Dialogue nuptial (5/5)

Ils sont étendus, détendus, au lit, dans cette douce torpeur qui suit les étreintes les plus passionnées. Elle est la première à se lever.

— N’es-tu pas satisfait d’avoir enfin appris à baiser le bon orifice?

— Puis-je savoir de quel orifice il s’agit, très chère?

— Les miens, évidemment. Tous les quatre.

— Quatre ?

— En comptant mes seins, voyons. Tu avais l’air de les apprécier, samedi dernier…

— Ah! Ma première caravate de notaire…

Ils s’embrassent

— Je dois partir, Martine.

— Je sais. Quand vais-je te revoir?

— Je suis libre vendredi. Quel est l’emploi du temps de Vincent et de Marie?

— Vendredi, peut-être… je déteste attendre. Pourquoi pas mercredi? On pourrait allez au resto tous les quatre… comme ça, je pourrais au moins te voir.

— Oui! Je pourrais ainsi passer la soirée en essayant de ne pas te mettre la main au…

— Qui sait, peut-être se tomberont-ils dans les bras l’un de l’autre, si on les aide un peu.

— Ha! Vincent et Marie, commettant ensemble l’adultère! Comme ce serait ironique! Hélas, je serais étonné qu’ils se plaisent mutuellement.

Elle le regarde amoureusement et soupire.

— Qui aurait dit que nous aurions pu mutuellement nous plaire nous-même… Je ne veux pas que tu partes. Je veux que nous restions ensemble. Toujours.

— Tu sais que c’est impossible, chérie…

— Je sais. Mais je ne peux pas m’empêcher de le désirer de tout mon cœur.

— Je t’en prie, Martine, c’est difficile pour moi aussi.

Elle essuie une larme et dit:

— Allez, file. J’ai promis à Marie de lui faire un rosbif.

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8 commentaires pour “Dialogue nuptial (5/5)”

  1. Tenaille ajoute:

    Excellente conclusion d’une excellente série, je l’écris sans flagornerie.

  2. Justine Miso. ajoute:

    ouah! subtil!

  3. Nebo ajoute:

    L’éternelle saveur de l’hypocrisie morale bourgeoise… ou ai-je mal lu ?

    Savoureux…

    Bien à Vous…

    @)>–>—>—

  4. Nina louve ajoute:

    vous ne perdez pas la touche. Ironie & érotisme font bon ménage ici.

  5. madamedekeravel ajoute:

    oui mais on ne sait toujours pas quel est « le bon » orifice ?…

  6. pHiLoGrApH ajoute:

    Quelle ironie, deux gousses qui mangent du boeuf, sachant que ce dernier a perdu les siennes.

  7. Andoni ajoute:

    Une écriture toute en finesse…
    Bravo Anne…
    Baisers de Paris où Catherine et moi t’attendons

  8. Pythagore ajoute:

    - Voilà, tu peux y aller bien à fond maintenant. Attends ! Lèche-lui un peu le cul d’abord et aussi l’intérieur des cuisses. Il y a du jus un peu partout. C’est un mélange qui devrait te plaire : un peu de mon foutre et pas mal de sa mouille. Vas-y goûte cette sauce cuisinée spécialement pour toi !
    Je crois qu’en fait il dit tout ça plus pour moi que pour elle. Il fait ça pour m’exciter, peut-être en pensant m’humilier. Si c’est son but, il est atteint. Je me sens non seulement trahie par cet homme à qui je me suis donnée sans retenue, mais plus encore, exploitée pour assouvir ses besoins dégueulasses et les perversions d’une petite pute. Je suis presque jalouse de la femme qu’il traîne en laisse et je comprends bien que je suis le véritable dindon de la farce. Pourtant, quand je sens se poser sur mon derrière la langue râpeuse et humide de la fille, je n’ai pas le moindre mouvement de recul. Au contraire, je me surprends à tendre mon cul en arrière pour mieux le lui donner à laper.

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