Sale temps pour les provocatrices. J’ai beau me décarcasser pour scandaliser les biens pensants, raconter des horreurs scabreuses mettant en scènes des clebs et des morveux, je n’arrive plus à faire sourciller le moindre petit-bourgeois.
Voilà pourquoi je me suis décidée à explorer la sexualité des vieillards, un des derniers grands tabous de l’occident. À venir sur cet écran: des cheveux blancs, des peaux flétries, des cannes, des couches d’incontinence et beaucoup, beaucoup de viagra.










(le 9 septembre 2007 à 8h47)
Et même encore, j’ignore si vous pourrez scandaliser quelqu’un.
(le 9 septembre 2007 à 15h32)
Vous oubliez les odeurs de pisses et les claquements de dentier chère exploratrice de nos derniers jours.
(le 9 septembre 2007 à 15h58)
J’aouterais qu’il faut maintenant inventer autre chose, poudre, feuilles piquouses ne suffisent plus.
(le 9 septembre 2007 à 15h59)
Personnellement, tant que tu n’écris plus des histoires d’horreur avec disparition de pénis, je peux tout lire.
(le 10 septembre 2007 à 3h20)
C’est vrai: on s’acharne à maintenir en vie des vieillards cadavérigènes alors qu’il est si facile de faire des bébés tout neufs.
(le 10 septembre 2007 à 4h30)
Il est bien plus provocateur d’aller faire de la morale judéo-chrétienne sur un blog anar, que de faire de l’anarchisme littéraire sur un blog tradi…
Allez savoir pourquoi. En tant cas, commercialement parlant, le créneau néo-réac, c’est bien plus porteur.
(le 10 septembre 2007 à 8h03)
Sommes blasés, il y a du cul partout sur la blogosphère.
On vient juste ici pour l’ordre des mots et parce qu’il y a pas de photos pour essayer de maintenir en vie notre imagination.
Oui les vieux. Ai bossé dans un hopitalpour vieux dans un autre temps, les vieux bandent, ont des beaux sexes même s’ils ont le reste fripé. Le sexe ne se flétrit pas en comparaison du reste. Cherchent à être tripotés ou à copuler debout dans les couloirs avec des mamies. Mon chef de service les laissait terminer.
Sinon en allant voir ma belle mère dans une maison de retraite, un vieux se branlait dans son pantalon en nous regardant dans le salon.
Si lâge ne fait rienà l’affaire pour la connerie, rien non plus pour le désir .
C’est tant mieux.
(le 11 septembre 2007 à 5h06)
Ma chère Anne, vous roulez à contre-sens… si vous voulez scandaliser le bourgeois il faut parler d’amours pédophiles ! En plus c’est avant-gardiste, tous les publicitaires le suggèrent pendant que les médias le condamnent…
Et n’oubliez pas d’appeler votre avocat !
(le 11 septembre 2007 à 8h46)
Amours pédophiles ET incestueux !
(le 14 septembre 2007 à 4h22)
plus que l’assaut donné au « dernier grand tabou de l’Occident » (oh pardon : « Dernier Grand Tabou de l’Occident »), c’est l’empathie pour les personnages qui rend cette série intéressante.
(le 17 septembre 2007 à 16h25)
Franchement, que cherchez-vous, n’êtes-vous pas fatiguée? Pourquoi faire tant d’histoire pour ce qui n’est jamais que des mouvements de va-et-viens, quelques fluides corporels et du plaisir… Si on y pense, l’alimentation c’est la même chose ou presque, mais on s’alimente au grand jour, et on en parle tout le temps! Pourquoi tout ce cinéma? Est-on moins vide de sens si l’on parle tout le temps de sexe? Cela rend-t-il l’existence moins absurde? Peut-être cela calme-t-il les angoisses? Cela permet peut-être de s’oublier, de s’éviter, un peu comme l’alcool ou les drogues, une fuite en avant? Que cherchez-vous, qui croyez-vous choquer? J’ai le sentiment, par exemple, qu’à l’époque des surréalistes, vu l’époque, la provocation avait un sens, et qu’à présent on ne plus quoi faire parce toutes les transgressions ont été faites, au point qu’en rajouter deviens ridicule… genre je photographie mon trou du cul… reste le talent! La vraie insubordination, pour moi, c’est Gandhi, c’est l’abbé Pierre, mais bon, ce n’est que mon avis!
Voilà, pour vous qui aimez la provocation, c’en est une également… Portez-vous bien, tout de même!
(le 17 septembre 2007 à 16h30)
Francis, si vous n’avez pas encore compris que la sexualité n’est ici qu’un prétexte, c’est que vous ne comprendrez jamais rien à rien.
En passant, je m’intéresserait un peut plus à l’abbé Pierre si j’étais vous. Il était loin d’être clean, si vous voyez ce que je veux dire. Gandhi aussi, d’ailleurs.
(le 17 septembre 2007 à 16h51)
Merci pour votre réponse!!! Je connais bien la vie de Gandhi et de l’abbé Pierre et ne pense pas avoir la conception de la vertu que vous croyez! Mais je pense qu’ils étaient des hommes vertueux!!! Même s’ils ont pu parfois faire du mal à certaines personnes, mais la honte et la culpabilité, au moins, peut pousser en avant, en tout cas si l’on n’est pas trop lâche. Si cela peut vous rassurer, je ne suis pas croyant, et cela ne m’empêche de m’intéresser, de façon rationnelle, à la vie de Jésus ou de Bouddha!!! Aïe, désolé, je ne sais s’il y en a pas beaucoup qui vienne ici parler de ça! Désolé si je passe pour un demeuré, mais, enfin la liberté, c’est aussi ça, non?
(le 17 septembre 2007 à 17h58)
Désolé pour les fautes d’orthographe, j’aurais du me relire. Pour ce qui est de comprendre, je découvre, laissez-moi le temps. Vous me faites penser à Georges Bataille, qui n’était pas, je pense, très heureux, un éternel angoissé!!!