Textes de la catégorie « Des nouvelles d'AA »

Rumeurs

11 janvier 2012

Mon petit doigt me dit que demain à midi, heure de Montréal, je vous soumettrai une de mes infâmes grilles de mots croisés.

Le même petit doigt ajoute que la première personne qui me soumettra la solution gagnera un exemplaire de Pr0nographe.

Il me susurre aussi à l’oreille que je remettrai gratuitement le bouquin à quiconque a envie d’en faire le compte-rendu sur son blogue.

Le souffle lourd et oppressé, il conclut en me disant que ce blogue a aujourd’hui neuf ans, ce qui probablement fait de moi la Jeanne Calment des blogueuses.

Quant à mon index, peut-être me dit- il quelque chose, mais les replis de ma chatte étouffent sa voix et rendent ses propos inaudibles.

Pr0nographe

8 janvier 2012

Je venais tout juste d’appuyer sur la touche « publier » lorsque Simone débarqua sans crier gare dans le bureau.

— Tiens ? Tu es déjà rentrée ? Qu’est-ce que tu faisais ? me demanda-t-elle pendant que je me hâtais à fermer les fenêtres de mes logiciels.

— Rien, rien, répondis-je. J’écrivais.

— « Lubricités… Les Cahiers d’Anne Archet »… qu’est-ce que c’est que ça?

— Rien, je te dis. Je ne fais que raconter quelques trucs comme ça, sous le couvert de l’anonymat.

— Je ne savais pas que tu publiais tes textes…

— Publier, c’est un bien grand mot. Je ne fais que les placer là, sur le web.

— Tu ne veux jamais me faire lire tes carnets… et là je découvre que tu publies sur internet. Tu comptais me le dire bientôt?

Elle m’arracha la souris, puis cliqua sur « historique ».

— « Pr0nographe »… tu as fait une faute, là non?

— C’est du leet, le jargon des hackers. Laisse tomber, ce n’est rien d’important.

— Dans ce cas, tu ne vois pas d’inconvénient à ce que je lise, n’est-ce pas?

Si, j’en voyais. J’en voyais même des tas. Mais je jugeai qu’il valait mieux ne rien dire, serrer les dents et la laisser faire.

Lorsque Simone surprit Anne devant son ordinateur, elle ne s’attendait pas à découvrir que son amante avait écrit en cachette plus de cent soixante-dix courts textes érotiques où se décline le sexe sous tous ses tons, du rose tendre au rouge violent, de la douceur de l’innocence à la brûlure de la dépravation. Devant ce défilé de stupre et de débauche, une question se pose: peut-on aimer une pr0nographe?

Vous l’aurez deviné, ce qui précède est la description (je dirais la quatrième de couverture, si j’étais dans le business de vendre du papier) de Pronographe, mon tout premier ebook qui depuis hier est en vente sur Smashbooks et sur Amazon. Vous pouvez vous le procurer dans le format électronique de votre choix au coût imbattable de 4,99 $ — ce qui est moins cher qu’un sandwich de douze pouces chez Subway. Inouï! Mieux: puisqu’il s’agit d’un recueil de cent soixante-dix textes, chaque frisson voluptueux vous coûtera moins de 3¢… de nos jours, même se branler en feuilletant le catalogue Victoria’s Secret est plus cher. Alors encouragez votre pétroleuse nymphomane préférée, prenez et téléchargez le toutes et tous, car ceci est mon corps (virtuel), livré pour vous.

(Pour ceux et celles que ça intéresse, je fais en gros 3,50$ par livre vendu. Alors si vous ne voulez pas engraisser les distributeurs amerloques, envoyez-moi directement la somme et je vous le fais parvenir illico par courriel.)

J’oubliais: toutes les sommes récoltées seront versées à la Fondation Anne Archet pour l’achat de livres pornographiques précieux, anciens et introuvables qui chaque année, aide une écrivaine dans le besoin à passer de très bons moments en solitaire. Mon clitoris vous en remercie à l’avance.

Ce qu’ils en pensent…

Mélanie Robert: «Faire bonbon avec le texte»

Maëlle Lesbienne: «Le très grand honneur de ma courte existence est d’avoir effectivement baisé avec Anne Archet

Saby (Des yeux pour voir): «PrOnographe est un livre à « double-sens », on peut le lire du premier chapitre au dernier, mais aussi du dernier au premier, en sens inverse. »

Mouton Marron: «Un livre qu’on peut lire entre ami-e-s, tout haut, ou en toute intimité; quelques pages par jour

Ce ne sont que des mots

24 décembre 2011

Dans quelques heures, ce sera Nowel et je m’en voudrais de ne pas vous offrir un petit présent, histoire d’équilibrer les comptes avec bébé Djizusse et ainsi ne me pas me retrouver, à mon trépas, en train de rôtir sur une broche en compagnie de la Prostituée de Babylone et d’Anne-Marie Losique.

Je vous invite donc à sortir votre iPad, votre Maxi pad, votre Kindle ou votre Swindle pour télécharger Ce ne sont que des mots, mon recueil de poésies  érotiques illustré par de jolies typornographies — le cadeau idéal pour ceux et celles qui savent manipuler une barre de défilement d’une seule main.

Sur ce, je vous souhaite à toutes et à tous un Joyeux Nowel et vous rappelle que l’alcool rend l’homme semblable à la bête, alors on serait idiots de ne pas en abuser.

Rumeur

17 décembre 2011

Mon petit doigt me dit qu’à minuit, heure de Montréal, sera publiée ici une grille de mots croisés. Ça sera grandiose, je le sens.

Ma vie en odorama

19 novembre 2011

Je viens de mettre à jour Les Mémoires de la pétroleuse nymphomane. Je sais, c’est inattendu et inespéré.

Lambeaux de chair

15 septembre 2011

Ceux et celles qui me lisent sur Twitter savent que je suis en pleine liquidation de mes fonds de tiroirs. Après y avoir publié au compte-gouttes tous ces petits textes érotiques — souvent aussi courts qu’une seule phrase, ou même quelques mots — j’ai décidé de les réunir en un seul fichier en format pdf facile à télécharger et à imprimer si le cœur vous en dit. J’ai intitulé le tout Lambeaux de chair, ne me demandez pas pourquoi.

Comme le disait si bien Laozi: enjoy.

Ceci est mon roman, livré pour vous

17 mars 2010

Je ne sais pas ce que vous avez tous en ce moment, mais je ne cesse de me faire demander quand je vais finir par faire publier mon premier roman. Même ce midi, alors que je me promenais innocemment dans le parc près de chez moi, un individu aussi louche que de race caucasienne m’a abordée en me posant la sinistre question.

La réponse est bien simple : avant de faire publier un roman, il faut l’écrire et la chose est au-dessus de mes forces. Certaines personnes éprouvent du plaisir à écrire; en ce qui me concerne, chaque phrase qui m’est arrachée est un supplice tel que la seule pensée d’avoir à tartiner trois cents pages me fait tourner de l’œil. Je ne suis pas masochiste au point de vouloir subir une telle torture uniquement pour avoir le douteux privilège de me dire écrivain.

Mais ce n’est pas tout : je sais pertinemment que plus personne ne lit. Oh, vous achetez des livres, bande de petits coquins, c’est indéniable, car il faut bien remplir cette jolie bibliothèque Billy achetée pour trois fois rien chez Ikea. Mais de là à lire… Le plus simple est d’écouter ce qu’on en dit à Tout le monde en parle et à Christiane Charrette : ça permet d’être dans le coup et de montrer qu’on a des lettres sur Twitter sans avoir à s’esquinter la vue.

Épargnons-nous du temps, de l’argent et des souffrances inutiles. Je vous donne la quatrième de couverture de mon bouquin; vous faites semblant de l’avoir lu et moi, je fais semblant de l’avoir écrit.

Aliénée, roman

Par Anne Archet

Annie est belle, intelligente, cultivée et n’a jamais l’impression de ne pas se sentir fraîche. Tout lui réussit, mais sa vie amoureuse est hélas un désastre. Elle erre d’un amant à l’autre, se donnant impudiquement à qui le veut bien dans une frénésie sensuelle qui cache mal sa douleur de vivre et sa soif immense d’être aimée. Qui donc réussira à amadouer cette amazone farouche? Serait-ce Emilio, le ténébreux playboy millionnaire à l’hygiène buccale irréprochable? Ou alors le timide et maladroit Jean-François qui, sous des dehors de bon gars plate et sans saveur, cache un cœur en or qui saura enfin lui faire comprendre le vrai sens de l’amour et le plaisir de magasiner à deux un lave-vaisselle chez Costco? Trouvera-t-elle enfin un sens à son existence et un emploi à son utérus? Car la vie, contrairement aux romans des jeunes auteurs dans la trentaine, réserve souvent des surprises…

Anne Archet se plaît à se faire qualifier de « masturbatrice compulsive » ou, plus modestement, de « Petite mère des peuples et Grande timonière des masses ahuries ». Lorsqu’elle ne se fait pas prendre par tous les orifices par les grands noms de la littérature mondiale lors de partouzes improvisées dans son 3½, elle écrit des chefs-d’œuvre qu’il faut absolument avoir lus pour avoir ne serait-ce que l’ombre d’une chance de briller en société. Aliénée poursuit la saga commencée dans Dérangée et Débauchée, en reprenant essentiellement la même histoire, mais en changeant les noms.

La conférence interrompue

27 février 2010

En attendant la solution de ma petite énigme, je vous invite à télécharger La conférence interrompue en format pdf.

Reste plus qu’à trouver des comédiens qui seraient prêts à la mettre en scène…

[edit]

Oh, pendant que j’y suis, j’ai aussi placé en ligne des récits illustrés. Je vous invite à y jeter un coup d’oeil — et vous le rincer, par la même occasion.

Merci!

31 janvier 2010

Cette année encore, la Fondation Anne Archet a reçu un tas de dons qui vont lui permettre de poursuivre sa mission humanitaire, celle de me procurer des orgasmes à profusion. Je remercie donc mes généreux mécènes (qui se reconnaîtront) : Laurent, Éric, Stéphane, Amélie, Laurence et Philippe. Sans oublier Martin, sans qui ce blogue ne serait même pas en ligne.

Je vous embrasse tous et toutes autant que vous êtes.

La nuit de la comptine érotique 2010

30 janvier 2010

Bienvenue à la quatrième édition de la Nuit de la comptine de Lubricités, les cahiers Anne Archet! Je me propose ce soir d’écrire un petit texte érotique à l’heure de 20h00 (heure de Montréal) à 8h00 demain matin. Pour ceux et celles que ça intéresse, vous pouvez assister en direct aux coulisses de cet événement grandiose sur Twitter et même participer en me suggérant des thèmes ou en me faisant part de vos commentaires.

Et n’oubliez pas, ce marathon de la grivoiserie bancale est au profit de la Fondation Anne Archet pour l’achat de pornographie et de sex toys pour les blogueuses défavorisées. Pour vous, ce n′est que quelques dollars; pour moi, c’est un orgasme de plus à inscrire dans mon journal intime.

Bonne nuit à toutes et à tous… et que le spectacle commence! Les comptines sont publiées en bas, juste ici.

La nuit de la comptine 2010

26 janvier 2010

Oyez oyez braves gens, fieffées gourgandines et autres branleurs de tout acabit. J’ai l’honneur de vous annoncer en grande pompe la tenue d’un événement si extraordinairement inouï que vous en serez tous foudroyés par un orgasme aussi spontané qu’incongru : la quatrième édition de la Nuit de la comptine des Cahiers d’Anne Archet.

(Je suis si excitée que je vais devoir aller changer mes sous-vêtements.)

Le principe est fort simple. Ce Vendredi 29 janvier, je vais poster une comptine pour ne pas dormir à l’heure à partir de 20h00 (heure de Montréal) jusqu’à 8h00 le lendemain. Au programme : rimes approximatives, rythmes boiteux, vulgarités en tout genre et pieds de nez divers à la décence et au bon goût.

Je vous invite donc à venir encourager en grand nombre l’athlète de l’insignifiance que je suis en commentant ces «chef d’œuvres» à profusion et, tant qu’à y être, contribuer à la Fondation Anne Archet pour l’achat de pornographie et de sex toys pour les blogueuses défavorisées.

Comme le dit mon thérapeute: «C’est un rendez-vous!»

The Seven Year Itch

12 janvier 2010

Sept ans d’obscénités bloguesques aujourd’hui… et toujours cet arrière-train qui me démange sans cesse.

Joyeux anniversaire, blogue chéri. Entonnons en chœur cet hymne de circonstance:

♫La ♩ puberté to ♪you,
La ♫puberté to you ♩,
♫La puberté, ♩la puberté
La♪ puberté ♩to you.♫

Help !

12 décembre 2009

J’ai besoin de votre aide.

Je termine en ce moment mon premier roman et je n’arrive pas à en choisir le titre. Si vous avez envie de me donner un coup de main — ça ne vous demandera que quelques secondes de votre temps — je vous prie de vous rendre sur la Gazette endocrinienne.

Merci mille fois !

De retour…

3 novembre 2009

… mais pas indemne, hélas.

Mon fournisseur d’hébergement web (dont je tairai le nom parce que ce texte risque de nuire à ses affaires) a omis de m’envoyer une facture ou même simplement de m’avertir lorsque mon service est arrivé à échéance. Quarante cinq jours plus tard, toujours sans avertir, Citéglobe/Netellingent a effacé mon site de ses serveurs et ce, sans même me laisser le temps de faire une copie de mes trucs. Tout ça, sans même que j’aille le temps de dire «ouf» ou de signifier mon intention de renouveler ou de résilier mon abonnement. Et je n’ai eu qu’un seul commentaire de leur part : «désolé».

Heureusement, j’avais une copie de sauvegarde pas trop archaïque, mais il a quand même fallu que je me serve de Google pour récupérer presque quatre mois d’écriture sur les Cahiers et la Gazette endocrinienne. À la mitaine, à coup de copier et de coller, en récitant avec humeur le nom de tout le mobilier qu’on trouve dans les églises catholiques.

Dire que j’étais leur cliente depuis 2003… mais bon, je ne devrais pas être surprise. Ce qui compte pour les corporations, ce ne sont pas les clients qu’elles ont mais les nouveaux qu’elles pourraient avoir. Dieu saurait pourtant s’il existait qu’être fidèle à une compagnie est aussi idiot que de se curer le conduit auditif avec une perceuse.

Toujours est-il que je suis encore propriétaire du nom de domaine archet.net mais que les Cahiers vont faire du camping à l’extérieur pendant un temps. Après la naissance de Lou, j’ai pris la décision de travailler le moins possible et je ne peux tout simplement plus cracher les deux cent dollars annuels que me coûtaient les Cahiers. J’ai donc tout transféré temporairement sur WordPress.com, ce qui explique le changement d’apparence de mon blogue chéri ainsi que de la Gazette. Voici les nouvelles adresses.

http://lubricites.wordpress.com

http://endocrinienne.wordpress.com

Ne paniquez pas si vous constatez qu’il manque du matériel ou que certains liens sont brisés: j’y travaille encore. Si tout se passe bien, je vais sous peu associer le domaine archet.net à Lubricités et le site pourra ainsi continuer de vivre heureux et d’avoir beaucoup d’enfants.

Moralité : aucune, comme d’habitude.

Sixième anniversaire

12 janvier 2009

C’est maintenant officiel: ce blog a atteint un âge géologique.

Many manly love

9 janvier 2009

J’ai passé plusieurs heures ― que dis-je, plusieurs jours ―à étiqueter les textes de ce blog pour faire fonctionner le petit nuage de mots clés que vous retrouvez en bas, à droite de cette page.

Ce faisant, j’ai constaté que j’ai écrit en six ans sur à peu près toutes les pratiques sexuelles imaginables… sauf sur l’homosexualité masculine. J’ai donc la ferme intention, en ce début d’année, de remédier à cette injustice et de vous offrir quelques récits homoérotiques. Après tout, si Pierre Louÿs pouvait écrire magnifiquement sur les lesbiennes, je ne vois pas pourquoi je n’arriverais pas à torcher quelques textes pas trop mauvais sur les amours gay…

Résolutions du nouvel an

7 janvier 2009

Réfléchir un peu moins
Écrire un peu plus
Se comporter davantage comme les bonobos

Flegme

26 novembre 2008

Absente depuis quelque jours. Je devais des textes à un tas de gens et au lieu de travailler, j’ai ouvert un nouveau blogue — ce qui prouve encore une fois mon sens aigu de la procrastination et mon manque désespérant d’imagination.


Passer à la version mobile de ce site.