Regarde Josée, je t’ai préparé ton dessert préféré. Des brownies tout chauds, à peine sortis du four… pour fêter le nouvel homme de ta vie!
Moi, fâchée? Ben voyons. Pour ton information, j’essayais de me débarrasser de ce salopard depuis des semaines. Quoi? Tu ne me fais pas confiance? Ça me fait de la peine, tu sais. Tiens, je vais prendre la première bouchée.
Miam. Que c’est bon.
Tu vois? Je t’avais bien dit qu’ils étaient délicieux. Allez, mange. Entre filles, il faut se faire confiance et s’entraider. D’ailleurs, tu cesserais de voir François si je te le demandais.
N’est-ce pas?

Une autre dispute avec François, n’est-ce pas? Ça tombe bien, je viens de finir de glacer ce gâteau triple-chocolat. Non, garde-le, c’est pour toi. J’insiste.

Il est treize heures… et tu es encore au lit? Que ce passe-t-il, ma chouette? Vous avez rompu? Il t’a traitée de grosse vache? Quel salopard! Ne t’avais-je pas dit que c’était un salaud et un menteur de la pire espèce? Crois-moi, c’est bien mieux ainsi. Cet enculé ne te méritait pas.
J’y pense! J’ai apporté un petit quelque chose pour te remonter le moral. Tes préférés! Non, je ne te crois pas. Je sais que tu en as envie. Si j’ajoutais de la crème glacée? Regarde, j’y mets même un peu de sirop de chocolat… On ouvre grand… fais-moi plaisir… allons, une bouchée pour Annie… Mmmm! Tu vois? C’est bon, pas vrai? Ne te sens-tu pas déjà mieux, ma jolie?

Tu ne devineras jamais ce que j’ai mitonné pour toi ce matin. Un tiramisu! C’est la première fois que je le réussis à ce point. Non, inutile de te lever; je vais te nourrir ma grande.
Ce que je fais? Ça fait six mois qu’il t’a quittée. Et crois-moi, je sais que ce n’est pas la même chose avec ses propres doigts. Détends-toi. Entre filles, il faut se faire confiance et s’entraider, tu te rappelles? D’ailleurs, tu es toute mouillée. Je sais que tu en as envie. Tu n’as qu’à te laisser faire, je m’occupe de tout.
C’est ça, C’est bien. Laisse-toi aller.
Chut. Shhhh! Moins fort, les voisins vont t’entendre! Ouvre grand, je vais fourrer le reste de ce putain de gâteau, peut-être vas-tu te taire… Ah! C’est mieux! Attends, tu t’en mets partout… qu’est-ce que tu peux être sexy! Tiens, lèche mes doigts. Allez-lèche!

Bonne fille! Reste couchée et laisse-moi m’installer sur toi comme un oreiller doux et soyeux. Regarde, je t’ai apporté quelque chose à manger!
Quoi? Salope! Tu n’avais pas l’air de te plaindre hier soir quand tu te tortillais sous mes doigts! Dans ce cas, va te faire foutre. On verra bien qui voudra d’une fille aussi obèse que toi.
Ne pleure pas Josée. Ne crains rien, je ne vais pas t’abandonner. Tiens, j’ai une idée. Il reste un peu de sirop de chocolat, ça devrait t’aider un peu. Voilà! Une chatte-dessert, juste pour toi! Miam miam!
Merde! Qui l’eut cru… te voilà, en train de me lécher la… Oui! C’est ça! Régale-toi! N’en laisse pas une miette! Oui! Plus haut… je…
Attends, je vais me relever. Tu disais?

Quoi? Hé ho, je te ferais remarquer que je t’ai branlée la semaine passée. Quoi? Désolée, je ne lèche pas de plotte. Je ne suis pas lesbienne, moi.
Toi non plus? Ben j’aurais jamais cru.
D’accord, connasse. Je m’en vais. T’auras qu’à trouver quelqu’un d’assez tordu pour te baiser, moi j’en ai rien à foutre.
Ah! Ben voilà! Je savais que tu finirais par être raisonnable. D’ailleurs, j’ai une surprise pour toi ce soir. Laisse-moi seulement le temps de retirer ma culotte et de m’asseoir sur ton visage… Ah! Ma puce! Ta langue est si agile, on dirait que as fait ça toute ta vie. Pas une lesbienne? Pffff. À d’autres!
Qu’est-ce qui ne va pas? Tu n’aimes pas ma surprise? Hé! Tu vas te taire, oui? Ta gueule! Tu te la fermes ou je pars pour de bon! Écoute-moi, c’est pas compliqué à comprendre. Tu as déjà été avec François, non? Tu as déjà été avec moi, n’est-ce pas? Alors cette fois, c’est la même chose. La seule différence, c’est que François a été avec moi juste avant. Ne pleure pas. J’ai dit ne pleure pas, merde, si l’une de nous deux devait être vexée, ce devrait être moi : je l’ai baisé pour toi, gros tas de saindoux!
Oh arrête, veux-tu? Je ne pensais pas ce que je viens de dire. Tu n’es pas grosse, juste… voluptueuse. Tu es très jolie, je t’assure.
Viens, mouche ce joli nez. Laisse les doigts d’Annie te consoler. Mais… c’est qu’elle mouille, la coquine!
Bon, tu sais ce que je veux. Allez… goûte un peu. Pour me faire plaisir. S’il te plaît? Bonne fille! Ce n’est pas si terrible, n’est-ce pas?
Quoi? Humiliant? Ben voyons. Dis-toi que c’est du… glaçage.









(le 27 août 2006 à 3h17)
Miam… tout cela met délicieusement en appétit… dommage que lorsqu’on est un cancre, on soit aussi privé de dessert.
(le 27 août 2006 à 3h37)
Quelques remarques comme ça, en passant :
1. C’est le truc le plus méchant que tu n’as jamais écrit. Je ne te connaissais pas comme ça.
2. Annie, pas lesbienne? Hum…
3. Depuis quand fais-tu le tiramisu?
4. Cette histoire de glaçage me lève le coeur.
5. Malgré tout, qu’est-ce que j’ai pu rire!
(le 27 août 2006 à 4h22)
Voilà une bonne rubrique sur les alicaments. Mais bon, je suis au petit déj là ! Et pour relever le goût du Tiramisu, faut laisser drôlement mariner non ?
(le 27 août 2006 à 8h05)
Absolument hilare tout du long ;) Et la fin est délicieusement odieuse !
(le 27 août 2006 à 8h59)
Ha bon ?
(le 27 août 2006 à 9h09)
sirupeux et vulgaire à souhait, l’imaginaire d’une diabètique apres un coma, je crois qu’il va falloir bcoup faire de gâteaux au chocolat et bcoup sucer pour être éditée…
(le 27 août 2006 à 10h01)
Moi si je met le siro sur mon zob tu va le sucé pétasse? lol ton site cé de la merde et ENCULATOR IS BACK! alors gare a tes fesse je vais te dilaté!
P.S. DESTRUCTION ANALE!
(le 27 août 2006 à 11h00)
fais gaffe elle a une rectocelle!!
(le 27 août 2006 à 11h04)
Enculator de mes deux, ici on ne dit pas « Moi si je met(s) le siro(p) sur mon zob tu va(s) le suc(er) pétasse ? mais » Ma chère, en vous penchant, vous pourriez me voir sur la berge « .
(le 27 août 2006 à 14h51)
Irma : je vait te DILATER LE RECTUM jusqu a ce que ton fion éclate avec mon méga chibre. Vous ete tous des putes, c’es pour sa que je vous aime.
(le 27 août 2006 à 14h59)
Incroyable cette meuf elle prend vraiment des grands airs mais elle n’arrive pas a parler d’autre chose que de bites. Regarde, pauvre conne, moi aussi je suis un écrivain :
Bite anus baise moi sperme fist-fuck.
TU devrais plutôt nous montrer ton cul, ça au moins ce serait de l’art.
(le 27 août 2006 à 16h14)
C’est là qu’on voit que c’est choquant de tomber sur l’Archet quand on tape « Sexe » sur Google…
Les gens un peu trop visuels ne savent pas apprécier la subtilité de langue.
Bonne Continuation Anne.
(le 27 août 2006 à 17h06)
C’est très étrange, mais en tapant « Enculator » sur Google, j’ai fini par trouver le site d’origamie du « Mouvement Français des plieurs de papier. » Je suis ouvert à la perversion, mais il y a des limites!
(le 27 août 2006 à 17h28)
Enculator : A trop t’étendre sur le but des queues, tu éprouves le désir d’une honnête vierge dans le fond.
(le 27 août 2006 à 18h13)
Tout à fait d’accord avec ton N°1, Marie-Marie, mais qu’est ce qui engendre une telle cruauté, cela reste un mystére..
(le 27 août 2006 à 18h59)
soulignons la plus grande audace littéraire de ce texte : « Miam. C’est bon. »
j’arrête pas d’en ricaner… et vraiment oui ça l’est
j’ajoute que je ne déteste pas l’intervention d’Encul-à-tort : ça fait comme si tout d’un coup s’ouvrait un truc, on regarde, tiens ?, et puis mais oui, tiens la Terre !, on avait oublié à cause des nuages
c’est bien de voir le sol de temps en temps, ça rappelle l’altitude
(le 27 août 2006 à 19h56)
intelligent et très drole!!
(le 27 août 2006 à 22h43)
Marie-Marie »
1. C’est que tu n’as pas encore compris ma vraie nature…
2. Très pas lesbienne, et même beaucoup.
3. Depuis que tu ne veux plus m’en faire
4. Le contraire m’aurait surpris!
5. Rire de la méchanceté. Décidément, Marie-Marie, je ne te connaissais pas ainsi…
Irma la Hyène et Lucidia »Inutile de discuter avec les trolls. Il faut éviter de les nourrir, c’est tout.
Zhom »Vous vous souvenez ce que je vous racontais au sujet de mon lectorat? Beaucoup trop de plieurs de papier…
chaush’ette »Vous oubliez «Désolée, je ne lèche pas de plotte.» De l’audace avec un gros A… ! ;-)
(le 28 août 2006 à 2h33)
Au fait, on dit les rondes ou les grosses ? ( Il est 8h du matin et j’ai envie de sucer un doigt boudiné avec un peu de sucre glace, celui qui porte une alliance et devant le mari de la grosse feignasse qui se demande s’il doigt me taper sur la gueule)
(le 28 août 2006 à 6h02)
Trop de chocolat, pas assez de chantilly à mon goût.
Et que c’est dur d’apprendre qu’un François a eu la chance de « connaître » Anne Archet, et qu’icelui ne soit pas moi !
(le 28 août 2006 à 8h14)
Décidémon c’est trollement sulfureux ce site, merci Anne de laisser tout le monde s’exprimerdu troll en cocotte papier à l’intello crade.
(le 28 août 2006 à 11h26)
bien sûr, vous avez raison, l’oublier serait manquer l’essentiel, mais c’est aussi, jolie violonniste que vous me montrez la pointe du solo (le summum de la nargue, héhé) tandis que je regardais l’apparition du thème, le moment où dans le texte les roues quittent le sol. « Miam. Que c’est bon »‘, c’est tout l’envol, c’est la phrase qu’on ne cesse de réinterpréter, jusqu’à en découvrir l’ironie, glaçante, précisément. Annoncer le thème avant de le jouer, c’est très jazz (un aspect de votre écriture que je n’avais que soupçonné avant une récente interview). Pourrir le thème en le soutenant, c’est encore plus fort, parce qu’en définitive, c’est bien à nous que vous tentez de faire avaler le texte, et quelles sont nos réactions « Miam. Que c’est bon. »
Ainsi, il me semble bien que si vous « ne léchez pas de plotte », c’est parce que ce rôle est dévolu au lecteur, niveau ultime de la mordante cruauté de ce texte.
mais comment résister, c’est tellement bien fait.
(le 28 août 2006 à 14h31)
Pas soucis d’exactitude, et pour corriger le phallocentrisme qui semble accabler Superstar 2006, je crois correcte de mentionner qu’il n’est pas du tout question de « bite » dans cet exposé culinaire, mais seulement de cons. D’où je remarque l’emploi du terme « conne » qui est beaucoup plus adapté au contexte lexical que celui de « bite », quoique quelque peu grossier en l’occurrence.
(le 29 août 2006 à 5h02)
Après avoir lu ce papier, maintenant je suis sûr: Anne Archet est bien un femme !!!
Un grand plaisir à te lire, Anne, après avoir innocemment découvert ton blog il y a quelques jours.
Des baisers de Paris
Andoni
(le 30 août 2006 à 7h09)
Bien vu chaus’ette, quelle vitrine de plottes, on en est donc tous là à baver devant des pâtisseries industrielles, quel bizness, faut le faire avec seulement quelques trous et de la misère sexuelle, du grand art vraiment.
(le 31 août 2006 à 10h27)
Je trouve ça cruel de demander de ne pas nourrir le troll après le sort réservé à Josée.
C’est vraiment deux poids, deux mesures.
(Je confirme derechef avec les autres lecteurs, une cruauté inhabituelle… On dirait du Sînziana !)
(le 31 août 2006 à 12h41)
plieurs de papiers…plieurs de papiers…. moi j’apprécie surtout l ‘intensité de la relation textuelle, dakodak ?
(le 31 août 2006 à 21h48)
Quelles magnifiques marionnettes humaines dans votre théâtre de la cruauté. Pour demeurer intéressante, la méchanceté se doit de posséder un zeste de panache et d’élégance, qualités qu’à l’évidence vous possédez. Que ceux et celles qui critiquent votre leste plume se rendent donc « sur anarchie etc » ou sur « papiers de fortune ». Ils pourront ainsi constater que votre immense talent ne saurait être cantonné dans un seul et unique genre.
(le 1 septembre 2006 à 6h01)
Mais le ver est dans le fruit dommage.
(le 1 septembre 2006 à 14h24)
Anne,
Dis à Josée de rentrer à la maison!
(le 6 septembre 2006 à 2h43)
- Anne, je t’en supplie, donne moi à manger !
Par pitié, je meurs de faim. Je n’en peux plus. Détache moi un instant et donne moi n’importe quoi à manger. J’ai faim, j’ai trop faim. Je ne veux pas mourir de faim. Anne, Par pitié. Réponds-moi. Je ferai ce que tu veux, je ne désobéirai pas. Anne, donne moi à manger….
Mais qu’est-ce que tu fais ? Je n’ai plus de forces. J’ai trop faim.
Hmm, oui c’est bon, mais après je suis exténué, je voudrais juste un peu de nourriture pour pouvoir supporter ça. Par pitié, Anne.
Anne, descend de ma verge, je ne peux plus jouir, je suis presque mort….Anne……..Je jouis…J’ai faim….
Reste là, ne pars pas ! où vas tu ? Anne….. J’ai faim…..
(le 7 septembre 2006 à 17h05)
Vos histoires de papiers, Anne Archet, ne m’intéresse pas. Les médias, la politique, chacun est libre de choisir, en principe. Par contre, quand une opération de cuisinage en règle est en cours et que l’interrogatoire dure plusieurs mois, voir plusieurs années, quand les chiens et les chiennes effectivement s’en amusent, vous espériez qu’ils pleurent – moi aussi, quand Paris se réclame géographe de l’audace, quand la ligue des droits de l’homme reste pénard, quand insulter un ou deux porcs de la même famille est passible de lynchage par voie de jeunesse, je pense qu’il y a matière à se demander, en effet, quelle température il fait et quel est l’ingrédient dans le plat – Signé le salopard qui aimerait bien couper quelque peu le cordon ambilical.
(le 23 octobre 2006 à 16h53)
c’est vraiment nul! je n’ai plus envie de bouffer le gateau après!
ecriture niaise!