Dialogue nuptial (1/5)

— Siobhan et Iseult voudraient que tu sois leur garçon d’honneur.

— Ah oui? Tu leur diras que j’accepte avec joie. Être témoin à un mariage lesbien… voilà un truc qu’on ne se fait pas offrir tous les jours!

— Tu es la personne toute désignée: après tout, c’est grâce à ton séminaire de recherche qu’elles se sont rencontrées… oh, en passant, ce sera une cérémonie wiccan, ce qui veut dire que tout le monde sera skyclad.

Sky quoi?

Skyclad. Vêtu du ciel.

— Hein?

— Dévêtu. Déshabillé. Nu. À poil.

— Mais… je ne peux pas, voyons…

— Bien sûr que tu le peux, chéri.

— Tu ne comprends pas! Je serai dans une pièce avec une vingtaine de femmes nues! Je vais… tu sais… pointer vers le ciel.

— Ne t’en fais pas, trésor, elles ont déjà prévu le coup.

— Hein?

— Tu seras aussi le porteur des alliances.

Tags: , ,

6 commentaires pour “Dialogue nuptial (1/5)”

  1. Obasane ajoute:

    Surtout qu’une alliance ne protège qu’un seul doigt…

  2. Flivo ajoute:

    Juste l’idée du prélèvement des alliances …( par une diaconesse ?)

  3. chaush'ette ajoute:

    il va falloir faire un choix Mlle

    soit vos amies ont des doigts vraiment énormes

    soit votre ami à une toute petite bite

  4. chaush'ette ajoute:

    hips toutes vos catégories et archives sont inaccessibles

  5. Pascal Perrot aka Poetic Gladiator ajoute:

    Le silence coupable des hommes implique souvent une méconnaissance totale de leur sexualité, fût-ce par des femmes « douées » en la matière ; ainsi, l’idée qu’un homme doive systématiquement entrer en érection face à une nudité féminine est un cliché … très féminin. Le désir, le plus souvent précède, accompagne le dénudement ou y succède. Après c’est une histoire de peaux. Le mâle est souvent bien plus complexe qu’il ne l’avoue et ne se l’avoue à lui même … En fait, on pourrait presque dire que c’est un être humain comme les autres.

  6. Ménille Avénale ajoute:

    Quel dommage que je n’aie pas pris connaissance de ce dialogue plus tôt !… J’aurais pu au moins le raconter le soir du réveillon, au lieu de quoi, je me suis copieusement ennuyée chez des bobos imbus d’eux-bêbes.

L'envie de commenter vous tenaille ?


Passer à la version mobile de ce site.