— Dis-le! siffla-t-elle sur un ton interdisant toute réplique.
La cravate défaite, le col ouvert, les pantalons aux chevilles et les fesses zébrées de marques écarlates, il couvrait les bottes de cuir de son électrice inscrite de baisers baveux et larvaires.
— Je… Je ne peux pas. C’est trop… ne… ne me demandez ça. Je…
— Dis-le, sale petit trouillard! Avec conviction!
Il redressa la tête, les yeux balayant le corps monumental de sa commettante pour se fixer sur la fente lisse et luisante qui trônait, majestueuse, au-dessus de lui. Ses lèvres tremblèrent et ses yeux se remplirent de larmes.
— P… pl… balbutia-t-il. Non, c’est impossible. Je ne peux pas. Elle est trop douce, trop délicate. Et puis, je ne peux pas me permettre un… un vocabulaire qui me mettrait à dos les femmes, surtout que…
— Dis-le, sinon… dit-elle en agitant nonchalamment de sa main gantée un gode démesurément long.
— Pl… plotte! geignit-il laborieusement.
— Brave garçon. Maintenant, lèche-la; je veux enfin sentir l’effet de la langue de bois sur l’humeur de l’électorat.










(le 26 février 2007 à 8h10)
un langue de bois étant généralement bien polie…au moins il ne devait pas y avoir d’échardes
ouf !
(le 26 février 2007 à 9h06)
Il manque « Hull » à tout bout de phrase.
(je me suis dévoué pour la faire)
(le 26 février 2007 à 16h55)
Boisclair et David étant éliminé par défaut, il ne reste que Dumont, Charest et Khadir….
(le 26 février 2007 à 17h07)
saura-t-on d’où vient ce mot ? et puis noune aussi
je crois que c’est de l’ordre de la culture vitale, parce que de là d’où je suis, plotte me semble relié à pelotte, et noune à nounou
c’est curieux
(le 26 février 2007 à 17h10)
et au fait…
est-ce qu’il ne s’appelerait pas françois, ce type ?
:-)
(le 26 février 2007 à 18h06)
@chaush’ette
Disons qu’au Québec, une « plotte », c’est une noune… mais en plus vulgaire…
En ajoutant cetains sacres comme « Crisse de », « Ostie » ou « Tabarnak de », cela devient un qualificatif au summun du vulgaire que seul des morons utilisent! (En français de français, c’est comme « salope »… mais encore plus vulgaire…)
Dans le nouveau monde, on en repousse des frontières !!!
(le 26 février 2007 à 18h14)
merci Benton
et en fait d’étymologie, ce qui m’intéresse plus, qu’en est-il ?
(le 26 février 2007 à 22h14)
« Plotte :
Partie centrale et plus épaisse du joug sous laquelle on va caler le système d’attelage
PS les charretiers utilisaient parfois un joug dont la plotte trouée en son centre recevait directement le timon de la charrette (donc pas d’ambiâ, ni de sarre) , avantage, si la charrette verse, elle n’entraîne pas les bœufs. Inconvénients : les à-coups sont ressentis directement par les bœufs. »
http://maquettismhistorique.free.fr/attelage3.htm
Je ne sais pas si ça a un quelconque rapport mais je trouve la description inspirante. :-)
(le 27 février 2007 à 2h35)
je confirme,description directement inspirante!
merci…
(le 27 février 2007 à 6h23)
je viens proposer une étymologie pour « noune ». Aucune garantie bien sûr mais elle a l’avantage de suivre le même jeu métaphorique que « chatte, con, moule » dans un registre frugal cette fois. Pour la suivre voir ce conte en milieu de page
sebdidou07.skyblog.com/6.html » belle légende ardéchoise » (j’ai pas réussi à coller de lien)
l’idée serait que par association Noune, le héros des chataîgnes désigne finalement la chataîgne
(le 28 février 2007 à 14h14)
bon j’imagine que nous n’aurons rien de plus
donc… à mort tous les québcois qui n’ont rien branlé
et merci à « jesuisunautreGe »
(le 1 mars 2007 à 1h59)
J’en demande pardon tant à l’hôtesse qu’au lectorat, j’ose citer mon propre g l o s s s a i r e (comme ce mot sied phonétiquement au sujet imparti), paru en annexe de la version hexagonique de mon ti-roman.
Pelote, plotte : n. fem.
Chatte, moule. Le sexe de la femme. Considéré d’une infinie et dégénérée vulgarité par la totalité de la population du Québec malgré son origine poétique et franchement séduisante ; « balle de laine ».
Dans un même élan, je vous signale qu’infant, dans le quartier ma foi « ouvrier » qui fut le mien, il ne m’était pas rare d’ouir (de la bouche de rustres et roturiers compatriotes) l’expression « la minoune », en lieu et place de cet obscur objet de convoitise dont l’appellation est ici sujet de curiosité. La minoune étant l’épouse de bon aloi du minou, il appert que les jeunes des « quartiers », aussi peu nantis qu’ils fussent (tant de langues-de-bois que du reste, d’ailleurs), possédaient par voie de conséquence l’insigne prérogative de pouvoir appeler un chat une chatte.
(le 1 mars 2007 à 5h53)
ah formidable et tant pis pour les chatt-aignes !
mais ce redoublement du « t » dans plotte viendrait-il d’une confusion avec « plotter » (ang)… la définition se serait-elle élargie à « balle de laine qui con-plotte » ?
(le 1 mars 2007 à 9h02)
Ca colle pas…enfin je veux dire…pas logique.
La langue politique n’a d’autre ambition que de s’y plonger, dans l’électrice. Pas con fondre.
(le 3 mars 2007 à 10h27)
Croquant. J’aimerais bien être le mec, essayer des ptits jeux comme ça…
(le 3 mars 2007 à 10h36)
Je diras même plus! Les plottes con-plottent!
(le 4 mars 2007 à 14h22)
L’homme politique étant par essence rampant, bien que tentant vainement de faire croire qu’il est le maître – en France, par exemple, c’est essentiellement le MEDEF, le syndicat des patrons qui gouvernent-, il est jouissif d’en voir un assumer enfin sa pulsion de soumission – on sait par ailleurs que vont souvent se « soumettre » à une maîtresse SM nombre d’hommes « à responsabilités ». Bravo pour la manière ludique dont vous assumez vos idées …
(le 7 mars 2007 à 0h00)
Oui donc je disais; y me semble que chaque fois ça empire ;-)
(le 7 mars 2007 à 0h14)
L’empire: décence.
(le 15 novembre 2008 à 18h18)
[...] : l’Homme-Plot mange la noune de la Femme-Plotte. Lilly : et décapite les [...]