— Dieu a déménagé dans l’appartement d’à côté et Il t’a dit qu’Il était venu pour te punir? répéta Pamela, incrédule.
— Ça ne peut être que Notre Seigneur, ajouta Steve, terrifié. Quand Il m’a adressé la parole, je me suis senti envahi par le même sentiment d’extase mystique qui m’a transfiguré lorsque j’ai, pour la première fois, accepté Jésus dans mon cœur!
Pamela fronça les sourcils. Elle n’avait jamais vu son mari excité à ce point — sauf bien sûr lorsqu’il harcelait les femmes pécheresses devant les cliniques d’avortement.

Quelques jours plus tard, des coups violents et saccadés firent trembler le mur de leur chambre à coucher.
— Oui! Bourre-moi à fond avec ton gros Saint-Esprit! criait passionnément pour la quatrième fois de la semaine une autre transsexuelle — brièvement aperçue sur le pas de la porte de l’appartement de «Dieu» — de l’autre côté de la cloison.
Pamela soupira aigrement. De toute évidence, Steve n’était pas le seul à se faire punir…










(le 29 mars 2007 à 15h18)
il est pas unpeu etouffe chrétien ce Saint-Esprit ?
(le 29 mars 2007 à 16h19)
encore un idole de Zeus, ma foi…
(le 30 mars 2007 à 4h38)
2 annotations … tiens finalement la provoc anti-religieuse c’est plus ce que c’était…
La critique de l’Islam en revanche est un bon filon … Je te donne ce conseil hal’oeil.
(le 30 mars 2007 à 4h44)
Dieu est monté au ciel… comme un âne.
(le 30 mars 2007 à 6h38)
On a peine à comprendre que Tock, aît pu voir une provoc anti-religieuse, là où il n’y avait qu’une belle tranche de vit en perspective.
(le 30 mars 2007 à 7h03)
Dieu est donc un transexuel … by jove ! Cela me rappelle ce film fabuleux, avec un Christ violent et hermaphrodite, « Meurtres sous contrôle », une merveille … Les textes d’Anne Archet, y’a pas à dire, ça nous change de la télé-réalité.
(le 30 mars 2007 à 11h15)
Pam : Je vois le male partout. Surtout ici.
(le 30 mars 2007 à 20h31)
Selon toute probabilité, et en l’absence de preuves ou de contre preuves, il y a 50 % de chances que Dieu existe, et 50 % de chances que Dieu n’existe pas. C’est un fait scientifique.
Ensuite, si Dieu existe, dans cette probabilité, il ne ressemble certainement pas à la caricature qu’en a fait le clergé par exemple.
Si on analyse la vie du Christ, celle ci ressemble plus à celle d’un révolutionnaire un peu anarchiste de l’époque. Celui-ci était entouré de nombreuses femmes, dont une prostituée, car il militait pour le droit des femmes, et avait des conceptions nouvelles en ce qui concerne l’éducation des enfants.
Si on étudie les grandes religions, on s’aperçoit qu’elles apportent non seulement des solutions à la métaphysique, mais aussi des solutions quant à l’organisation de la vie sociale.
Si maintenant la vie sociale est régulée par la démocratie, rien, ou presque à part la religion, n’a de réponses à apporter en métaphysique.
Nous sommes confrontés à des phénomènes énormes : l’apparition brutale de notre Univers, l’apparition brutale de la vie et son évolution vers la pensée humaine, et l’invention de la religion pour donner un sens à ces phénomènes.
Il n’est pas certain que la science puisse donner un jour une explication à ces phénomènes.
Aussi il faut considérer que nous ne connaissons actuellement que peu de choses sur la réalité. Et que cette réalité est peut-être sous tendue par une Métaphysique. C’est une hypothèse non négligeable.
(le 30 mars 2007 à 20h44)
Post Sciptum :
Ce quis est amusant, c’est que le droit de rire de Dieu n’existe que dans les démocraties, démocraties que critiquent justement les anarchistes.
(le 31 mars 2007 à 3h10)
Moi je me demande souvent si les anarchistes le sont pour remplacer le système ou pour le détruire. i.e. qu’il faudrait le voir positivement (dans quel cas ce serait pour demander une société pas d’ordre) ou négativement (dans quel cas ce serait pour demander de changer l’ordre).
Toi t’en penses quoi?
On jase là; j’ai été ben gros surpris par une punkette qui vote Québec Solidaire et une communiste membre du Parti Libéral…
(le 31 mars 2007 à 3h53)
A part des expériences sur des petits groupes, et limitées dans le temps, l’anarchie n’a jamais réussi à gérer des groupes importants. Piloter un groupe important d’individus, c’est comme vouloir piloter un vaste programme informatique sans informaticien. Dans un grand programme informatique, les informations sont structurées, vérifiées, et c’est l’informaticien qui pilote le tout. Une société, c’est la même chose. Les individus sont hiérarchisés pour fonctionner ensemble. Et contrôlés par un pouvoir, qui est élu ou pas.
Si l’anarchie gérait la planète, il y aurait des millions de morts par famine, guerre, épidémie, car le système planétaire serait trop complexe à gérer pour l’anarchie, qui ne peut gérer que des petits systèmes. L’anarchie pourrait gérer des petits groupes en divisant la société, mais nous renverrait tous à l’âge de pierre.
C’est pourquoi l’anarchie n’a jamais eu d’alternative à proposer à la démocratie, à l’ordre.
Elle se sait incomplète, impuissante à organiser tout ce qui est complexe.
C’est pourquoi elle éprouve « une certaine rage » devant la démocratie, qui est le plus bel exemple d’organisation : une organisation qui se gère elle-même, un peu comme un système vivant.
De ce fait, l’anarchie propose de lutter éternellement contre cet ordre, sachant pertinemment qu’elle ne pourra jamais le détrôner.
L’anarchie reste et restera un vœu, un idéal de liberté individualiste, face à un système d’organisation qui est devenu autonome, voire indestructible.
Pour railler l’anarchie, on pourrait dire que c’est une aversion de l’organisation, de l’ordre.
Une sorte de psychopathologie sociale. Une sociopathie très particulière…
(le 31 mars 2007 à 14h52)
AA semble ne pas vouloir répondre à ces lieux communs, alors je vais la citer:
« Malheureusement pour le mythe, cette vision des « peuples barbares » a été depuis les cinquante dernières années complètement réévaluée par les anthropologues, qui pour la plupart estiment que ces peuples étaient prospères, qu’ils vivaient dans un état général de paix… et qu’ils n’étaient soumis à aucune forme institutionnalisée de domination hiérarchique. Des chercheurs comme Frank Hole et Kent Flannery ont, par exemple, constaté que les chasseurs-cueilleurs avaient un mode de vie peu contraignant, qui permettait de développer une vie culturelle en harmonie avec l’environnement. Et surtout, qu’ils ne travaillent pour ainsi dire jamais, le plus clair de leur temps à jouer, à discuter, à se reposer ou à dormir.
Ce qui signifie que 98% de la durée de l’expérience de l’espèce humaine s’est déroulée dans un état indiscernable de l’anarchie. Et que l’apparition de l’État ne fut en rien obligatoire, imposée par le développement naturel de l’humanité. Comme Pierre Clastre l’a démontré il y a fort longtemps, la notion de pouvoir est innée dans toute société humaine, ce qui explique cette tendance lourde des humains à préserver leur autonomie vis à vis de celui-ci. Toutes les sociétés sont des structures faites de réseaux de normes complexes qui empêchent activement l’expansion d’un pouvoir séparé et autoritaire. En opposition, l’État est une constellation législative émanant d’un pouvoir hiérarchique qu’elle légitime, tout particulièrement dans ces sociétés qui ont échoué à maintenir en place des mécanismes naturels qui l’empêchent de prendre cette forme. Clastre opposait ainsi les grandes civilisations andines, dont l’empire Inca, aux petites unités politiques formées par les tribus amazoniennes. Les sociétés dites primitives — pas seulement celles du paléolithique mais aussi les contemporaines — ne sont pas des sociétés qui n’auraient pas encore découvert le pouvoir et l’État, mais au contraire des sociétés construites pour éviter que l’État n’apparaisse. Même la guerre entre tribus est une façon pour les dits primitifs de repousser la fusion politique et donc empêcher la menace d’une délégation de pouvoir menant aux dérives étatiques.
Évidemment, je ne suggère pas qu’il faudrait tous retourner au pléistocène. Mais l’expérience des peuples dits primitifs démontre qu’il est possible pour les humains de vivre une vie prospère sans être soumis à l’État, au Travail, à la Loi. Elle démontre l’évidence de la possibilité de l’anarchie. »
(le 31 mars 2007 à 16h06)
yes…..
et ils étaient combien sur la planète ?
il jouaient, pechaient, chassaient, baisaient, dormaient
ils trocaient sans doute
pas de fric
mais depuis le temps que cet abruti d’homme s’est reproduit à l’envi, s’est inventé tous ses besoins à la con, il a developpé cette espèce de nessecité étatique pour réguler le tout et s’assurer ce quelque chose dont il revendique le droit, et il est pret à tout ecrabouiller devant lui pour le garder et le faire prospérer
alors vous pensez bien que l’anarchie, ça ne l’interesse pas du tout
dormez braves gens dans vos chaumières
et anne A peut respirer , censurer et clôturer ses posts, ses cons de lecteurs vont regarder sous la ceinture, ça leur va bien mieux, faut pas jouer dans la cour des grands
parlez nous de cul chère anne, ça vous enervera moins et nous un peu plus
(le 1 avril 2007 à 6h17)
Je viens de découvrir « Psychologie de foules » de Gustave Lebon.
Fantastique, éclairant, universel, patati…
http://classiques.uqac.ca/classiques/le_bon_gustave/psychologie_des_foules_Alcan/foules_alcan.html
(le 2 avril 2007 à 3h49)
Pierre: un classique, presque.
(le 3 avril 2007 à 1h12)
J’adore les cuilles de grenouille !