisse-lui sur la queue, Simone!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Dommage, j’ai fini.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> À moi maintenant que l’asperger, cette brave bête.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit d’un troisième liquide qui gicle.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Il se tord de plaisir… Vous aviez raison, c’était vraiment une récompense.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm! Fffmmm! Fffmmm!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Anne, mon amour… je t’ai trouvée si belle… si douloureusement perverse quand tu lui a pissé au visage… je suis trop excitée… laisse-moi enfouir mon nez dans ta chatte, me saouler de ton nectar…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Viens sur le lit avec moi et gamahuchons-nous. Moi aussi, je veux te faire minette, lécher tes nymphes parfumées d’urine…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Craquements du lit, puis lapements entrecoupés à quelques reprises par des « Oh! » et des « Ah! » poussés par les deux femmes.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Alors, messieurs, le spectacle vous excite?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Fuck… oui! Je ne peux pas m’empêcher de me branler!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Je bande tellement que j’ai l’impression que ma bite va se détacher de mon corps et se sauver par la fenêtre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Dans ce cas, joignons-nous à ces deux charmantes gouines et foutons en chœur. Je me place en levrette ici, sur le bord du lit…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oh! Quel cul sublime… si je pouvais…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Non Louis. Je veux que ce soit le poète qui m’enconne. Viens, Lucifer. Prends-moi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Laissez-moi d’abord embrasser cette cramouille divine…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Lapements. Soupirs.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Hum… Oh… Ffff…Bon, suffit. Il est temps de composer l’agencement avant que la ferveur ne tombe. Donne-moi ta queue, que je la guide… voilà… doucement…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Han… Ouf… Ha…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Craquements rythmiques du lit et soupirs.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S : </em>Maintenant… Lucifer…tu vas… te faire enculer…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Je… non…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Oui… il le faut… continue de me baiser… et vous, Louis, approchez…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Je vais y aller doucement, Lucifer… plus doucement que lorsque tu me l’as fait…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Tu as entendu, poète? Ne gâche pas tout… offre ton fondement…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Oui… vas-y… je… je suis prêt…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ne bouge plus… attends…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Hum… Oh!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Dou… ce… ment…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L : </em>Ne bouge plus! Ne bouge plus! Laisse-moi le temps de…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Ça va, Lucifer?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Je… Oui, je crois…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Dans ce cas, allez-y, Louis, besognez-le. Je sentirai dans ma chatte les coups de boutoir que vous lui donnerez.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB:</em> Ffff… Han… Han… Han…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L:</em> Ah! Oh… Oh! Oh!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S:</em> Oui, c’est bien! Jusqu’au fond! Oui!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[La musique vénérienne reprend, ponctuée à l’arrière-plan par les gloussements des deux femmes qui se gougnottent.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Fido, à toi de jouer. Tu sais ce que tu as à faire…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F : </em>Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oui! Encule-moi! Je veux sentir ton pieu fouiller mes entrailles!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Doucement, Fido! Il ne faut pas briser l’arrangement. Nous devons rester liés, tous les quatre…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Mmgmrmm… Oui! Oui! Il m’encule!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Allez mes chéris! Enculez-vous! Faites-moi jouir! Plus fort! Plus vite!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Cris féminins et masculins désordonnés. Craquements de lits. Soupirs et plaintes et crescendo.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L : Je…Je vais…</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oui! Oui!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S : Oh…</em></p>
<p style="text-align: center;">[Fin de l’enregistrement.]</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La conférence interrompue (1/5)</title>
		<link>http://archet.net/2009/12/22/la-conference-interrompue/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 03:50:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dialogues vénériens]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Fellation]]></category>
		<category><![CDATA[Nietzsche]]></category>

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		<description><![CDATA[Ou la philosophie dans le 3½ (transcription de cinq enregistrements numériques) Nom du fichier : conference01.wav AA : Anne Archet, conférencière interrompue LB : Louis Berthier, artiste subventionné SB : Simone Bechara, lesbienne radicale [Début de l’enregistrement] [Bruits de manipulation de micro.] AA : Comment ça fonctionne, ce truc? [Autres bruits de manipulation de micro.] AA : Ok. « Individualisme, aristocratie et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>Ou la philosophie dans le 3½<br />
(transcription de cinq enregistrements numériques)</em></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><em>Nom du fichier : </em>conference01.wav</strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p>AA : Anne Archet, conférencière interrompue<br />
LB : Louis Berthier, artiste subventionné<br />
SB : Simone Bechara, lesbienne radicale</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">[Début de l’enregistrement]</p>
<p><em> </em></p>
<p><em>[Bruits de manipulation de micro.]</em></p>
<p><em>AA :</em> Comment ça fonctionne, ce truc?</p>
<p><em>[Autres bruits de manipulation de micro.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ok. « Individualisme, aristocratie et anarchie », par Anne Archet. Ébauche de conférence.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Longue pause.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ahem. Bon… On vient à l’anarchisme de diverses manières. Plusieurs y viennent en quittant le marxisme, dont l’échec historique n’est plus à démontrer. Ceux-là ont une conception de l’anarchisme influencée par leur ancienne foi : ouvriérisme, attachement à la révolution, appels constants à l’organisation des prol… non : des <em>masses</em>, oui, c’est mieux… Appels à la construction de fédérations, de groupes militants, bref, d’une organisation anarchiste spécifique qu’ils conçoivent comme l’outil qui servira à provoquer l’étincelle de la révolte et préparer le nouveau monde libertaire.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres, plus rares, y viennent mûs par une soif impétueuse de liberté individuelle et sont viscéralement des « En Dehors », pour reprendre l’expression d’Armand. Ceux-là viennent à l’anarchie non pas par Marx, mais par Nietzsche et Stirner, ce qui est mon cas.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous propose aujourd’hui d’explorer une façon différente d’envisager l’anarchie — différente des tendances traditionnelles héritées des « pères fondateurs » que furent Proudhon, Bakounine et Kropotkine. Je pense ici au communisme libertaire et l’anarcho-syndicalisme. Je vous propose de découvrir l’individualisme aristocratique et insurrectionnel.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-2710"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de feuilles froissées.]</em></p>
<p style="text-align: justify;">Bon, c’est pas trop génial  comme introduction, mais disons que ça ira pour l’instant.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Autre bruit de feuilles froissées.]</em></p>
<p style="text-align: justify;">L’individualisme aristocratique se distingue par sa volonté d’élever l’individu au-dessus de lui-même en le rendant digne de sa liberté. Fortement marqué par la personnalité de Friedrich Nietzsche, cet individualisme uniciste préconise une affirmation intense et complète du moi qui doit conduire à l’épanouissement d’un individu supérieur à l’homme du troupeau. Par le libre développement de ses facultés, l’individu fort est appelé à devenir un homme supérieur.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Une porte grince. On entend un bâillement.]</em></p>
<p style="text-align: justify;">L’individu prôné par Nietzsche n’est ni le sujet cartésien, ni la personne kantienne, mais plutôt un centre de volonté de puissance.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de chasse d’eau]</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, Nietzsche rejette le primat de la conscience et de la raison qui se trouve à la base de la philosophie occidentale. Pour lui, la conscience n’est que la traduction en termes grégaires de ce que nous sommes réellement. Le rationalisme de Descartes est donc pour lui une illusion : les forces qui agissent en l’individu et qui motivent ses actions ne sont pas conscientes.</p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Une porte d’armoire claque, puis on entend des assiettes qui s’entrechoquent.]</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit plutôt d’instincts, de pulsions qui luttent en son sein et qui lui donnent son énergie. Ces pulsions tirent leur sens et leur unité de la volonté de puissance…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Parlant de volonté, tu veux un café? Je m’en fais un.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Non merci Louis, pas maintenant. Je prépare ma conférence.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ça parle de quoi, ton truc ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Des liens entre l’anarchie et l’individualisme aristocratique de Nietzsche.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ah.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tu m’excuses, je reprends.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Fais comme chez toi, hein.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Merci.</p>
<p style="text-align: justify;">Bon, qu’est-ce que je disais… ah oui. Ces pulsions tirent leur sens et leur unité de la volonté de puissance. Ce concept de Nietzsche a souvent été mal interprété : il n’est pas volonté de dominer autrui, ni de se dominer soi-même comme le proposaient les stoïciens, mais plutôt pour l’individu la volonté de se surpasser soi-même, en laissant jouer librement ses instincts les plus forts et sans chercher à les soumettre à sa raison ou se laisser berner par la clarté illusoire de sa conscience.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, la volonté de puissance pousse l’individu à aller au bout de lui-même, à réaliser les potentialités en ne se pliant qu’à ses propres nécessités.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Comme hier soir : il a été nécessaire qu’on se plie pour que je te prenne par un bout de toi-même.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ha ha, très drôle.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Mais pas exact, parce que c’est par tous les bouts que je t’ai prise, pas seulement un.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oui, oui, ce fut si divin que j’en ai le popotin encore sensible. Merci à toi, ô dieu du pieu pour tes largesses.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Tout le plaisir fut pour moi, chérie.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je n’en doute aucunement. Tu me laisses travailler, maintenant?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Je t’en prie, fais comme si je n’étais pas là…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Faudrait être sourde, muette et aveugle pour accomplir un tel exploit !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ha, ha, ha.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ok. Où en étais-je? Stoïciens… hum… surpasser soi-même… réaliser ses propres nécessités.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous aurez compris qu’il est question ici d’égoïsme, un concept central dans la pensée de Nietzsche comme d’ailleurs celle de Stirner. Ces deux philosophes abordent l’égoïsme de façon très différente. Pour Nietzsche, l’égoïsme n’est pas une valeur en soi. Il est lié au nihilisme s’il n’est que souci de soi conscient en calculateur. Pour Nietzsche, l’égoïsme n’a pas pour centre l’ego conscient, mais plutôt le « Soi organique », formé de l’ensemble des pulsions et des instincts de L’individu, animés par la volonté de puissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Valeur relative, l’égoïsme est pour Nietzsche un symptôme…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oh-oh. Je crois que je bande. Est-ce que ça, aussi, c’est le symptôme de quelque chose…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> C’est le symptôme que tu es excité, dans le sens d’énervé et d’énervant. Tu peux arrêter de m’interrompre tout le temps? Il ne me reste que douze heures avant ma conférence et je commence à peine à me préparer…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> C’est pas ma faute, c’est la tienne. Je me lève le matin et qu’est-ce que je vois? Une fille presque à poil, assise le cul à l’aire à la table de ma cuisine, qui porte une de mes chemises et qui l’a si peu boutonnée qu’on lui voit les lolos chaque fois qu’elle bouge un peu. Pas surprenant que Monsieur Popol relève la tête et ait envie d’aller faire trempette.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Comme c’est charmant! Serait-ce ici que le brave Monsieur Popol aurait envie de mouiller sa barbiche?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oh… mets-y un doigt… tu sais que je suis fou de ta chatte… tous ces petits plis roses et humides… on dirait des gouttes de rosée…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA : </em>Assez rigolé, j’ai du travail. Et puis, on a passé la nuit à baiser… tu devrais en avoir assez.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Je n’en ai jamais assez.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tu devras quand même t’en contenter. Maintenant, laisse-moi, je dois vraiment terminer ceci.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ah la la, quelle torture…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Froissement de feuilles.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ahem… l’égoïsme a pour Nietzsche valeur de symptôme. Ainsi, l’intérêt personnel peut être diversement défini comme la conservation de soi, la quête des biens matériels, la gloire, le salut de l’âme, le bonheur, la sagesse, le dépassement de soi, le plaisir sensuel…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Qu’est-ce que j’ai entendu?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Couché, Médor! Je rongerai ton os plus tard.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Grrrrrrr.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tous ces intérêts ne se valent pas et doivent être jugés non pas selon la morale, mais selon le critère de la volonté de puissance. Ainsi, une forme d’égoïsme est positive si elle va dans le sens d’un accroissement d’être, d’un dépassement de soi, d’un épanouissement. Mais une autre forme d’égoïsme peut être négative si elle va dans le sens d’une décadence ou d’un amoindrissement de l’individu, ce qui, il faut l’admettre, est bien souvent le cas de l’individualisme bour… hé !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> J’ai tellement accru que mon être dépasse de mon slip!</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em>AA : </em>Veux-tu bien me lâcher les seins? Qu’est-ce que tu es tache, quand tu t’y mets!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Allez, Anne! J’ai vu ta petite fleur… elle est mignonne et éclose !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Calme-toi, Ronsard. Non, c’est non.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ne me dis pas que tu n’en as pas envie!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Louis, je suis occupée. Tu vas me laisser tranquille, à la fin? Trouve quelque chose d’autre à faire de ta bite… va finir un tableau, tiens.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ne ris pas de mon malheur! Je suis raide comme une barre! Faut que je me mette!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Pas question. J’ai une conférence à préparer. Ouste.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Sois gentille! Tu n’as qu’à te coucher sur la table et ouvrir les cuisses. Je vais les remonter juste assez pour que ta chatte bâille un peu, et puis j’aurai l’angle parfait pour…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> … pour froisser mes papiers et mêler mes notes. Laisse-moi travailler.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Juste un quickie! Je te pistonne quelques minutes et on n’en parle plus.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oh, que c’est tentant. Laisse-moi y penser… non.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Anne! Je me meurs!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Mais tu ne lâches jamais!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>B :</em> Dis oui!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Non!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Juste un peu!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Non, non, non et non !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Juste une pipe, alors.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je prépare un exposé, pas une épreuve orale.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Une petite pipe de rien du tout, ce n’est pas la mer à boire…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Mais c’est toujours amer à boire, à la fin.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Si tu me suces, je ne te demande plus rien, après.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tu me promets de me laisser tranquille?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Promesse de scout.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Juré craché?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Juré, et tu peux même recracher.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de fermeture à glissière.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Mais, qu’est-ce que tu…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tu le vois bien, je m’exécute.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Comme ça, tout de suite… sans même me montrer tes seins?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je trouve Monsieur bien mal placé pour être exigeant.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Je suis comme ça; j’ai besoin de contempler des lolos pendant qu’on fait monter ma crème.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> <em>[Soupir.]</em> Voilà, t’es content? Maintenant, sors-moi cette bite, qu’on en finisse.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Voi…là. Madame est servie!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA. </em>Hum.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de succion baveux.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ouf! Oui… J’aime quand tu passes ta langue comme ça, le long de la veine… puis, autour du gland… je… Humm… oui… ta bouche est brûlante… et bien baveuse… Oh! Oui! Tu… c’est ça, contre le frein…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Autres bruits de succion baveux.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Je… je vais baiser ta bouche… attends, laisse-moi prendre ta tête et… oui! C’est ça! Je te bourre le visage comme si… comme si c’était ta chatte…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits étouffés de strangulation.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oh… je vais… je vais… laisse-moi venir sur ton… ton…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Vas-y, asperge-moi le visage…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ahhh !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Humm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Une porte ouvre, puis claque.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Allô Louis! Anne est là? Je vous ai apporté des croiss…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Salut, Simone.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Mais… Mais…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Simone, ce n’est pas ce que tu…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Et qu’est-ce que je crois, au juste?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Cool. Un psychodrame lesbien dans ma salle à dîner !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Toi, essuie-toi la bite et fous-nous la paix.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Simone, n’en fais pas tout un plat. Tu es venue au mauvais moment, c’est tout.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Tu parles! Il est même venu dans tes cheveux. C’est répugnant!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tu sais à quel point il est insupportable lorsqu’il a les couilles pleines. Il m’empêchait de travailler et…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Et tu as décidé non seulement de mettre sa queue dans ta bouche, mais de le laisser venir dans ta face. Quelle présence d’esprit!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Mon amour, tu sais que c’est seulement pour s’amuser… et puis…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Et puis rien, je ne veux plus rien entendre! Tu sens le sperme à plein nez! On croirait une greluche qui tapine dans une ruelle près du port! Tu pues la pute!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Hé hé hé ! Tu pues la pute… elle est bonne.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Mais de quoi je me mêle! Tu ne peux pas nous laisser tranquilles deux minutes?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> N’essaie pas de changer le sujet de la conversation !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Deux lesbiennes qui s’engueulent  dans ma salle à manger… on se croirait à <em>Loft Story</em>…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ta gueule, pervers!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Puisque ma présence indispose mesdames les gouines, je tire ma révérence.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> C’est ça, du vent!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA : </em>Calme-toi, Simone. Tu fais toute une histoire pour rien.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Pour rien? J’arrive à l’heure dite rejoindre ma femme chez un ami commun et je la surprends en train de lui pomper le dard. Tu trouves que c’est rien?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je ne suis pas ta femme, nous ne sommes pas mariées.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Belle excuse!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ne fais pas comme si tu ne savais pas que nous baisons ensemble, Louis et moi. Tu nous as même déjà vus le faire…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Justement, j’étais là et je vous avais donné ma bénédiction. Là, c’est autre chose : je vais toujours me demander si tu n’es pas en train de sucer des queues dès que j’aurai le dos tourné.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tu sais que je suis bisexuelle et je ne t’ai jamais promis d’être fidèle. Je croyais que tu comprenais et que tu acceptais. Qu’est-ce qui se passe tout à coup?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Il se passe que j’ai le feu au cul et mon amante est trop occupée à se faire baiser par le premier pouilleux venu pour s’occuper de moi!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> <em>[Avec une voix qui vient de loin.]</em> Hey! J’ai entendu!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tu sais mon trésor que c’est toi que j’aime. Et que c’est avec toi que je préfère être.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Prouve-le.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tu vas voir, ce soir, à la maison, je vais…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Pas ce soir. Tout de suite.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ici?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ici et maintenant.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Et l’autre?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Pffff. Qu’il aille se branler.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> <em>[Avec une voix qui vient de tout aussi loin.]</em> Ça aussi je l’ai entendu!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ok. Que veux-tu?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ta langue. Sur ma chatte.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ça peut s’arranger…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Évidemment que ça peut s’arranger, petite trainée</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Lève ta jupe et retire-moi cette culotte.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Tu veux voir mon cul, hein, dévergondée…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Pose-le ici, sur la table devant moi, ton joli popotin, et écarte bien tes cuisses.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit d’une chaise qu’on déplace.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Comme ça?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Miam, miam… Quelle jolie chatte… avec des lèvres si finement ciselées… et ce parfum si… si… enivrant que…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Lapements.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Oh oui… c’est ça, descend le long… jusqu’à mon cul… oh! Ta langue est si pointue… humm…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Soupirs et plaintes.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> All right! Un show de lesbiennes dans ma cuisine!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Oh… Oui! Oui!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Qu’est-ce que tu fais? Tu te branles?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Je ne fais que profiter du spectacle qui m’est si gracieusement offert.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Oh… Oh… Hum…. Oui! Je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Humm…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Soupirs de plus en plus marqués, puis cris de bonheur incontrôlés.]</em></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;">[Fin de l’enregistrement.]</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Sous mon bureau</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Feb 2009 17:54:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poésies licencieuses]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>

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		<description><![CDATA[Personne ne t’avait vu te glisser Sous mon bureau Personne ne pouvait t’entendre Sous mon bureau Mais moi, je pouvais sentir ta présence Sous mon bureau Tu écartas lentement mes genoux Sous mon bureau Tu fis éclore mon sexe Sous mon bureau Tu chuchotas des mots indécents Sous mon bureau Doucement, tu doigtas ma fente [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Personne ne t’avait vu te glisser<br />
Sous mon bureau</p>
<p>Personne ne pouvait t’entendre<br />
Sous mon bureau</p>
<p>Mais moi, je pouvais sentir ta présence<br />
Sous mon bureau</p>
<p>Tu écartas lentement mes genoux<br />
Sous mon bureau</p>
<p>Tu fis éclore mon sexe<br />
Sous mon bureau</p>
<p>Tu chuchotas des mots indécents<br />
Sous mon bureau</p>
<p>Doucement, tu doigtas ma fente<br />
Sous mon bureau</p>
<p>Odieusement, tu y enfonças quatre doigts<br />
Sous mon bureau</p>
<p>Avidement, tu lapas mon plaisir<br />
Sous mon bureau</p>
<p>Voracement, tu mordis mon âme<br />
Sous mon bureau</p>
<p>Brisée, je vins en tremblant<br />
Sous mon bureau</p>
<p>Émue, je t’offris d’être promu<br />
Sous mon bureau</p>
<p>En oubliant que j’étais trois paliers hiérarchiques<br />
Sous ton bureau</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Correspondances</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Feb 2009 18:53:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Fellation]]></category>
		<category><![CDATA[Hermaphrodisme]]></category>
		<category><![CDATA[Sexe oral]]></category>

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		<description><![CDATA[Je voudrais vraiment sentir ses doigts glisser dans ma chatte, sa bouche s’accrocher à mes seins, mais elle est tendue, fébrile et en manque ce soir, elle a quelque chose de trouble qui la tord au plus profond d’elle et qui a besoin d’être soulagé; voilà pourquoi je baigne dans la pénombre humide de ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je voudrais vraiment sentir ses doigts glisser dans ma chatte, sa bouche s’accrocher à mes seins, mais elle est tendue, fébrile et en manque ce soir, elle a quelque chose de trouble qui la tord au plus profond d’elle et qui a besoin d’être soulagé; voilà pourquoi je baigne dans la pénombre humide de ses draps, mes mains posées à l’intérieur de ses cuisses et ma langue fouillant les plis de son sexe, à la rencontre de son clitoris. Sous sa peau satinée, ses muscles se crispent; la saveur piquante et amère de son plaisir envahit mon palais alors que j’enfonce mon majeur et mon index jusqu’à sa matrice. Bientôt, elle sera mienne.</p>
<p>Je voudrais vraiment enfoncer ma queue dans son cul, l’immobiliser sur le lit en lui enfonçant la tête dans l’oreiller et me perdre dans ce sphincter hypnotique et délicieux, mais il est tendu, fébrile et en manque ce soir, il a quelque chose de trouble qui le tord au plus profond de lui et qui a besoin d’être soulagé; voilà pourquoi je suis à genoux sur la moquette, entre ses cuisses écartelées, sa verge palpitante et congestionnée glissant entre mes lèvres. De mon pouce et mon index, je fais un anneau qui enserre la base de son membre, juste au-dessus de ses couilles; je le presse et le pompe pendant que je le suce et que je taquine son gland du bout de ma langue. Il soupire, les muscles de ses cuisses se tendent. Bientôt, il sera mien.</p>
]]></content:encoded>
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