— J’en ai assez de vivre dans une telle soue à cochons! Désolée ma belle, mais c’est aujourd’hui que je vais t’apprendre à ranger tes trucs!
— Tu n’es pas ma mère, à ce que je sache. Je paie ma part de loyer et ce n’est surtout pas toi qui va venir me… mmm! mmm! mmm!
La pose du bâillon-boule eut l’heureux effet de clore définitivement cette discussion. Et puisqu’elle m’assassinait du regard, je lui bandai aussi les yeux. Après tout, j’avais besoin de la sainte paix pour travailler.
J’étudiai tous les accessoires éparpillés un peu partout sur le plancher de la chambre. Je commençai par les pinces à seins, que je réglai lentement jusqu’à obtenir la sensation – et la grimace – désirées. Je glissai ensuite le petit plug de latex noir délicatement dans son derrière, non sans l’avoir préalablement enduit de ce qui restait du contenu du tube de lubrifiant qui traînait près de la table de nuit. Ce fut ensuite au tour du stimulateur de clitoris, un joli petit vibro rose en forme de papillon, que je fis tenir en place grâce à ses courroies élastiques ajustables. Je terminai par le vibromasseur surdimensionné à tête rotative et, souriante et fière de la besogne accomplie, la regardai se tordre en geignant sur le lit.
— Tiens! lui dis-je sur un ton satisfait. Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place; ne se sent-on pas mieux ainsi, quand tout est rangé?









(le 26 janvier 2007 à 16h56)
Voilà, tout est rentré dans l’ordre
(le 26 janvier 2007 à 19h04)
Heureusement que les chaussettes sales ne sont pas restées trainer…
(le 26 janvier 2007 à 20h16)
Anne! Tu me dois un dessin. Depuis trois ans. Depuis trois ans, je suis sans dessin.
(le 26 janvier 2007 à 21h18)
Ah la la! Pas moyen de crever en paix ici.
;-)
Give me your name and address and it will be sent to you in a discreet packaging.
(le 27 janvier 2007 à 4h02)
des fois, cest plus subversif d’intervertir les places, et les choses, ce qui ne nuit pas forcément à toute conformité !
(le 27 janvier 2007 à 5h31)
Hey ! est-ce que ça veut dire que j’aurais une chance d’avoir la deuxième culotte ?
(le 27 janvier 2007 à 8h04)
Vouille. Je me sens l’âme d’une postière en ce moment.
(le 27 janvier 2007 à 8h28)
Bonne nouvelle, je t’envoie l’adresse des destinataires et attention dans quelles boîtes aux lettres tu glisserais tes miminnes.
(le 27 janvier 2007 à 14h25)
ça donne envie d’etre moins bordélique
(le 27 janvier 2007 à 17h30)
Ma première visite chez vous… J’en suis ravie.
(le 28 janvier 2007 à 4h46)
Je suis étonnée que François Boucane ne réagisse pas davantage à ce texte qui, manifestement, n’implique pas Simone.
(le 28 janvier 2007 à 13h04)
Comme on dit : chacun chez soi, et les cochonnes seront bien gardées.
(le 28 janvier 2007 à 13h07)
Puisque je ne peux pas commenter de réflexion dans la colonne Marginalia, pourquoi ne pas le faire ici.
«Encore en plein milieu de la nuit, je suis prise d’une furieuse envie de baiser. Je descends faire la vaisselle, ce qui me rassérène.»
Pourquoi laisser traîner votre vaisselle … Peut-être que simplement caresser l’une de vos chattes suffirait à calmer votre désir. L’important, c’est peut-être simplement de se changer les idées.
(le 28 janvier 2007 à 13h31)
Je regrette de n’avoir pas assez de placards ( et la perspective du retour des objets volants m’émoustille).
(le 28 janvier 2007 à 21h04)
Quand cela ne lui entre pas dans la tête… il y a toujours d’autres alternatives pour que cela entre !!!
(le 28 janvier 2007 à 21h56)
Scène de ménage!
En lisant la Marginalia du 28 janvier, il me semble que l’onanisme rassérène mieux que faire la vaisselle !
(Faut croire que si certains mangent leurs émotions, d’autres les lavent !!!)
(le 28 janvier 2007 à 21h59)
Scène de ménage 2!
Pour les tâches domestiques dans le Marginalia du 23 janvier, il y a cette citation:
« Aimer, c’est facile à faire…mais difficile à vivre!!! »
(le 29 janvier 2007 à 4h02)
Marginalia : Effectivement, car ce sont les plus nombreux qui construisent le monde. Cependant, il ne faut pas oublier que ces masses sont influencées par des personnes plus rares qui les aident à choisir le meilleur chemin (pas pour leur personne individuelle, mais pour l’ensemble).
Merci pour cette belle séance de rangement !
(le 29 janvier 2007 à 6h27)
Que s’unisse par la magie de la plume l’ordre et le désordre des sens … Une idée bien plus subversive qu’il n’y paraît en vérité et que seule Anne Archet pouvait mener à bien. Un plaisir avec elle que les tâches ménagères. Voici qui donne envie de foutre le bordel … des muses bien évidemment.
(le 29 janvier 2007 à 14h52)
Si seulement la même recette pouvait s’appliquer aux tâches ménagères qui nous polluent… (air rêveur)… (gros soupir)…
Autre chose, il y a une petite erreur dans la maginalia du 29/01, il doit manquer un « par avoir » entre toujours et raison :)
(le 30 janvier 2007 à 15h38)
marginalia 30/01/07
Pour etre glabre du chef ,on peut ne pas l’etre du seant ! courage
(le 30 janvier 2007 à 22h55)
madrilene, il me revient en tête ce jeu de mots de Chabot: « À la plage, il est séant… de le montrer! »
Anne, pour le marginalia du 30… on se questionne sur ce que l’on peut apporter à ce monde ??? (paradoxalement, un certain sentiment d’impuissance… sans faire de jeu mots!)
(le 31 janvier 2007 à 4h35)
Marginalia 30/01/07 (suite)
ca me rappelle Brel :
« De jeunes peigne-culs, nous montrent leur derriere, en nous chantant
Les bourgeois c’est comme les cochons… »
ps : je rigole bien, finalement y a eu un détournement, c’est dans la centralité (du blog) que vient se nicher la marge du marginalia
(le 31 janvier 2007 à 4h39)
et puis, y portent (à porte) peut etre moustache, bacchantes et barbe ces chauves ! Les affaires reprennent !
(le 2 février 2007 à 15h33)
Je n’arrête pas de dire à ma moitié qu’elle devrait être plus ordonnée. Cet exemple lui montrera que l’ordre a du bon. Merci Anne, tu es un modèle de vie et une source d’inspiration inépuisable pour nous deux.
(le 20 février 2007 à 11h48)
J’ai appris cela chez les curés : une juste brimade est la plus sure action pour redresser une mauvaise situation.
On m’attachait jeune les mains derrière le dos, puis les chevilles, et on mettait à nu mes plantes de pied. Alors le curé le plus gradé prenait une tige souple de bois, et m’appliquait des coups répétés sur la plante des pieds jusqu’à ce quelles deviennent rouges. Puis je sentais quelque chose se raidir en moi, et apparaissait sous mon bas ventre une bosse qui faisait plis sur ma toge noire. Et plus la bosse gonflait, et plus le curé frappait fort, alors que le reste des curés étaient rivés tantôt sur mes pieds qui tremblaient de douleur, et sur l’extase qui sortait du plus profond de moi.
Qui aime bien châtie bien.
(le 11 juin 2010 à 16h41)
tres bon texte!!!