La mère Archet au Populo

(Réflecs d’une gniaff blogueuse à la manière d’Émile Pouget, publiées en mars 2003 et qui n’ont — qui va s’en surprendre? — pas pris une ride. Seuls les noms ont changé — et encore, je n’en ai changé qu’un seul…)

La rumeur court si vite qu’elle va finir par s’essouffler. Semblerait que des élections vont t’être déclenchées au Québec mercredi. Un mois de parades et de bouffonnerie… avec moi ce serait vite réglé: le Populo planterait là les candidats et les laisseraient se ballotter à leur guise.

Mais non! Il a déjà envoyé pas mal de jean-foutres à l’Assemblée nationâââle: il tiendra à compléter la collection. Mais c’est pas tout que de votailler, faut songer aux conséquences, nom de dieu! Aurons-nous un peu plus de bien-être à la clé? Les patrons seront-ils moins rosses, les proprios moins rapiats, les gouvernants moins filous? Les galonnards vont-ils cesser d’abrutir nos amants dans les casernes, au point de les transformer en assassins de leurs frangins et en violeurs de nos frangines? Les ratichons vont-il cesser d’empoisonner le pays en rêvant de rétablir l’Inquisition? Les jugeurs vont-ils cesser d’être patelin avec les gros bandits et teignes avec les mistoufliers?

Pardi! Bien sûr que non!

Dans les syndicales, certains bons bougres disent qu’il faut voter, ne serait-ce que pour barrer la route à ce fêlé réac de Mario Dumont et ses chameaucrates de «las des culs». Pourtant, Boisclair la charogne patriotarde, Charest le baise-bouffe-galette et lui, c’est kif-kif bourricot. Trois poils extraits du même cul bourgeois, trois jacteurs identiques à la solde des richards.

Dumont, Charest, Boisclair et compagnie veulent «réviser le modèle québécois». Grand bien leur fasse! Moi aussi je suis pour la révision. Mais foutre, une révision fadée, aux petits oignons.

RÉVISIONS LES FORTUNES! Pourquoi un salaud comme Péladeau engrange des millions tandis que le Populo trime dur et meurt de faim? Pour que sa pouf puisse nous faire gerber quotidiennement avec Star Académie?

RÉVISONS LES PROPRIÉTÉS! Confisquons les manoirs des grosses légumes pour y loger les clodos.

RÉVISONS LE GOUVERNEMENT! Foutons le cul-par-dessus tête, et soyons à l’œil pour empêcher qu’on en rebâtisse un nouveau.

Voilà la révision que je gobe!

Pigez-vous qu’il faut faire nos affaires nous-mêmes et ne compter que sur notre poigne? Certains types serinent qu’il y a mèche d’arriver à quelque chose en confiant le soin de nos intérêts à des élus entre les pattes desquels on abdique sa souveraineté individuelle. Ceux qui prétendent cela sont ou bien aussi cruches ou bien aussi canailles que les abrutisseurs qui nous prêchent la confiance en Dieu. Croire en l’intervention divine ou se fier à la bienveillance de l’État, c’est identique superstition. Y a qu’une chose vraie et bonne: l’action directe du Populo.

C’est pourquoi je dis aux bons bougres: si vous êtes marioles, ne votez pas, soyez à l’œil pour le grand chambardement et gueulez: VIVE LA SOCIALE! VIVE L’ANARCHIE!

Sur ce, je pose ma chique. Il fait soif… Je m’en vais boire une versée de picolo, avec quelques copains… on va trinquer à la santé des lecteurs de la Mère Archet et à la prochaine venue de la Sociale.

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60 commentaires pour “La mère Archet au Populo”

  1. Anne Archet ajoute:

    Un dictionnaire Pouget/français sera fourni sur demande…

  2. Benton ajoute:

    N’empêche qu’il n’y a pas plus individualiste qu’un anarchiste !

    C’est le signe que le capitalisme est en bonne santé !

    C’est comme la religion… plus il y a de démons, plus la religion est forte !!!

  3. Emma Goldman ajoute:

    @Benton qui a dit: « N’empêche qu’il n’y a pas plus individualiste qu’un anarchiste ! »

    Ca se discute Benton, mais a mon avis c’est parfaitement faux, il y a beaucoup plus « individualiste » que l’anarchiste …car les anarchistes, a mon avis, s’ils affirment haut et fort l’individu n’en affirment pas moins la sociale, ce qui n’est pas exactement le cas ni le souci des capitalistes…Pour etre plus clair, les anarchistes ces terribles individualistes, s’ils refusent tout autre gouvernement autre que celui de l’individu par lui meme ne pronent ni la predation de l’individu par l’individu, ni l’exploitation de l’individu par l’individu…Je dirais donc qu’il y a beaucoup plus individualiste que l’anarchiste, ce qui explique peut etre aussi pourquoi il y a beaucoup plus d’individualistes que d’anarchistes, et beaucoup d’individualistes qui confondent anarchisme et individualisme et par consequent se prennent pour ou se disent « anarchistes », alors que leur pensee elle ne procede que de l’ideologie propre a la bourgeoisie, concue non pas comme classe mais mode d’existence…

    Emma Goldman – Anarchist and Humanist

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    In August 1907 Emma Goldman participated as delegate to the second Anarchist Congress, at Amsterdam. She was intensely active in all its proceedings and supported the organization of the Anarchist Internationale. Together with the other American delegate, Max Baginski, she submitted to the congress an exhaustive report of American conditions, closing with the following characteristic remarks:

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    « The charge that Anarchism is destructive, rather than constructive, and that, therefore, Anarchism is opposed to organization, is one of the many falsehoods spread by our opponents. They confound our present social institutions with organization; hence they fail to understand how we can oppose the former, and yet favor the latter. The fact, however, is that the two are not identical.

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    The State is commonly regarded as the highest form of organization. But is it in reality a true organization? Is it not rather an arbitrary institution, cunningly imposed upon the masses?

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    Industry, too, is called an organization; yet nothing is farther from the truth. Industry is the ceaseless piracy of the rich against the poor.

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    We are asked to believe that the Army is an organization, but a close investigation will show that it is nothing else than a cruel instrument of blind force.

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    The Public School! The colleges and other institutions of learning, are they not models of organization, offering the people fine opportunities for instruction? Far from it. The school, more than any other institution, is a veritable barrack, where the human mind is drilled and manipulated into submission to various social and moral spooks, and thus fitted to continue our system of exploitation and oppression.

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    Organization, as we understand it, however, is a different thing. It is based, primarily, on freedom. It is a natural and voluntary grouping of energies to secure results beneficial to humanity.

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    It is the harmony of organic growth which produces variety of color and form, the complete whole we admire in the flower. Analogously will the organized activity of free human beings, imbued with the spirit of solidarity, result in the perfection of social harmony, which we call Anarchism. In fact, Anarchism alone makes non-authoritarian organization of common interests possible, since it abolishes the existing antagonism between individuals and classes.

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    Under present conditions the antagonism of economic and social interests results in relentless war among the social units, and creates an insurmountable obstacle in the way of a co-operative common wealth.

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    There is a mistaken notion that organization does not foster individual freedom; that, on the contrary, it means the decay of individuality. In reality, however, the true function of organization is to aid the development and growth of personality.

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    Just as the animal cells, by mutual co-operation, express their latent powers in formation of the complete organism, so does the individual, by co-operative effort with other individuals, attain his highest form of development.

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    An organization, in the true sense, cannot result from the combination of mere nonentities. It must be composed of self-conscious, intelligent individualities. Indeed, the total of the possibilities and activities of an organization is represented in the expression of individual energies.

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    It therefore logically follows that the greater the number of strong, self-conscious personalities in an organization, the less danger of stagnation, and the more intense its life element.

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    Anarchism asserts the possibility of an organization without discipline, fear, or punishment, and without the pressure of poverty: a new social organism which will make an end to the terrible struggle for the means of existence,–the savage struggle which undermines the finest qualities in man, and ever widens the social abyss. In short, Anarchism strives towards a social organization which will establish well-being for all. »

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    The germ of such an organization can be found in that form of trades unionism which has done away with centralization, bureaucracy, and discipline, and which favors independent and direct action on the part of its members. »

    Emma Goldman, anarchist
    Addressing the Second Anarchist Congress, 1907, Amsterdam

    Emma Goldman, Lithuania, XXth century

  4. Bernard ajoute:

    Que voilà un texte revigorant ! Nous même de l’autre côté de l’Atlantique sommes en pleine campagne électorale et cette lecture ne peut qu’être bénéfique à certains.

  5. Emma Goldman ajoute:

    Jose Bove en pleine campagne……………………….electorale

  6. Benton ajoute:

    Je crois que je viens de réssuciter Emma Goldman là!

    Je ne sais pas s’il y a confussion de ma part que mon anglais est moins bon que je le pensais, mais ce texte d’Emma Goldman au deuxième congrès anarchiste appui en grande partie mes dires !

    Elle fait le constat des différentes organisation et explique ce en quoi « l’organisation anarchisme » est différente, comment elle devrait fonction et le but à atteindre. (Une organisation au service de l’individu)

    Il ne faut pas oublier qu’elle parle devant des anarchistes.
    Qu’elle dit finalement en gros c’est qu’il faut s’organiser comme du monde si l’on veut atteindre nos buts. Implicitement, elle fait un constat d’une organisation erratique (selon l’interprétation de tous et chacun) qu’il faut ramener à la base.

    Ce que je reproche à l’anarchisme, c’est la fâcheuse habitude de se tirer dans le pied.

    Emma en est une exemple, elle a passé sa vie sur la défensive, a se défendre plus des actions de son entourage qu’à mener une action cohérante. (Je dis pas cela de façon péjorative…quelle vie quand même)

    Vous dites que l’arnarchiste n’est pas un individualiste parce qu’il s’affirme !
    Il s’affirme certe… mais dans toute son individualité !!!

    Pour moi, un individu qui s’affirme, c’est déjà mieux qu’un individu qui se tait…. mais cela reste un individu toute même.

    Pour s’attaquer a des institutions, n’en déplaise à certains, il faut être organisé et discipliné… se qui n’est pas évident pour un anarchiste!!!

    Le truc qu’une seule personne puisse changer le monde… c’est une invention Hollywoodienne…

  7. Zhom Redneck ajoute:

    Vous faites compliqué pour rien.
    Il faut tuer les méchants avec un fusil.

  8. Lou Pierrou ajoute:

    Oh non Redneck c’est trop mechant de faire comme ca…….!

    Benton a dit:

    « Pour s’attaquer a des institutions, n’en déplaise à certains, il faut être organisé et discipliné… se qui n’est pas évident pour un anarchiste !!! »

    En bref selon toi, rien de tel qui l’institution pour combattre l’institution ?????

    A part ca j’ai juste tenu a souligner quelques petites differences entre anarchisme et individualisme. et ce que tu reproches a l’anarchisme, c’est ce que tu imagines d’apres l’image que tu te fais de l’anarchisme.

    Car l’anarchisme s’exprime partout ou s’exprime l’action directe, c’est a dire toute action politique ou sociale qui ne releve pas du parlementarisme…ni de l’autoritarisme, et ce que cette action soit individuelle, ou associative…

    Alors si tu fais les comptes…l’anarchie ne se tire pas trop dans les pieds, ce serait plutot historiquement les stals qui lui tirent dans le dos

  9. Benton ajoute:

    LouPierrou, faut croire que le message de Goldman passe pas. Je n’ai pas dit rien de tel qu’une institution pour combattre l’institution !!!

    Goldman prône une organisation qui permet à l’individu de s’épanouir.

    Pour l’action, tu as parfaitement raison, on ne peut être contre la vertu. Mon commentaire est plutôt qu’il faut coordonner cette action. Pour ce qui est de l’action individuelle, et bien, elle doit rester individuelle ! Exemple: L’on peut s’attaquer à la polution en recyclant nos déchets, ce qui est un acte individuel dans un cadre individuel. Mais s’attaquer aux pétrolières, cela requière plus d’une action individuelle…

    Je n’ai rien contre l’anarchiste, si ce n’est qu’il n’a pas livré la marchandise! Aujourd’hui, l’on a souvent tendance a se prétendre anarchiste parce que l’on se sens en marge du système. Hors, ce sont les produits même du système !

    Il ne suffit pas de se prétendre anarchiste… il faut suivre le mouvement… d’où le sacrifice de son individualité afin que la génération future puisse s’épanouir comme individu.

    Ne pas confondre individualité et individu.

    Je vous conseille de lire les ouvrages d’Alexis de Tocqueville sur la démocratie. Il a été d’une perpicacité sans commune mesure sur l’évolution des sociétés. Par contre, il y a certaines bémols à mettre sur ses jugements de valeur, l’homme reste tout même un produit de son époque….

  10. Lou Pierrou ajoute:

    Je ne vois pas ou est le probleme, les anarchistes ont toujours pratique l’association libre …et structure nombre d’associations libres…d’autres part nombre d’individus comme d’individualites pratiquent l’anarchisme sans meme le savoir ne serait-ce que par leur anti-autoritarisme, lequel n’exclu pas leur sens des responsabilites…
    alors si tu parles aux anars de prendre leur responsabilites, seuls ou en groupe, ils te repondront qu’ils n’ont attendu personne pour les prendre, ni d’ailleurs personne pour s’organiser. Mais si tu leur parle de » discipline », la ils te rieront carrement au nez et a juste titre meme si tu defends une cause la plus juste soit-elle…
    Mais quand tu dis que l’anarchiste n’a pas livre le produit et que tu y vas de ton couplet sur la democratie c’est la que tu me fais le plus rire…Je dis et je repete que ce sont justement les ideaux anarchistes qui sont constitutifs de toute avancee sociale depuis le XIXeme..meme s’ils firent vehicules par d’autres….Le produit a ete parfaitement livre et n’a pas attendu la democratie pour faire son oeuvre…C’est plutot la democratie populaire ou non, qui est loin d’avoir livre le produit, elle aura meme reussi a produire un joli bataillon de fureurs de tout poils , et de belles lois democratiques qui permettent a une belle bande de salopards de boisuller cette planete, mais democratiquement c’est tout aussi degueulasse mais c’est plus propre…
    Enfin, en ce qui concerne la marginalisatuin et l’anarchiste, il n’y a que les bourgeois pour croire encore a un tel cliche….

    Bon maintenant a ton tour de lire, regarde ce que veux vraiment dire « action directe », non ce n’est pas ceux dont on parle a la tele.
    Comprends que c’est par le parlementarisme et le vote et les salades democratiques qu’on fait croire au peuple qu’il est souverain pendant qu’on lui fait les poches. Maintenant regarde ce que font entre autres les organisations non-gouvernementales, humanitaires , ecologistes. syndicalistes. C’est de l’action directe. Regarde ce qu’ecrive certains journalistes et ecrivains, ce que font certains militants syndicaux, des profs, c’est de l’action directe!…Tu comprends ce que je veux dire? Certains ont meme reussi a faire croire a la majorite des gens que la politique, c’etaient eux qui l’incarnaient, eux, les hommes politiques….La vraie politique, c’est pas celles des partis,c’est pas celle du parlement, la vraie politique elle est en bas de chez toi, dans ta rue, dans ton quartier, et pas au parlement ni dans les urnes, car la tout ce dont on discute c’est qui aura le pouvoir ( de te dire ce que tu dois faire ( c’est a dire obeir ( et pas a la raison non, mais a la volonte du delegue de la majorite)))!

  11. Benton ajoute:

    Cou’donc, je parle dans le vide ?!?!?

    Quand je parle de Tocqueville et des démocraties, je parle des dangers de glissement des démocraties, des problèmes propres aux démocraties et ce qu’on peut faire pour les évités. Tocqueville parle aussi de la dictature de la majorité, des lobbystes, etc…

    C’est facile de sortir la cassette du bourgeois et les termes récurrants qui vont avec.

    P.S.: Je fais parti d’un organisme non-gouvernementales en passant. C’est le propre de l’anarchisme… qu’un anarchiste ne reconnait pas un autre anarchiste !!!

  12. Lou Pierrou ajoute:

    Non, a mon humble avis, on ne reconnait l’anarchie ni dans la « discipline », ni dans la « democratie ». Ce sont d’autres tendances du socialisme qui sacralisent ces valeurs au point qu’elles en deviennent le dogme , que dis-je le ciment dont on batit toutes les cellules.

  13. Benton ajoute:

    N’empêche que ces autres tendances du socialisme dogmatisme (communisme par exemple) ont apporté plus « par la bande » des avancées sociales dans le monde occidentaux que l’anarchisme lui-même, qui somme tous, est assez négligeable.

    L’anarchisme à connu son apogé à la fin du XIXé siècle et au début du XXe siècle, pour ensuite être engloutie par le mouvement communiste…

    Il ne faut pas oublier qu’au départ l’anarchisme ne c’est pas développé sous les démocraties mais sous les autocraties, oligarchies, etc…

    La pensé anarchiste comme telle, peut-on être contre ?
    Non!
    Seulement qiu’elle n’avait pas les moyens de ses ambitions….

    Mise à part pour un cercle très fermé, l’anarchisme c’est tissé lui-même le voile de l’indifférence!

  14. lesyeux ajoute:

    merci anne….ça nous change de nos incantations de prechi precha outre atlantique

  15. Lou Pierrou ajoute:

    Tout depend de quel cote de l’outre…

    Benton,

    les Indiens d’amerique se sont faits litteralement rayer de la carte .Ils etaient infiniment minoritaires. Cependant, leurs idees et conception du monde ont fait un sacre bout de chemin, sans eux, puisque ca s’appelle aujourd’hui l’ecologie.

    Il en va de meme pour les idees anarchistes. renseigne toi sur l’anarcho-syndicalisme entre autres, et les strategies adoptees…seulement alors tu pourras voir l’ampleur des acquis (dont toi aussi tu profites largement aujourd’hui) et te rendre compte si tu peux encore te permettre de les juger comme negligeable…

    Tu sais ….toutes les luttes ne se gagnent par le nombre des bataillons …

  16. Benton ajoute:

    Les amérindiens ne sont pas vraiment différents des blancs. Seulement qu’ils ne connaissait le secret de la poudre à canon et qu’ils étaient pas résistants aux maladies européennes. Ils avaient des amérindiens sédentaires et beaucoups d’autres nomades. Tout comme les blancs, ils fesaient souvent la guerre entre eux. Pour l’écologie, les tributs nomades campaient à un endroit, vidait la place et ensuite ils campaient ailleure, pour revenir x années plus tard que la faune c’était regénérée. Cela fonctionne bien, tant qu’il n’y a pas de surpopulation…ou de population à caractère sédentaire!

    Pour le syndicat, au Québec, on ne peut pas parler d’anarcho- syndicalisme, puisse les syndicats ont d’abord été fondés par le clergé catholique! Malgré cela, le Québec est l’endroit en Amérique du nord (et sud) où il y a les meilleurs protections des travailleurs et les meilleurs avancés sociaux!!! (Parlez s’en à Lucien Bouchard et Mario Dumont, ça leurs lèvent le coeurs!!!)

    Pour conclure, ai-je parlé de nombre de bataillons ?!?!?

  17. Lou Pierrou ajoute:

    Attention ames sensibles egarees sur les voies impenetrables ceci est un prechi precha en forme de voeu pieux

    Ah bon, les syndicats quebecquois furent fondes par le clerge catholique?
    Je croyais qu’ils avaient ete fondes par des travailleurs………………………..a moins qu’il s’agisse d’un syndicat de pretres ( c’est vrai ils ont droit eux aussi a des conditions de travail decentes…)

    Ma foi si c’est vrai, c’est un miracle, le seul vrai miracle, le miracle de l’anarchie, qui renait et renaitra toujours dans le coeur de ceux qui luttent …

    Ainsi soit-elle.
    Amen!

    ps: Soeur Anne, les confessions c’est bien, mais je crois que cette fois vous etes bonne pour le seminaire

  18. Luke ajoute:

    moi c’est juste pour dire bonjour, car pour le reste je ne vois rien à modifier (j’écris de France, 20/2/07), à des propos qui me paraissent relever de l’élémentaire bon sens.

  19. Luke ajoute:

    une remarque tout de même, après avoir lu aussi les commentaires. L’affirmation de Benton selon laquelle « l’anarchisme a connu son apogée à la fin du XIXé siècle et au début du XXe siècle » est discutable. Mon point de vue (qui est loin d’être isolé) est plutôt qu’il a connu son apogée avec la révolution espagnole, c’est-à-dire à partir de 1936. Et c’est bien parce qu’une révolution non-léniniste était en train de réussir (avec une efficacité qui a été reconnue même par des commentateurs bourgeois, dans des domaines aussi divers que la santé l’éducation l’agriculture etc.), et ce au risque de renvoyer à jamais le « modèle » soviétique aux oubliettes, que Staline envoya ses tueurs sur place jouer du revolver.

  20. Benton ajoute:

    « n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : il sonne pour toi.  » (Pour qui sonne le glas, Hemingway)

    La révolution espagnole, une révolution par procuration.

    Je crois que la révolution russe est le début de la fin pour l’arnarchisme. La révolution expagnol, le dernier saubresaut…

    C’est relatif, au Québec, on peut dire que l’anarchisme à connu « son apogée » dans les années 60, début 70 avec le FLQ. Et encore, il a fallut que la GRC (police montée canadienne) les aident à faire sauter des bombes pour qu’on les prennent vraiment au sérieux !!!

    @LouPierrou: C’est le clergé qui fonda et supervisa le début du syndicat. Au Québec, jusqu’à la révolution tranquille dans les années soixantes, (Sans doute le seul peuple à faire une révoution « tranquille ») le clergé était omniprésent dans tout. C’est en autre par peur des communistes que le clergé fonda les syndicats. (CTCC, Confédération des travailleurs catholique du Canada, devenu depuis la CSN) Une façon de garde le contrôle sur ses ouailles….

  21. Pythagore ajoute:

    Goldman est passée de la lutte armée à l’étude de l’éducation pour les enfants.
    Elle était anarcho-communiste, puis est passée anarcho-féministe.
    Elle a fini sa carrière d’anarchiste en Espagne.

  22. Anne Archet ajoute:

    Pythagore » Pas vraiment, puisqu’elle est restée anar jusqu’à sa mort et qu’elle est morte à Toronto.

    Benton » Je ne voudrais pas vous insulter, mais vous êtes en retard de quinze ans sur l’historiographie.

    1. Les syndicats n’ont pas été créés au Québec par le clergé. La CTCC est fondée en 1921 et les premiers syndicats de métier apparaissent à Montréal au milieu du xixe siècle. La Chevalerie du travail fut également très présente au Québec dans les année 1870 et 1880. Et il ne faut pas exagérer le rôle du clergé dans la création et l’action syndicale catholique, puisque le le leadership de ces syndicats était laïque et leur propension à la grève similaire aux syndicats affiliés au CMTC (AFL) et au CCT (CIO).

    2. Le Québec rogneur de balustre, la «priest ridden province» miraculeusement et spontanément sécularisée d’un seul coup en 1960, c’est un mythe entretenu avec soin par les technocrates de la révolution tranquille et qui, heureusement, est déboulonné depuis une vingtaine d’années par les historiens.

    3. Dire que le FLQ était anarchiste est une farce grotesque que je vais m’abstenir de commenter.

    4. La révolution espagnole ne fut pas une révolution par procuration — lisez sur les collectifs d’Aragon. C’est une révolution écrasée (par les communistes et les nationalistes) et aussi trahie (par les «leaders anarchistes» — sic).

    5. Vous confondez anarchie et démocratie. Mais je ne vous blâme pas: c’est un tic que la plupart des anars ont attrapé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La démocratie est un mode de gouvernement. L’anarchie est, étymologiquement, l’absence de gouvernement. Les deux termes sont antithétiques.

    6. J’en aurais très long à dire sur ces fameux «progrès par la bande» apportés par les partis socialo-progressistes ainsi que sur le concept de «livrer la marchandise» car, pour résumer, leur seul effet tangible fut de réduire l’horizon des possibles et domestiquer définitivement les prolos.

  23. Anarcho-Lapin ajoute:

    Moi, je peux vois dire que l’Anarchie connait son apogee tous les jours, c’est a dire chaque fois qu’elle passe a l’action directe en cocufiant partout et avec n’importe qui le blaireau qui veut encore croire qu’elle n’appartient qu’a lui.

  24. Pythagore ajoute:

    Je pense dans VIVE LA SOCIALE est un anarchiste bien sage.
    Les anarchistes ne sont plus comme Golman à essayer d’assassiner les présidents, ou de prôner la TOTALE confiscation des biens, le renoncement à la propriété, et la destruction de l’Etat.
    L’arnar est devenu conciliant. Il ne veut plus la destruction de l’Etat (comment toucherait-il les indemnités de chômage et de sécurité sociale). L’anar a maintenant un projet socialiste qui vise à réduire l’écart entre les riches et les pauvres. En effet, si la propriété était bannie, l’anar qui est pauvre se ferait aussitôt déposséder du peu de bien qu’il possède.
    Et nous voyons bien sûr apparaître une gauche mondiale alternative et anti-libérale, pendant qu’une autre gauche libérale fait son apparition : les uns contre, et les autres pour la mondialisation.
    Le clivage mondialisation et anti-mondialisation se retrouve également maintenant dans les partis politiques de droite.
    Aussi je pense que l’Anarchiste moderne devra se définir : contre ou pour la mondialisation…
    Pour ou contre une gauche réactionnaire ou une gauche libérale.
    Le débat fait rage dans de nombreux Pays d’Europe, ce qui ralentit la construction de l’Europe d’ailleurs, récemment quand les français ont dit non à l’élargissement de l’Europe par référendum.
    De même, on peut supposer qu’au Québec, les indépendantistes vont avoir du grain à moudre pour revendiquer l’indépendance au nom de l’anti-mondialisme, pendant que les grands partis politiques du Canada de gauche comme de droite ne voient pas d’autre alternative que de faire une union entre le Canada, les USA et le Mexique, pour affronter la Chine et la future Europe.
    Plus le temps passe, et plus de grands ensembles économiques se mettent en place, où l’anar de base, coupé de la politique, se retrouve de plus en plus seul et désorienté.
    L’anarchisme moderne ne semble donc n’avoir que d’avenir dans l’individualisme, la défense des minorités, et le féminisme qui lui a de beaux espoirs devant lui.
    L’anarchisme sera féminin ou ne sera pas. Anne fait partie de ce mouvement, et elle en est une magnifique illustration. A l’heure où 500 millions de femmes portent le voile dans le monde, il y a du boulot.

  25. Joyeudrille ajoute:

    Oh-oh, à quand Anne Archet à l’émission «J’ai une question à vous poser» ? A.A présidente !!!

  26. Yonatan ajoute:

    S’organiser sur des bases communes, votées, avoir des réunions, mettre sur papier des règlements qui régissent des conduites ou la manière de faire dans une organisation, ce sont toutes des choses que font une institution. Il n’a pas d’institution qui peut être parfaitement horizontale, sans hiérarchie aucune. Pour que tous les individus soient « égaux » il leur faudrait le même savoir pour juger avec les mêmes éléments et prendre les décisions sur le même pied d’égalité. Évidemment il n’en n’est rien et cet individu dont je parle est totalement abstrait, le même individu qui à tant de droits dans nos démocraties modernes (merci à la charte des droits et libertés), mais qui est tellement attaché et sectionné entres mille et une institutions justement…

    Je ne veux pas dire que tout organisation est d’esssence autoritariste, mais toute organisation sociale suppose une division du travail, une division des tâches et du savoir. De cette optique, il devient impossible de transcender son « rôle » assigné et voir le tout globalement (la vision de Dieu à justement été inventée pour combler ce fantasme d’omnipotence). Il y a bien sûr des organisations qui veulent masquer le pouvoir que peut comporter une position décisive dans une organisation (un gouverneur qui dit qu’il gouverne en grand sacrifice au grand nombre ou un chef anarcho-syndicaliste qui dit qu’étant donné qu’il est dans une organisation non-hiérarchique, il n’a aucun pouvoir), ou d’autres, comme les organisation fascistes, qui concentre tout le pouvoir en une seule et même personne en semmant la terreur pour éviter toute dissention.

    Il est bien sûr possible de prendre des mesures pour limiter les positions de pouvoir et de limiter la divison du travail et du savoir, par une rotation des postes de pouvoir (rotation des délégués au sein d’une fédération), par une possibilité de destitution en tout temps par l’assemblée… De beaux exemples comme les soviets, les conseils d’ouvriers.

    Mais tout ce débat sur l’organisation ne concerne que la forme et non le contenu à gérer. À l’heure d’internet, de l’industrie avancée de notre capitalisme si contemporain de nos jours, à l’heure de la pollution globale de la planète et de nos vies, à l’heure où il n’est plus possible de voir les étoiles en ville, au moment où toute cette industrie et cette technologie nous montre à quelle point elle peut diviser chaque être humain, parcéliser la société pour reconstituer l’unité par la médiation par les machines (écriture, internet, téléphone, télévision), au moment ou la marchandise à presque tout conquis (modèles de sexualités, « styles de vie », nourriture, habillement, déplacements, nature…), pouvons nous encore nous disputer sur la gestion du système actuel, de quelque forme elle soit?

    Plus rien ne nous appartient. Les marchandises achetées ne sont qu’un pâle reflet industriel, une copie de ce qui était jadis du travail humain. Les machines et leurs logique mènent un monde (le capitalisme) qui ne veut que s’étendre et maximiser ses conquètes. Tout le monde sur cette terre, sauf quelques coins reculés qui attendent de se faire envahir par l’imposture-marchandise, doit travailler (travail salarié) pour vivre. Chaque être humain vivant est dépendant et fait vivre un système qui se veut le contraire de la vie, le contraire de la logique organique. Lire le journal entraîne (indirectement me direz-vous…) la coupe des forêts, l’utilisation de la voiture ou de la bus entraîne la pollution de notre air immédiat que nous respirons… Pas de doute, la pseudo-nourriture que nous mangeons (infestés par la technique capitaliste, insecticides, ogms, rendement illusoire) et l’air vicié que nous respirons suffit pour nous assagir devant l’abomination qui se contruit.

    Le système industriel est à détruire. Plus personne ne peut depuis longtemps en réclâmer la direction. Toute l’autonomie que chaque individu réel réclâme est illusoire, directement liée au système de consommation marchand. Les institutions humaines sont aveuglées par la promesse toujours renouvellée d’une solution miracle qui viendra. La science ne s’aura freiner la dégradation de notre milieu de vie, la terre.

    Arreterons-nous les machines humaines qui détruisent ou nous laisserons-nous détruire?

  27. Pythagore ajoute:

    LA FIN DE GOLDMAN
    Oui Anne, Goldman est bien morte le 14 Mai 1940 à Toronto, et enterrée à Chicago.
    Elle était en 1934 à Toronto.
    Mais elle était en 1936 en Espagne pour combattre le Franquisme (quelle femme !) et finissait sa vie en écrivant un livre sur l’anarchiste espagnol Beneventura Durutti. Elle s’est mis aussi à récolter de l’argent pour la révolution Espagnole et allaient à la FAI et à la CNT.
    Puis elle rentrait en Amérique en 1939 (ou en 1935 ?) à Toronto, pour rejoindre le groupe anarchiste de Toronto, près de Heymarket Square, le lieu qui a changé sa destinée, où des anarchistes et des syndicalistes mourraient en début Mai 1886 (ou 1892 ?) sous les balles des policiers durant une manifestation. Goldman avait à l’époque
    Qu’a t’elle fait alors à Toronto ?

  28. Pythagore ajoute:

    Rectification : Heymarket est à Chicago où elle a été enterrée !

  29. Femme ajoute:

    Je fais de mon mieux.

  30. Anarcho-effroi ajoute:

    Non mais je reve…La femme la femme la femme mais qu’est-ce que vous racontez, pourquoi pas le matri-arcat pour remplacer le patri-arcat pendant qu’on y est, hustoire que de l’autoritarisme on passe a l’autoritarisme !!!!! Ceci dit, pour ceux qui auraient des doutes sur l’impact des idees proto-anarchistes, elles ont fait magnifiquement leur chemin dans le feminisme….

    La mondialisation il s’agit pas d’etre pour ou contre , elle se produit de toute facon. Mais il s’agit de savoir lui donner une autre inflexion que celle de l’ultra-capitalisme. Liquider l’industrie ce n’est pas liquider l’economie, ca c’est un amalgame complet.Il s’agit bien par contre d’empecher l’industrie de regner sur la vie sociale, elle devrait etre au service de tous et pas le contraire.

    Quant au vote d’une minorite dotee de cybernetique pour faire peur au pouvoir, j’en parlera au camarade Borat, il nous dira ce qu’en pense le Quebekistan.

    Et l’anar de base ne peut pas etre coupe de la politique car il est la politique. Comme tout le monde.

  31. Benton ajoute:

    Yonatan, tu expliques mieux que moi qu’est-ce qu’une organisation, que cela devrait être… Mon but n’est pas de dénigrer les anarchisme, seulement dire que l’anarchisme relève plus de voeux pieux que de sens pratique, une certaine utopie…

    A.A.:
    1- Je ne suis pas insulté mais lorsque je lis tout les points, 15 ans de retard, vous me ménagez!

    2- J’ai été un peu fort, je l’avoue, dans la création du syndicat par le clergé. Par contre, on ne peut pas nier l’omniprésente du clergé dans plusieurs syndicat. Le Québec fut longtemps pas seulement catholique, mais pratiquant à très forte majorité. Il y avait bien certaines influences européennes européenne (Anglo-saxon, protestante, juive, slave, orthodoxe, etc…) mais cela était très minoritaire. Twain ne disait-il par que l’on ne pouvait pas lancer un caillou à Montréal sans briser des vitraux?

    3- La laïcité a effectivement toujours existé au Québec mais se fesait très discrète. Ceux qui élevait la voie payait le prix fort. Ils ont tous simplement développés une certaine subtilité pour s’exprimer. Je n’ai tout même pas écrit que le Devoir a commencé a être publié dans les années 60 ! Seulement que les années 60, ont est vraiment sorti du placard. (« La grande noiceur », une invention de technocrate???)

    4- Pour le FLQ, j’avoue que c’est plus de la moquerie que d’autre chose. Disons que l’idée de départ est le stéréotype de l’anarchiste en noir avec chapeau, masque et une bombe ronde prêt a exploser à la main. Cela m’a fait penser au FLQ, d’où analogie! Je ne pouvais m’en empêcher… Associer FLQ au mouvement anarchiste, faut le faire tout même. :-)

    5- Pour la guerre civile ou révolution espagnol, je suis en parfaite accord avec toi…et Aragon. Sans doute que « procuration » n’est pas un bon choix de mot. Je voulais seulement soulever qu’il y avaient beaucoup de fractions sans compter Staline, Hitler, Mussolini, la brigade internationnale.

    6- J’ai confondu Anarchisme et Démocratie ??? Je suis… confondu !!! (Je vais me relire….ou relire celui qui à confondu que je me confondais!)

    7- « Progrès par la bande », « pas livré la manchandise »… disons que je suis plus hockeyeur que prolétaire!

    Il ne faut pas prendre mes commentaires trop personnelle. Je repproche surtout aux anarchistes de se prendre trop au sérieux, qui, selon moi, enlève toute forme de recule nécessaire à la réflexion….

    Pour citer Allen (je crois que c’est de lui):
    « Je suis un marxiste… tendance Groucho »

  32. Pythagore ajoute:

    COMMENT ARRIVER A CE QU’ON VEUT AVEC LA SYNCHRONICITE :

    Cela faisait quelque temps que je réfléchissais à faire une révolution tranquille, comme celle qui a été faite au Québec. Il fallait que je découvre une femme qui ait l’envergure intellectuelle pour faire cette révolution. Je cherchais sur la toile, et en très peu de temps je tombais sur le site d’Anne ARCHET. Sans lire ses messages, à la simple vue de sa photo, je comprenais que c’était celle que je cherchais. La SYNCHRONICITE, que je pratique depuis longtemps, avait à nouveau opéré.
    Et je constatais la formidable puissance intellectuelle d’Anne ARCHET.
    Et j’observais chez Anne ARCHET sa propre Synchronicité qui consistait à créer son propre site pour attirer les esprits qui soient en phase avec sa synchronicité.
    Qu’est-ce-que la Synchronicité ?
    Je met quelques lignes sur le sujet. J’ai pu vérifier son incroyable efficacité dans ma propre vie. Tout ce que j’ai désiré est pratiquement arrivé.
    Je ne sais pas si Anne utilise la Synchronicité, mais je lui livre cette petite étude, car cela pourrait renforcer encore ses pouvoirs psychiques.

    Historique du concept
    C’est un jeune biologiste autrichien du nom de Paul Kammerer qui fut le premier scientifique moderne (avant Jung) à regarder les coïncidences sous un oeil non-mécaniste. Dès 1900, et pendant plusieurs années, il note des observations de coïncidences. En 1919, il publie la conclusion de son travail qui décrit l’univers dans lequel on vit comme un « monde mosaïque, qui, malgré de constants mouvements et réarrangements, vise à réunir les choses semblables ».[1].

    Jung, aidé du célèbre physicien Wolfgang Ernst Pauli, Prix Nobel de Physique, approfondira les travaux de Kammerer, en définissant le concept de synchronicité et en le liant aux processus de l’inconscient. Pauli & Carl Gustav Jung ont dialogué pendant de nombreuses années.[2] Pauli a suivi dans les années trente une cure analytique avec l’un des élèves de Jung, cure dont la série de rêves a été étudiée par Jung lui-même dans Psychologie et Alchimie.

    Exemples de relations non-causales
    Ces exemples ne sont donnés que pour illustrer l’existence de telles relations.

    Le premier est donné par le professeur Bruno Marchal dans sa thèse Calculabilité, physique et cognition, sans que celui-ci y cite le concept de synchronicité, mais montre un exemple de relation non-causale (malgré les apparences, il est vrai) :
    Quand dans un dessin animé un pavé vient frapper une vitre, la vitre dessinée vole (en général) en éclats. Il ne s’agit bien entendu pas là d’une relation causale (le dessin du pavé n’étant en soi pas la cause du bris de la vitre, cette « vitre » n’existant d’ailleurs elle-même qu’en représentation dans notre esprit), pas plus qu’il ne s’agit d’une relation fortuite (hors effet spécial recherché par le scénariste, on serait en effet très étonné de voir la vitre se casser un moment avant ou un moment après l’arrivée du pavé. On a ici une idée assez voisine de la synchronicité.
    La formulation exacte de Bruno Marchal est dans cette thèse : « Dans un dessin animé un mouvement (apparent) d’un projectile (apparent) envoyé (apparemment) sur une vitre (apparente) n’est pas la cause de l’éclatement (apparent) de la vitre (apparente) ».
    Un autre exemple de relation non-causale est l’implication en logique. P => Q ne suppose pas de relation de succession entre P et Q, mais que l’on ait toujours soit non-P soit P et Q. La relation d’implication ne dit rien de plus, ni rien de moins (voir aussi l’article Big bang).

    La synchronicité dans la théorie jungienne
    Jung a évoqué la synchronicité dès les années 1930, mais ce n’est que tardivement dans son œuvre, dans les années 1940/1950 qu’il va la définir plus précisément en lui consacrant un ouvrage entier. « Une synchronicité apparaît lorsque notre psychisme se focalise sur une image archétypale dans l’univers extérieur, lequel comme un miroir nous renvoie une sorte de reflet de nos soucis sous la forme d’un évènement marqué de symboles afin que nous puissions les utiliser. Nous nous trouvons face à un « hasard » signifiant et créateur.»[3] Carl Gustav Jung illustrait ce concept par le célèbre exemple du scarabée d’or : alors qu’une de ses patientes en analyse lui racontait un de ses rêves et prononcait le mot scarabée d’or , un scarabée d’or s’écrasait sur la vitre de son cabinet, les troublant tous deux. Cette « coïncidence fortuite » allait permettre de relancer la thérapie stagnante de sa patiente…

    Jung postule l’existence d’un « savoir absolu » constitué par un inconscient collectif formé d’archétypes. La synchronicité témoignerait alors d’une résonnance entre le psychisme de l’individu et un archétype. Il écrit encore « Les lois de la nature sont des vérités statistiques, c’est-à-dire qu’elles ne sont en quelque sorte pleinement valables que dans le domaine des valeurs macro-physiques. Dans celui de l’infiniment petit, en revanche, la prédiction devient incertaine voire impossible, parce que les très petites grandeurs ne se comportent plus conformément aux lois naturelles connues. » [4]

    Favoriser la synchronicité
    Dans la théorie jungienne, l’apparition de synchronicités peut être favorisée par l’intuition et par les rêves.

    L’intuition
    L’intuition nous permettrait de nous diriger vers des évèvements chargés de sens. Sous la gouverne du mental, le meilleur chemin vers lequel un être tend est le chemin le plus court, le plus efficace, le moins risqué pour cet être, bref le plus logique. Sous la gouverne de l’intuition, le meilleur chemin vers lequel un être tend est le chemin le plus chargé de sens. En suivant son intuition, l’être marche vers la synchronicité. L’intuition peut alors être utilisée de deux façons :

    A partir d’une intention. Il faut alors formuler une intention, lâcher prise et écouter son intuition : Le suivi de l’intuition pourrait être une étape subséquente à une autre soit celle de la formulation d’une intention, d’un souhait. Dans bien des cas, cette première étape est souvent inconsciente. Voici un exemple, recensé dans le livre d’Erik Pigani qui illustre ces hypothèses :
    Lise, auteure de chansons, raconte une expérience particulièrement significative. Alors qu’elle était encore étudiante, elle décide d’investir toutes ses économies pour ouvrir un bar à chansons à Québec. Pour l’inauguration, elle aimerait faire venir des journalistes, mais tous lui répondent qu’elle doit créer un événement en faisant parrainer son bar par une personnalité. Le chanteur Félix Leclerc, par exemple. [Ici, elle formule une intention : contacter Félix Leclerc] Alors, elle cherche à contacter celui-ci, en vain.  » C’était terrible. J’avais vraiment besoin de sa présence pour l’ouverture, raconte Lise. Sans lui, pas de presse. Mais je ne me suis pas découragée, j’ai eu confiance en la vie, sachant qu’elle apporte souvent des réponses à nos besoins fondamentaux. [Ici, elle lâche prise et s'ouvre] Le soir même, la jeune femme éprouve l’envie de faire un tour en voiture, poursuit Erik Pigani. Pourtant, c’est l’hiver, il fait nuit et froid. Elle roule donc. [Ici, elle suit son intuition]Tout à coup, devant elle une voiture fait une embardée et se fiche dans un banc de neige. Lise s’arrête, le conducteur sort de son véhicule…  » et qui croyez-vous se trouvait devant elle? Pour ceux qui ne l’auraient pas deviné, il s’agissait de Félix Leclerc, bien sûr.  » Quinze jours plus tard, relate le journaliste, le chanteur faisait l’ouverture du bar de Lise.  » Il y a plusieurs exemples comme celui-là.[5]

    A partir d’une question : il faut alors poser une question, lâcher prise et écouter son intuition. On peut utiliser le principe de synchronicité également pour obtenir un conseil ou une aide éclairante en posant la question claire et honnête avec l’intention de connaître la réponse, en lâchant prise et en s’ouvrant à son environnement : en écoutant son intuition

    Les rêves
    Selon les analystes jungiens, les rêves sont une matière intéressante. Ils fournissent des images et des scénarios qui peuvent être intéressants à étudier pour tenter de mettre à jour un sens aux messages et aux combinaisons oniriques de notre inconscient. Accorder de l’attention aux rêves, c’est encourager son mental à prêter attention aux détails de son existence, et cela aide à intégrer les messages inconscients à son vécu conscient,[6] et d’être ainsi plus à l’écoute des coïncidences et des synchronicités. C’est un travail de conscientisation.

  33. L'Etat c'est mon Papa ajoute:

    Et beh, j’ crois qu’y a comme un malaise dans la civilisation la…

    Bon quand vois aurez fini vos projections vous pourrez p’tet aussi passer a l’analyse, j’vous jure que ca aide de comprendre les theories d’la repression,et p’tet meme devenir adulte, en tout ca a sortir d’la confusion oedipienne qui fait encore que l’organisation sociale est calquee sur le modele de la famille (patriarcale)

    Vous vous etes pas encore apercu du parallelle? Bah commencez par la

    Alors m’ cosez pas trop inconscient collectif animus anima abracadabrapouetpouet face a un tel degre d’inconscience collective ou meme individuelle.

    Allons z’enfants(!) de la (mere!)patrie(!), encore un p’tit effort, et vous vous apercevrez qu’vous etes des hommes libres, mais qu’vous avez jamais zoze y croire et qu’c'est ca qui fait d’vous des esclaves qu’on traite comme des gamins.

  34. Bof ajoute:

    Il y a de quoi pleurer ! Les bruyants cloportes bruissent, détonnent, nous emmerdent, amplifiés par les moumoutes vides — à Shanghai plus rien ne va : on construit des plongeoirs hauts de 10 km pour les pingouins morts-nés du Nouveau Bund ; les Kim père et fils se shootent mal avec le sang du peuple ; d’infinis trésors disparaissent dans le fion des Grands. On a tout, et mieux que tout, pour bien faire : qu’est-ce qu’on attend ? La simultanéité universelle du désir de révolution peut-être ? A gerber, ce pseudo-réel de merde !
    Merci aux anars de croire encore à je ne sais quoi ! Merci.

  35. L'Industrie c'est ma Maman ajoute:

    Tiens tiens
    Apres la Catalogne , Shangai! …entre l’espoir et la condition humaine peut-etre

  36. yoyostereo™ ajoute:

    en voilou un beau programme erectoral, je suis pour!

  37. Maphto ajoute:

    C’est drôle de voir tous les commentaires qui sont suscités par le billet d’Anne Archet sur l’anarchie. Dès que l’on touche à la démocratie, les réactions se font vives. Je me demande si ce n’est pas un indice d’un quelconque conditionnement social. Après tout, depuis notre tendre enfance, on nous répète encore et encore que la démocratie est importante et qu’il faut la défendre en allant voter…

    Tien ! Ça me rappelle soudainement le roman d’Aldous Huxley, Le meilleur des mondes.

  38. Pythagore ajoute:

    Message à L’Etat c’est mon Papa ajoute :
    Tu as raison, pour être libre, il faut le désirer, et pour le désirer, il faut le croire. On appelle cela l’effet Pygmalion. Mais ne tombons pas dans l’erreur de croire que nous pouvons être libre sans fournir d’effort sur le collectif, comme sur l’individu. Je rappelle que la liberté s’atteint par la conscience, qu’elle soit individuelle ou collective, et que le concept de conscientisation de Jung est un processus qui nous permet d’analyser les pourquoi de nos pensées, de nos rêves, de nos actions, et de nos ambitions. Cela nous permet de définir quelle doit être la liberté, et où elle doit s’arrêter : la liberté de soi s’arrête où commence celle de l’autre. Non ?

    Message à Maphto :
    L’anarchie totale est contraire aux intérêts de la démocratie. l’interêt collectif est contraire à l’interêt individuel s’il n’y a pas un consensus, une négociation.
    C’est avec la dictature que l’anarchie a eu ses héros et ses lettres de noblesse. La démocratie est l’ennemie de l’anarchie extrème, bien que la démocratie s’inspire des idées de liberté de l’anarchisme. L’anarchiste est donc déçu par la démocratie, car la démocratie est un consensus entre les forces réactionnaires et les forces progressistes. La démocratie est le pire ennemi de l’anarchie extrême. Et inversemment.
    On dit souvent que la Démocratie est le moins pire des systèmes. Et l’anarchie ne serait-elle pas le plus beau rêve des rêveurs ? Dont je fais partie je le reconnais.
    Mais bien que j’aime le rêve, je ne veux pas quitter la réalité des yeux : le consensus indispensable qui nous fait vivre sur le même bateau : la planête terre.
    Ce n’est pas sur le plan économique et politique que l’anarchisme a le plus à apporter, mais c’est sur le plan des idées, et de la façon de concevoir le social.
    C’est sur le plan intellectuel pur que l’anarchisme est intéressant à étudier. C’est pourquoi je m’intéresse à l’anarchisme. Par exemple lutter contre le meilleur des mondes est une bonne idée de l’anarchisme, c’est vrai.

  39. Benton ajoute:

    L’Etat c’est mon Papa:
    Effectivement, la liberté, c’est beau de responsabilité, il est plus simple de se faire dire quoi faire…

    L’Industrie c’est ma Maman:
    Subtil….

    L’Anarchie c’est mon Fiston:
    Où est-il lui ?

    Maphto:
    Aldous Huxley, grandement inspiré de Tocqueville…

    Pythagore (Pour qui l’univers n’est que chiffre, rappelez-vous en!):
    Bon point sur l’anarchie / démacratie…

  40. Pythagore ajoute:

    QUELQUES UNES DE MES EXPERIENCES EN SYNCHRONICITE :

    Je rencontre un une fille et nous devenons amis. Nous convenons tous deux que nous possédons des pouvoirs paranormaux. Le soir même nous nous promenons sur un pont en pleine nuit. Il n’y a personne. Puis je lui dit : « dis moi ce qui va apparaître sur le pont » (mon intuition me dit qu’il va arriver quelque chose). Elle me répond : « une vache ». Pensez : une vache en pleine ville sur un pont et en pleine nuit ! Vous pensez !
    Nous entendons soudain des bruits parvenir d’un escalier qui rejoint la rive au pont et nous voyons surgir plusieurs étudiants s’esclaffant et portant une vache grandeur nature en carton pâte.

    Je tombe amoureux de la fille et vice versa le soir même et nous faisons l’amour dans une chambre où est affichée l’affiche du livre « Hiroshima mon amour », qui est l’histoire d’amour qui dure un jour entre un occidental et une asiatique. Je suis occidental et ma compagne est asiatique. Notre idyle ne va durer qu’un jour.

    Dix ans plus tard, je repasse au même endroit en pleine nuit. Mon intuition me dit que la fille que j’ai rencontré 10 ans plus tôt est dans les parages. Je suis mon instinct et rentre dans un bar situé à 500 mètres. Elle n’est pas là, mais le patron du bar est une personne que j’ai connue 15 ans auparavant et qui habitait à 300 kilomêtres du pont en question.

    La synchonicité ne se met en marche que si on y croît.

  41. Pythagore ajoute:

    RAPPORT ENTRE LA SYNCHRONICITE, L’ANARCHIE ET L’INCONSCIENT COLLECTIF

    L’anarchie, c’est le refus des conventions. C’est la liberté.
    La synchonicité me permet d’échapper à la causalité du monde. La synchronicité est donc a-causale, et me permet d’échapper à la réalité ou de la contourner. Et donc à étendre considérablement ma liberté.
    L’étude de la synchronicité, démarrée par Jung, a été reprise par le célèbre astro-physicien québecois Hubert Reeves récemment. Il a écrit deux livres sur le sujet.
    Il existe une association internationale de psychiatres et de psychanalystes pratiquant l’analyse Jeuguienne et l’analyse de la synchronicité.
    D’autres chercheurs travaillent sur certaines équations d’Einstein qui mettrait en évidence l’existence d’un champ psychique collectif comme il existe un champ de gravitation. Le champ psychique aurait des comportements quantiques et ondulatoires. Et expliquerait la synchronicité : les pensées seraient reliées les unes aux autres par un champ psychique.
    Synchronicité, réalité pour les uns, divagation pour les autres, nous sommes tous tout de même affectés par l’inconscient collectif.
    L’anarchisme est un élément de l’inconscient collectif, car il n’a pas disparu : il perdure.
    Notre anarchisme n’est pas seulement une réalité individuelle, c’est aussi une réalité collective à travers son historique. L’idée de l’anarchisme est une idée récente. Elle a une connotation négative dans le grand public. C’est à nous de la rendre positive par nos débats aux yeux des lecteurs qui passent sur le site.
    Il n’y a pas de recherche de la Vérité sans la liberté. Et l’anarchisme portent en son sein les germes de la liberté, du refus de l’autocratie.
    Plus l’anarchie pourra s’acculturer dans l’avenir, et non pas seulement se reposer sur les héros du passé, et plus elle semblera moderne. L’étude de la bisexualité faite par Anne Archet en est un exemple. C’est moderne. J’ai moi-même eu des expériences bi-sexuelles, et cela est très complexe à analyser. En effet, j’ai par exemple en moi-même une partie féminine et une partie masculine. Qui parfois s’opposent et rentrent en rivalité.

  42. Maphto ajoute:

    Pythagore : Avez-vous songé à vous ouvrir un blogue ? Vous semblez avoir beaucoup de choses à dire. Ce pourrait être intéressant de vous lire ailleurs que dans le système de commentaire d’Anne Archet.

  43. Anarcho-d'hier ajoute:

    Je fulmine

    Pythagore , avez vous deja simplement entendu parler d’un certain Бакунин? Non?

    Je crois qu’il a quelque petits tuyaus interessants a vous refiler …

    Sur la liberte, notament su vois voulez vraiment savoir OU elle commence…….

  44. Benton ajoute:

    @Anarcho-d’hier:
    Bakounine définir la réelle liberté à partir d’un constat très chrétien que l’homme naît bon. Ensuite il applique un raisonnement très sociale XIXèime siècle que c’est l’environnement qui le porte vers le mal.

    Hors aujourd’hui, il est reconnu que l’environnement influence d’une part, et d’autre part, il y a aussi des gènes qui peuvent pousser vers le mal. Or dans ce cas, la vision de la liberté de Bakounine ne tient plus….

  45. Pascal Perrot aka Poetic Gladiator ajoute:

    Il est assez stupéfiant de voir ce qu’un texte vif, dynamique, percutant, incisif et brillant (ou, pour faire plus court, un texte d’Anne Archet) peut engendrer de commentaires d’une si extrême diversité. Eu envie de réagir à certain nombre d’assertions, mais n’en ai malheureusement pas le temps. Je me permettrai juste quelques remarques., en vrac. Penser que LA femme « sauvera » l’humanité me semble une énormité. Dans « femme de pouvoir », il faut avant tout entendre pouvoir et, pour s’imposer dans un monde verrouillé administrativement par le genre mâle, une femme au pouvoir devra souvent se montrer bien plus dure qu’un homme de pouvoir. Le mythe de la femme nécessairement douce, délicate etc est de caractère essentiellement culturel, et non innée, c’est un cliché dont usèrent les machos pour mieux les asservir. L’anarchie est pour moi une manière de penser et d’agir bien davantage qu’un « système » politique. C’est avant toutes choses demeurer éveillé. Refuser le prêt à penser, remettre en question chaque dogme, y compris ceux que nous aurions pu nous même nous forger. Ne pas penser que la vie, la liberté, la dignité, sont des choses qui puissent être bradées à la va vite. Etre capable de claquer des portes pour ne pas descendre en dessous de soi, ne jamais ramper; garder la tête haute. Ne pouvant pas s’extraire totalement d’un système qu’il n’a pas désiré, l’anarchiste peut effectivement jouer avec les codes de ce système. Et par conséquent être riche, mais prêt à sacrifier cette richesse même si celle ci nuit à sa vie, ou pour se lancer dans une aventure incertaine. Mais être anarchiste, c’est surtout, avant toute chose, ne pas être dupe, fût-ce de soi même. C’est chercher, fouiller, fouiner pour aller au delà du « prêt à consommer ». C’est partir en quête des poètes vivants plutôt que de se contenter du slam (ne serait-ce que pour relativiser les choses), c’est ne pas se gaver de « star academy » sans aller voir s’il se passe autre chose ailleurs, s’il existe oui ou non des gens que l’on nous cache, et qui auraient des choses passionnantes à dire, à chanter, à rêver. Or, il se trouve qu’il y en a, mais les trouver demande quelques efforts. L’anarchie est aussi dans l’exigence. Et en ce sens, oui, l’anarchie est individualiste. L’anar ne cherche pas à écraser les autres, juste à ETRE, à vivre pour de vrai, et c’est un travail constant, quotidien, dans l’action, dans la réflexion. Mais on peutdire également qu’il ne l’est pas (individualiste) car il y a toujours entraide. L’anar ne se prétend pas le sauveur du monde, mais est prêt à aider celui ou celle qui désire l’être, dans la mesure où il le peut. Etre anarchiste est acte d’amour et de vigilance. Anne Archet est profondément anarchiste.

  46. Maphto ajoute:

    Pythagore : si vous vous ouvrez un blogue, soyez assuré de ma présence.

  47. Benton ajoute:

    M. Pascal Perrot aka Poetic Gladiator, voilà ce qui est bien dit et vous portez dignement le titre d’anarchiste en toute connaissance de la chose.

  48. Benton ajoute:

    Pythagore:
    Pour paraphraser De Gaulle, finalement, vous êtes une certaine idée de la France!

    Qui suis-je moi ?
    Pour paraphaser Lord Durham, je suis un peuple sans histoire et sans littérature…

  49. Benton ajoute:

    Les voies du seigneur sont impénétrables….

    P.S.: Il n’est pas nécessaire de développer là-dessus!

  50. Anarchobusiness ajoute:

    Pythagore a dit:

     » La Femme est vierge de la corruption historique. Elle a encore le choix de décider et d’agir. A condition de l’instruire d’une certaine manière à l’école. Et en informant les femmes adultes. »

    « Pythagore :
    Etre profondément anarchiste, c’est diffuser les idées de l’anarchie.
    Etre totalement anarchiste, c’est refuser toute subordination à toute structure autre que la sienne propre. »

    Et vous Pythagore, a part votre sexisme, votre individualisme , votre carriere et vos cliches touristico-mystico-politiques, vous diffusez quoi au juste?

    Pas l’anarchie, ca je vous le garantis.

  51. Anarchobusiness ajoute:

    @Benton

    Les genes du mal?
    Benton, le « mal » c’est une idee.

    Le jour ou on trouvera une idee dans les genes, et beh les poules auront des dents et surtout Benton, les andouilles voleront-synchron, ca f’ra un bel escadron

  52. Anarcho-d'hier ajoute:

    Pour qui s »interesse vraiment aux questions « des limites de la liberte », lire « Caligula »de Camus.

  53. FRED ajoute:

    Pythagore? Ne serait-ce pas là le qualificatif collectif employé pour désigner les livreurs de poncifs persuadés d’avoir tout compris alors qu’ils ne SAVENT rien?

  54. FRED ajoute:

    J’ajoute: un brin mytho-mystico-allumé.

  55. Benton ajoute:

    Anarchobusiness:
    J’ai utilisé le mot « mal » pour sa signification générale et non dans un concept religieux ou politique. Je parle de porté sur la violence, l’absence de culpabilité, pas conscient de ses actes, certains comportements déficient, etc…

    C’est réel…

  56. Anarchobusiness ajoute:

    @Pythagore

    Ma critique , elle te dis tres poliment que les petites filles sont mal barrees si on eduque les petites filles avec les idees qui sont les tiennes sur les petites filles et leur education.

    Et mon autre critique elle te dit que le jour ou tu comprendras que personne ne t’a demande de te justifier de quoi que ce soit, tu auras fait un grand pas en matiere de prise de conscience individuelle et tu verras ca ira beaucoup mieux.

    Mais tes amalgames n’ont rien a voir avec l’anarchie, plutot avec de l’intox dont tu es la premiere victime et le propagateur, conscient ou non. Libre a toi d’y croire. Continue de t’informer, de te cultiver, de croire en ce que tu veux et d’en faire la critique aussi, ca aide pour evoluer.

    Quant a l’article de Wikipedia que tu as copier-coller plus haut sur la synchronicite, n’oublies surtout pas d’en lire justement la critique avant de te noyer dans le proselytisme!

    Allez, bon courage mon pote.

    @Benton

    Benton a dit, pour definir le « mal »: « Je parle de porté sur la violence, l’absence de culpabilité, pas conscient de ses actes, certains comportements déficients, etc…

    Tu appelles ca le mal. moi j’appelle ca l’ETAT!

  57. Anarchobusiness ajoute:

    @Benton
    Je crois ta position critique vis-a vis de Bakounine interessante, en tout cas digne d’une bonne discussion. Mais pourrais tu la preciser un peu plus afin que l’on puisse reellement en debattre…?

  58. Anarchobusiness ajoute:

    Pas encore de reponse…dommage

    Je ne crois pas que des questions telles que la liberte et encore moins celle de la nature humaine puissent etre discutees correctement lorsque l’on pose ces question seulement en termes de « bien » et de « mal »…Certains anarchistes adherent a ces systemes moraux, et definissent ou legitiment leurs positionement sur la base de leurs convictions morales, et quoi de plus fragile qu’une conviction morale, si noble soit-elle…

    Il ne s’agit pas a mon avis de savoir si nous sommes nes bons ou mauvais ou debiles ou geniaux.

    Il s’agit plutot a mon avis de savoir si la nature a fait de nous des etres sociaux, ou non…

    Et a partir de la , savoir comment nous nous organisons, ou comment nous nous laissons organiser, par quoi et par qui, ou non…

    Car si la nature a fair de nous des etres libres et sociaux, c’est l’argument de la necessite de l’Etat car « L’homme est un loup pour l’homme » (Hobbes) qui tombe.

    D’ailleurs, les loups sont des etres sociaux organises sans Etat, comme tous les mammiferes sauf l’homme et encore tout depend de quelle contree il vient, n’en deplaise a Mr Hobbes.

    Alors le « bien » et le « mal » dans tout ca, ca devient de la metaphysique….

  59. CaptainMorgan ajoute:

    Quel fatras ahurrissant!!!

    Les Marxistes ont toujours été mis au pouvoir par les « Anarchistes » et les Pacifistes!!!

  60. CaptainMorgan ajoute:

    On censure…la vérité est intenable pour les cocos!!!

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