Je déboulai l’escalier en vitesse jusqu’à l’appartement de Mike, le concierge.
— Bon, ça suffit, lui dis-je, rouge de colère. Je peux savoir quel est le foutu problème?
— Je… je ne sais pas ce que tu veux dire, balbutia-t-il, les yeux encore englués de sommeil.
— Madame Roberge, du 4B, m’a demandé si j’avais recommencé à sortir. Le vieux Labrèche veut me présenter son petit fils. L’étudiante du demi-sous-sol me fait des yeux doux et ce crétin de Lamothe n’arrête pas de me demander si je me suis inscrite sur Adult Friend Finder.
— Ah. C’est que… tu as rompu avec Simone.
— Et alors?
— On s’ennuie tous d’elle.
— Hein ?
— Ben, tu sais que tu es… un peu bruyante, disons.
— Quoi ? criai-je, stupéfaite.
— Ouais, exactement comme ça. Et puisque les murs sont aussi minces que du carton d’emballage, on peut tout entendre, des premiers soupirs au contre-ut orgasmique — fuck, on entend presque tes sous-vêtements tomber sur le sol. Crois-moi, c’est encore mieux que la télé sur demande. Tu offres tout un show!
— Pincez-moi, je rêve…
— Tu sais, mon frère est célibataire depuis quelque temps. Et il paraît que la fille du dépanneur au coin te trouve vachement de son goût. Peut-être que tu pourrais…










(le 16 décembre 2008 à 16h01)
Dis donc, j’ai assisté médusé à une scène vaguement similaire, mais en vrai… Et je peux te promettre, chère Anne, que les voisins ne sont pas aussi bienveillants que Mike, le concierge ! ;-)
(le 16 décembre 2008 à 16h13)
[...] la réflexion que je me suis faite tout à l’heure, en lisant ce charmant concierge regretter la rupture amoureuse avec Simone d’un personnage de fiction. Ledit concierge romanesque, tout comme le reste du voisinnage, [...]
(le 16 décembre 2008 à 16h29)
Le bonheur des autres fait toujours chier, c’est bien connu.
(le 16 décembre 2008 à 16h47)
Très amusant.
J’aimerais bien être ce concierge, je serais encore plus conciliant! :)
(le 17 décembre 2008 à 4h34)
Pourquoi pas tenter les expérience avec un baillon ? Ou la tête dans un sceau d’eau. J’imagine bien une dizaine de personnes essayant vainement de coller leurs têtes contre le mur pour entredre « quelquechose ».
(le 17 décembre 2008 à 9h57)
Euh! Je sais, j’ai des mômes a m’occuper, mais tu sais, je suis tout de même un peu libre …
(le 17 décembre 2008 à 15h08)
Merde, j’adorais Simone moi….
(le 17 décembre 2008 à 16h07)
Comment ça Simone c’est barrée ???
Et vous nous dites ça comme ça, sans précaution …
Faites attention à vos lecteurs enfin, égoïste !
ps: et elle est partie comment ? en voiture ?
(le 17 décembre 2008 à 16h10)
En fait, nous nous sommes laissées trois fois depuis l’existence de ce blog. Et j’ai bien peur que cette fois, c’est pour de bon.
(le 17 décembre 2008 à 16h30)
Dommage pour vous…
(le 17 décembre 2008 à 17h59)
J’ai une conception très… souple de la fidélité, disons. Elle a fini par en avoir marre et je peux difficilement lui en vouloir.
(le 17 décembre 2008 à 18h39)
Est-ce que sa photo demeurera sur votre blogue? elle est chou…
(le 18 décembre 2008 à 11h27)
être souple fonctionne avec des concepts souples.
La fidélité est un concept très rigide basé sur le lien établi entre la personne A et la personne B.
C’est une droite dont la structure ne supporte aucune modification.
en gros, si on tord, ça pète!
J’ai eu un couple bruyant comme voisins. quand on est seul c’est pénible, mais quand on est deux, ça crée une certaine émulation je dois dire.
(le 18 décembre 2008 à 15h18)
J’ai probablement la même conception souple de la fidélité. En fait, je suis ouvertement infidèle…sans les cachettes habituelles.
La fidélité obligée est un accomodement religieux aliénant.
(le 18 décembre 2008 à 15h59)
Bon…
bisou alors.
(le 19 décembre 2008 à 18h28)
[...] into Google Reader for the first time in months, finding a sleek new interface, containing a new Anne Archet entry, containing a new word: [...]