Je feins d’être jalouse de ses amies, de ses collègues, de ses rencontres — de ses patients, même. C’est ce que j’ai trouvé de mieux pour la conforter dans cette idée d’une sorte d’amour partagé.
Je feins d’être jalouse de ses amies, de ses collègues, de ses rencontres — de ses patients, même. C’est ce que j’ai trouvé de mieux pour la conforter dans cette idée d’une sorte d’amour partagé.
Texte extrait des cahiers d'Anne Archet le 2 mars 2007 à 12h31 et classé dans la catégorie «Aphorismes». Vous pouvez suivre les commentaires de cette entrée grâce à son fil RSS 2.0. Vous pouvez inscrire un commentaire ou faire un trackback à partir de votre propre site.



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(le 2 mars 2007 à 14h45)
Et si elle feignait d’être ainsi confortée ?
(le 2 mars 2007 à 15h06)
‘cette idée d’une sorte d’amour partagé’
si ce n’est pas partagé pq le faire croire ?
(le 2 mars 2007 à 17h57)
Parce que sans la croyance et l’idée, il n’y a pas d’amour.
(le 3 mars 2007 à 7h01)
certes, mais c’était surtout la notion du partage qui me laissait dubitative
l’amour « partagé »
sans la croyance et l’amour, pas d’amour, oui
mais « partagé’ implique une notion d’égalité ou d’équité, enfin je lisais comme cela
pourquoi feindre l’égalité dans cette foi ?
mais peut etre faut-il que je fasse abstraction du mot ‘partagé’
pourtant je suis sure que si vous l’avez écrit ce mot, ce n’est pas par hasard
(le 3 mars 2007 à 7h59)
La raison est simple: c’est le mirage de l’’amour fusionnel qui motive la plupart d’entre nous. Or, un tel truc n’est viable qu’à très court terme — en ce qui me concerne, j’ai toujours considéré le Grand Amour Romantique au mieux comme une fiction, mais de façon plus réaliste comme une arnaque.
Alors mieux vaut entretenir l’illusion pour entretenir la relation avec ceux qu’on désire et qu’on aime de grande amitié.
(le 3 mars 2007 à 9h57)
c’est pourtant quelque chose … le désir dans la lucidité,
sans ce mirage de fusion , de un, de tout, de rien
mais encore faut-il justement être deux à être lucides, et s’affranchir des modèles qu’on nous a collés dans la tête comme la tunique de Nessus
(le 3 mars 2007 à 12h06)
Il ne faudrait donc vivre en couple qu’avec des individus de même niveau de croyance que soi ? Ou est-ce que l’un des deux peut simuler ?
(le 3 mars 2007 à 16h48)
Tout ce que j’ai de jalousie en moi, c’est la couleur de mes yeux!
(le 4 mars 2007 à 21h39)
Je crois en l’amour… tout dépends de la définition que l’on donne au mot amour.
Je ne crois pas en l’amour coup de foudre… plutôt si, mais physiquement seulement.
Je ne crois pas en l’amour… domestique.
Je crois en l’amour… de l’être, de ce que fait l’autre, ses gestes, ses pensées, son regard, ses paroles.
Je ne crois pas en l’amour… avec l’entretien de l’illusion… cela revient à l’amour domestique.
Finalement, il y a sûrement un acte de foi quelque part!
(le 5 mars 2007 à 5h08)
Tiens … pareil.
Ma jalousie, elle la réclame … Comme un bisou, un rose, un coup de langue, et in fine un coup de… rein.
Cela fait partie de package, « je t’aime ». Cela compense non pas le meurtre la fiction d’amour fusionnel, ce qui n’est pas pas grave, mais le déséquilibre amoureux, ce qui est tragique.
(le 6 mars 2007 à 3h53)
(amou)re-taille d’hostie
(tiens est-ce qu’hostie a la même étymologie qu’Hopistalité, hospice et « h »ostilité
ou la jalousie comme « excés de zèle » (il a surement quelque « chose » du fanatisme religieux dans ce zélotisme!?)