François se mit instantanément à débander lorsqu’il entendit le claquement sec de la porte de l’appartement, suivi de l’habituel sifflotement de sa légitime et tendre moitié.
— Ah foutre. C’est Manon, soupira-t-il.
— Merde, François! N’avais-tu pas dit qu’elle était partie chez sa mère? dit Marlène en sautant hors du lit.
Il la regarda rapailler à la hâte ses vêtements éparpillés dans la chambre, le rouge au front et le juron à la bouche.
— Laisse tomber, c’est inutile, tu ne pourras pas fuir; il n’y a qu’une seule issue et Manon se trouve directement devant.
— Laisser tomber? Serais-tu devenu dingue? répondit Marlène. Tu connais son tempérament!
La porte de la chambre s’ouvrit et Marlène, en désespoir de cause, plongea sous les draps pour maladroitement s’y cacher. François déglutit et se résigna à jouer le rôle du mari adultère dans un mauvais Feydeau.
— Chérie, je peux tout t’expli…
Manon lui plaça son index sur la bouche pour lui couper la parole.
— Quand tu t’es mis au golf avec ton patron et tes clients, je n’ai rien dit et j’ai joint un club de lecture. N’est-ce pas? dit-elle sur un ton acerbe.
— Euh…
— Et cet automne, quand tu as joint cette ligue de hockey amateur… tu te souviens? Je me suis mordu la langue et je me suis mise au scrapbooking.
— Manon, je sais que je n’ai pas été… bafouilla François.
— Et quand tu t’es mis dans la tête d’aller chasser sur l’île d’Anticosti… est-ce que je t’ai dit quoi que ce soit? Non, monsieur: je t’ai laissé partir et suis restée seule pendant toute une semaine. Mais là, vraiment…
Elle ouvrit le tiroir du haut de la commode, celui où est rangé le revolver.
— Manon! Je t’en prie! Laisse-moi t’expliquer! cria François.
— Non! Pitié! Je ne veux pas mourir! hurla Marlène.
Pendant que Manon fouillait dans le tiroir, François bondit et saisit fermement l’avant-bras, tout juste au moment où venait d’empoigner l’objet de ses recherches.
— Il est à peu près temps que tu me fasses participer à tes loisirs, dit simplement Manon, le gode-ceinture à la main.










(le 7 mars 2008 à 14h40)
Mouais …
A force de vous fréquenter, pixellement parlant, on fini par vous voir venir de loin … vous.
Mais l’éditeur prime, probablement.
(rapailler ?)
(le 7 mars 2008 à 14h52)
J’aurais du t’invoquer bien avant!
(le 7 mars 2008 à 15h14)
J’avais eu la même réflexion que Tock mais il m’a devancé.
Vous devenez prévisible: ça se finit toujours en partouse.
(le 7 mars 2008 à 15h17)
En tous cas , c’est une bonne nouvelle de savoir que vous vous laisser enfin tenter par le support papier…C’est pas trop tôt!
(le 7 mars 2008 à 17h19)
Ah la la, c’est vrai que je suis prévisible.
(le 7 mars 2008 à 18h28)
PartouZe, avec un Z . C’est un détail, mais qui a son importance, anneau de dieu…
(le 7 mars 2008 à 18h49)
PartouZe avec un Z, c’est signé avec la pointe de ton Zguegue Denevers? J’ai l’habitude de faire des fautes d’orthographes, mais tu apprendras que l’aGNeau de Dieu sait que partouse ça peut aussi s’écrire avec un S, comme dans suppositoire.
(le 7 mars 2008 à 20h41)
Zob aussi…
(Comme quoi AnusDei et moi, on se comprend aujourd’hui).
(le 7 mars 2008 à 21h52)
Anneau de dieu, agneau de dieu (sans majuscule)… tu vois le genre. Un S ou un Z, c’est pas une question d’orthographe, c’est une question de style. Et, dieu merci (si j’ose dire), il y a encore quelques personnes sur cette terre pour s’y intéresser. En ce qui concerne le tien, de style, tu sais déjà où te le mettre (il suffit de relire le dernier mot de ton post…).
Sinon c’est plutôt pas mal c’que t’écris. Je parle à Anne, bien sûr.
(le 7 mars 2008 à 21h53)
Vlà que vire brelot… Anonymous, c’est Moi.
(le 8 mars 2008 à 9h58)
Tock => On se comprends pas d’habitude ?
Il y a aussi Zizi et Zigounette…
Denevers => Si je prends la peine de te répondre, c’est uniquement pour t’informer que dieu prend une majuscule lorsqu’il désigne un dieu unique. Tu aurais gagné en crédibilité à faire une petite recherche google, pour ne pas dire « gogol ». Profites en pour te renseigner sur la définition d’Agnus Dei car j’ai l’impression -sauf erreur de ma part- que tu ne sais même pas de quoi tu parles. Ca n’enlèvera rien à ton « style » unique et très personnel, et tu resteras un maître de la littérature, je te le promets.
Quant à mon anus, puisque tu sembles lui prêter tant d’intérêt, il te dégaze très respectueusement à la gueule a la manière d’un putois qui te mettraient en garde. Que tu sois idiot, soit, cela ne peut pas être de ta faute, il y a des choses qui ne dépendent pas de notre volonté, mais que tu décides de jouer au chien enragé sans aucune justification mis à part celle de t’offrir le luxe de cracher tes aigreurs sur le premier venu, c’est un problème qui ne regarde que toi. Pour cela, Philograph a un remède pour toi et je t’invite a lui laisser un post ici même : http://philograph.be/?p=31#comments. En tant qu’anus de Dieu, c’est mon humble devoir de faire savoir que tes petites attaques mesquines resteront dorénavant sans suite.
Très cordialement.
Anne Archet => Veuillez pardonner cette fresque bien peu avenante.
Ce que vous écrivez est mieux que « pas mal » (n’en déplaise à Denevers) et j’imagine bien que vous le savez. En France, on dit souvent « c’est pas mal » parce qu’on est incapable de reconnaître que c’est très bien ou que c’est excellent. L’individu français a très souvent du mal à reconnaître les talents et qualités des autres, comme si cela mettait en danger ses propres qualités que de l’admettre. S’ensuit naturellement des générations de névrosés qui cherchent éperdument la reconnaissance (voyez un peu ce qu’ils ont fait de moi !).
Alors j’ose vous le dire : je suis admiratif face à l’étendue de votre travail. Mais là où vous excellez d’après moi, c’est quand vous parlez d’anarchie parce que vous nous interrogez vraiment et que vous donnez naissance à des idées neuves. Certes, c’est beaucoup moins amusant et divertissant que l’érotisme mais c’est tout aussi passionnant ! Alors une question me taraude : délaisseriez vous votre verve anarchiste au profit de vos seuls textes érotiques ?
(le 8 mars 2008 à 11h09)
Il est que l’ amour soit vivant de temps en temps ainsi du temps pour le tempérament !
(le 8 mars 2008 à 13h40)
Vite fait, deux choses. Tu écris dieu comme tu veux, et moi itou. Je t’oblige pas et je ne t’ai pas inciter à le faire, me semble t’il. Pour l’agneau de Dieu, je ne comprends pas très bien ton « attaque ». Tu n’as peut-être pas saisi la vanne (Agnus/Agneau….Anus/Anneau…). Bon soit… J’imagine que laisser ce genre de message te fait un petit plaisir. Si je peux aider un malheureux à se sentir bien…
« …mais que tu décides de jouer au chien enragé sans aucune justification mis à part celle de t’offrir le luxe de cracher tes aigreurs sur le premier venu, c’est un problème qui ne regarde que toi ». Un simple copier-coller pour te renvoyer la balle.
Continue d’écrire partouze avec un s, ça va bien avec ton style convenu et ampoulé.
POur ce qui est de me dégazer à la face, je crois que tu pète plus haut que ton cul.
Pour ma’ame Archet, pas mal c’est déjà pas mal. Plus que pas mal, chez moi, ça ne peut s’adresser qu’à une dizaine d’écrivains, morts pour la plupart.
Merci.
PS : C’est marrant, mais je me rends compte que te répondre équivaut à me mettre à ta hauteur… ça fait réfléchir, non…
(le 8 mars 2008 à 13h50)
Bon, Denevers, je crois qu’on va en rester là hein. Ce fût un réel plaisir de ne pas te croiser plus de dix minutes, vraiment. Et je ne mâche pas mes mots ! Je te souhaite une bonne vie, une belle mort, et tout le bonheur que tu voudras.
(le 8 mars 2008 à 17h12)
vous êtes lourds les gars, et je crois qu’aucun style d’écriture n’est nécessaire pour vous le faire remarquer
(le 9 mars 2008 à 8h16)
Je te l’accorde. C’était juste un délit de sale gueule, des enfantillages, la quête de l’éternelle jeunesse en somme…Désolé, je sors.
(le 9 mars 2008 à 15h39)
: )
(le 9 mars 2008 à 16h17)
Il manque un mot non ?
(le 19 mars 2008 à 13h05)
superbe ce blog est un petit bonbon à sucer lentement un peu tous les jours.
(le 8 mai 2008 à 3h17)
C’est tout à fait légitime comme demande…