Je t’appelle Tony

Parce que je ne connais pas ton prénom
Et que je ne pige foutre rien
À ce que profère ta gueule anguleuse
D’ange italo-canadian du West Island

Je t’ai avalé avec gourmandise

Le foutre crémeux au fond de la gorge
Conclusion prévisible d’une tragicomédie
Commencée à la foire alimentaire
Du Fairview Pointe-Claire

Seigneur pardonne-moi
Car je savais ce que je faisais
Dès que j’eus fait glisser ton caleçon
Le long de tes mollets mignons

Tes yeux fermés les traits contractés
Et ta queue bouffie que je bouffai
En lieu et place du six-pouces italien
Acheté comme encas chez Subway

Que avalai avec gourmandise

C’est décidé je te ramène à la maison
Tu es mon ourson de peluche frisé
Gagné au stand de tir de la foire
Car n’avale pas ce lait qui veut

Ta copine? Peu m’en chaut qu’elle t’attende chez toi
Au chaud près du four — viens plutôt fourrer
Où j’habite, mettre ta bite ta pine
Ton manche au creux de ma tendre twat

Tu es à moi maintenant entre mes cuisses
Ta langue sur mes seins pommes caramel
Quelle aille se faire mettre par Lucifer
Lécher des moules marinières au Carmel

Qu’elle avalerait avec gourmandise

Je t’appelle Tony parce que je connais trop
De Stéphane, de Patrick et de François
Je ne connais pas ton prénom, Tony
Mais je connais ton visage et ton image

Gravée dans ma mémoire comme le moment
Où grave et tremblant tu te crispa et flua
Renversé, un peu de mâles fluides sur ton ventre
Aux six collines collantes et broussailleuses

Tu me sembles si sûr de toi, ce sexe sucé
Semble si safe, tu sens si bon l’espresso
Le panettone et le savon Irish Spring
Tu es un oisillon fraîchement tombé de ton nid

Que je ne peux appeler autrement que Tony

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20 commentaires pour “Je t’appelle Tony”

  1. Comme une image ajoute:

    Tony, c’était mon prénom d’emprunt en cours d’anglais au collège.
    Bon, sinon, j’attends avec impatience (et je ne dois pas être le seul) la mise en application de tes promesses du 18/09/2008.

  2. Justine ajoute:

    Ca faisait longtemps…. Mais quel plaisir, je t’avalerai avec gourmandise Anne

  3. Yvan L. ajoute:

    Dear Annie,

    You’ve messed up my mind.
    I’m crying all of the time.

    Aahanniiie…

    I wish I could get rid of ya,
    But your face is always there, yaah.

    With velo,

    Nyto.

  4. Prax ajoute:

    Avoir la bouche pleine au sortir d’une foire alimentaire, quoi de plus normal.
    Tony, Tony, comme Tony Manero dans Saturday Night Fever ? Le beau et jeune Travolta avant qu’il ne grossisse ?

  5. 404 ajoute:

    Ca faisait longtemps … Mais on dirait que contrairement à nous tu ne t’es pas ennuyé pendant cette période.
    Est ce que le prochain article parlera de la façon dont tu va torturer la-dite copine en mélant Bondage et torture sadienne ?
    Faite que oui …

  6. Jorge ajoute:

    Ah ! comme tu éveilles l’appétit
    Nous narrant ainsi de bonnes jouissances
    Nées après la foire ou au fond d’un lit
    En avalant d’un coup la mâle essence !

    Alors, qu’il s’appelle Fred ou Tony
    Rien de tout cela n’a grande importance
    Car ce qui compte c’est goûter le fruit
    Hésitant qui se gorge de semence
    Et vient inonder ta gorge ravie :
    Tant pis pour la copine et sa souffrance !

  7. Yoru ajoute:

    « Et ta queue bouffie que je bouffai »

    J’aime !

  8. PhilippeYC ajoute:

    Ben voilà ce qu’elle fait, Anne, pendant qu’on l’attend désespérément !!!

  9. Maya ajoute:

    tout ce temps à attendre pour ça…

  10. la guêpe ajoute:

    Est-ce ainsi que les femmes vivent …

  11. Ras ajoute:

    c’est quoi ma tendre twat ? Un môt canadien ??

  12. AA ajoute:

    cunt: obscene terms for female genitals

    http://wordnet.princeton.edu/perl/webwn?s=twat

  13. Jorge ajoute:

    twat is english, like cunt, my dear

  14. AA ajoute:

    D’où les italiques, old chap .

  15. Jorge ajoute:

    Dis donc, la belle AA, ça te perce les miches
    D’apprécier en passant mon petit acrostiche ?

  16. astera ajoute:

    On m’envoie ton blog. Je le commence avec intérêt jusqu’à ce poème, je t’appelle Tony. Et là le trou noir….. Ta queue bouffie que je bouffais……Ces allitérations peu recherchées, trop faciles à écrire et dignes d’un cuistot de gare me font réagir violemment. >:o J’adore faire de longues fellations à mon compagnon et il me dit experte. C’est un vrai échange tendre et succulent. Et depuis que j’ai lu cela, je n’ai plus goût à la chose. Je revois sans cesse, à ce moment là ,l’ogresse refoulée, en manque, qui se précipite sur un lambeau rouge et bouffie ( mot souvent péjoratif en français, une face bouffie….) pour l’avaler avec une avidité lubrique….Quel tableau.! Tu n’es pas cette mégère mal baisée j’espère.?

    Alors fais nous vite un beau poème sur le sexe masculin et arrête de le comparer à un sandwich!

    J’espère que tu oseras mettre ce commentaire

    Astera

  17. AA ajoute:

    I want to suck your big cock.

  18. astera ajoute:

    t’a vrement un problem……et je ne peux l’écrire que comme cela, car il correspond bien à la personne à qui je l’envoie, déphasée du sexe.

    Bon, je vais revenir à des écrits plus intéressants et qui ne me feront pas perdre mon temps, comme les poèmes deKeats, par exemple.

    ASTERA

  19. AA ajoute:

    C’est ça, allez lire Keats et Saint-John Perse, si je vous cause «vrement un problem». Quant à moi, je dois aller me déphaser le sexe.

  20. La guêpe ajoute:

    Besoin d’une guêpe ?

L'envie de commenter vous tenaille ?


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