Dilettantisme

L’écriture et le sexe sont pour moi des expériences très similaires. Il m’arrive d’en tirer quelque chose d’utile mais ce n’est vraiment pas pour cela que je m’y adonne.

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8 commentaires pour “Dilettantisme”

  1. Lingam ajoute:

    On peut meme parfois, en sus de l’utile, en tirer quelque chose d’agreable… Si,si!
    Mais n’est-ce vraiment que pour cela que l’on s’y adonne?

  2. florence sis ajoute:

    Je me faisais une reflexion de cet ordre, ce matin même, au sujet de la lecture.

  3. Prax ajoute:

    Faire des choses juste par plaisir serait devenu un luxe ?

  4. Lingam ajoute:

    Par dela le principe de plaisir, n’y aurait–il pas en quelque sorte une « necessite » naturelle a la recherche des dits-plaisirs?

  5. tock ajoute:

    Les comm, on dirait du Carry Bradshow dans Sex and the city…

    « le plaisir serait-il devenu la seule motivation des couples new-yorkais aujourd’hui ? faut il se résoudre à abandonner nos idées sur les obligations et l’utilité de la vie à deux ? »

    Heureusement, que de notre coté, on ne commente que par plaisir.

  6. Lingam ajoute:

    Tock: « Heureusement, que de notre coté, on ne commente que par plaisir. »

    Que par plaisir? C’est ce que vous croyez. Mais comment pouvez-vous en etre aussi certain? D’autres motifs sont peut-etre la, presents, a votre insu meme, inconsciemment…

  7. chambre d'isolement ajoute:

    l’écriture, c’est de la branlette, et le sexe, c’est un peu pareil, oui. chuis d’accord. quand à tirer quelque chose…
    ça reviendra bien un jour.
    en attendant, je fais comme les gens comme moi.
    par contre « utile », j’ai du mal avec ce mot.
    désolé.
    « donnez-do-do-doonez, dieu vous le rendra »…

  8. egide ajoute:

    Les femmes (c’est à dire beaucoup) ont ceci de particulier, c’est qu’elles peuvent atteindre l’orgasme en s’abandonnant, en se détachant en quelque sorte du corps qui devient l’instrument autre d’un plaisir paroxystique.
    Très rarement, des hommes ont cette possibilité de jouir de la totalité de leur corps même. Sauf ceux qui connaissent la transverbération (Jean de La croix) mystique. Autant dire presque aucun.
    Instrumentalisant donc leur corps, comme en dehors de lui, aspiré qu’il est dans un autre espace, elle peut alors le sublimer par des métaphores symbolisant la sensation ineffable de l’orgasme.

    Il n’y a rien ni d’utile ni de nécessaire qui justifie l’orgasme. Celui de la femme n’est pas instinctif. Rien ne procède de l’orgasme féminin sinon la plénitude que la femme éprouve, après.
    Par contre l’orgasme féminin procède de l’intention de la femme qui l’anticipe au moins en pensée. Cette exigence préalable n’a, elle, rien de naturelle, elle s’acquiert, on ne sait comment, par quelle culture, sinon peut-être tient-elle d’une sensiblité, d’une intuition qui n’a d’égale que celle de l’artiste. L’orgasme féminin est une des formes de la créativité.

    L’écriture tient du même principe de jouissance que celui du corps de la femme quand ecrire est invention au même titre que l’orgasme féminin. Cette création de la pensée, l’écriture, est jouissance de la métaphore incorporée.

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