– Maman!
La porte de la chambre s’entrouvre, laissant filtrer une douce lumière venue du corridor. Des bras affectueux et réconfortants se tendent.
– Ça va, maman est là. Tu as fait un mauvais rêve, ma puce?
– Un monstre… dans mon placard… répond la fillette en pleurs.
– Shhhh, tout va bien. Il n’y a pas de monstre dans ton placard, tu te souviens? Nous avons vérifié, ce soir, après ton bain.
La légère chemise de nuit de coton est mouillée de larmes. Des hoquets interrompent les sanglots.
– Est-ce qu’on peut voir encore?
La porte du placard est ouverte. Un doigt sur l’interrupteur : lumière. Des vêtements, des poupées, des jouets, des souliers. Pas de monstre.
– Tu vois, mon trésor ? Pas de monstre dans le placard.
La chambre serait replongée dans l’obscurité sans la douce lumière venant du corridor.
– Il avait pourtant l’air si réel…
Des bras affectueux et réconfortants se tendent encore, cette fois pour tenir et bercer.
– Je sais, mon bébé, je sais. Maman est ici. Tu es en sécurité, maintenant.
Une main essuie les larmes sur la joue, s’insinue entre les cuisses potelées et vient caresser la menue fente enfantine. Les monstres ne se cachent pas tous dans le placard.










(le 20 août 2006 à 22h54)
Sujet très délicat… que dire de plus?
(le 21 août 2006 à 3h06)
Une maman c’est toujours du bonheur.
(le 21 août 2006 à 3h22)
Votre maman vous a fait ça ?
Moralement peut-être.
(le 21 août 2006 à 4h58)
Le meilleur texte de ces derniers mois, pour moi. La chute est saisissante !
(le 21 août 2006 à 5h07)
« Le délicieux tourment d’une nubile nymphette
Sauvagement montée par un grand alezan
Dont la bite longue comme le bras
Est guidée vers sa petite moniche
Par la main tremblante de sa propre maman »,
C’est certainement la meme maman…..
(le 21 août 2006 à 7h40)
À mort !
(le 21 août 2006 à 7h46)
Très bien tourné en tout cas !
A-t-elle trouvé le monstre au fond de la crevasse ?
(le 21 août 2006 à 9h18)
C’est tellement triste mais tu l’écris si bien.
Hier soir j,ai regardé « HIDE AND SEEK » même traitement, autre sujet, mais tout aussi rageant de voir l’emprise que des parent peuvant avoir sur des enfants…
(le 21 août 2006 à 9h19)
hihihi,
vous avez osé
je vous adore !
et, euh, vous savez… moi aussi, j’ai un monstre dans la culotte… un truc horrible, tout plein de poils… et des fois on sait pas pourquoi mais il cherche à sortir, féroce l’animal, alors forcément je veux pas que les gens i’ sachent, alors forcément obligé (obligé !), faut que je le saississe à pleines mains, que je le secoue dans tous les sens, jusqu’à ce qu’i’ crache son venin, et… et le combat est si terrible que toujours ça m’arrache un cri, un truc du genre : » houââârchgnokgnok-glup »
vous savez ce que ça peut vouloir dire ?
(le 21 août 2006 à 11h37)
En tout cas moi je sais, ça veut dire MAMAN!!!
(le 21 août 2006 à 15h16)
C’est dans les moments où vous écrivez des choses pareilles que je me sens si familière de vos mots, où j’aimerais vous inviter à prendre un chocolat, et discuter de tout autre chose.
(le 21 août 2006 à 16h39)
incestetueuese…
(le 22 août 2006 à 5h03)
Bonjour Mam’zelle. Content de te relire après si longtemps. Délicieusement obscène. Je ne te recommanderai pas à ma femme. Pour mes enfants, j’hésite.
(le 22 août 2006 à 9h24)
Au-delà de ce qui est écrit, c’est la liberté de l’écrire qui est une véritable catharsis…
(le 22 août 2006 à 12h35)
Ouaip, ça fait du bien de se soulager…
(le 22 août 2006 à 18h51)
Si se soulager en l’écrivant au lieu de passer à l’acte est possible, alors soit je prêcherai en ce sens.
(le 23 août 2006 à 3h13)
Une illustration de parents toxiques, mais les parents sont tous toxiques quelque part. Et devant la souffrance de l’enfant, Freud disait que des parents idéaux seraient une catastrophe pour l’enfant…
Il faut bien reconnaître que cette souffrance même donne des génies, n’est-ce pas Anne, et je le dis en hurlant de douleur…
(le 23 août 2006 à 3h41)
La chute…Oui c’est l’art de la chute que l’Archet manie avec tant de dextérité. A force de tomber si bas, c’est bien le moins. Moi j’adore. Ces chutes je les attends comme un flash d’héroïne. Ma drogue, si douce, si dure. Celle que je quitte tous les matins en maître et vers laquelle je reviens chaque soir, en esclave. Anne, nos délices sont monstrueux, mais de qui sommes-nous prisonniers : de la victime ou du bourreau ?
(le 23 août 2006 à 5h11)
wuaohhhhh… ca décape tout ce que tu écris… quelle force…
c’est avec grand plaisir que je reviendrai.
helene
(le 23 août 2006 à 12h04)
Le petit coin du collectionneur… http://gabaxius.iziblog.net/
(le 23 août 2006 à 14h54)
Force du texte, sensibilité des commentaires.
(le 24 août 2006 à 12h18)
Effectivement, rien à remembrer.
(le 24 août 2006 à 17h16)
Le méchant moine nous a fait faux bond. Heureusement, il reste le cache… http://72.14.221.104/search?q=cache:EoSK8Uo22SwJ:gabaxius.iziblog.net/+&hl=fr&gl=fr&ct=clnk&cd=1&client=firefox-a
(le 25 août 2006 à 18h30)
Sujet une Maman, votre maman, le meilleur texte, tres bien ,c’est tellement HIHI, en tous cas c’est dans des moments d’incestetueuse, Bonjour mamezlle c’est au delà de ce qui est écrit, ouaips ça fait du bien et si se soulager en chute wuhaoo ça décape le petit coin en force effectivement, le moine est méchant
(le 25 août 2006 à 18h34)
hum hum…
(le 29 août 2006 à 12h18)
Si plein de vérité et si révoltant … wahou.
(le 29 août 2006 à 17h09)
Cruellement subtil, ou abominable ment la réalité, les monstres sont partout, dans les yeux de nos parents, dans leurs mains qui claquent comme ils hurlent et saccagent les espoirs et les esprits, et les coeurs, mais le monstre le plus grand est encore plus proche, il est en nous. Comme nous savons nous faire du mal…
En tous cas, magnifique texte !
(le 31 août 2006 à 6h16)
[...] Canada : Anne Archet, qui m’a fait aimé les lesbiennes beaucoup plus qu’avant de la connaître. Avec plein de petits délices pour garder les neurones éveillés, dont le post 666 conduit vers un lien qui semble en sommeil . [...]
(le 31 août 2006 à 19h24)
A 01h22 du matin, je ne peux qu’éclater de rire… tant j’adore.
(le 31 août 2006 à 21h54)
Il fallait beaucoup de courage pour aborder ce thème si rarement traité : la pédophilie féminine, qui crée bien des dégâts parfois irrémédiables, et ce tant côté filles que côté garçons. Et une plume aussi impeccablement (et implacablement ) stylée comme la vôtre pour en faire un texte drôle, même si l’on y rit très jaune. Votre chute me laisse sans voix. Amirativement vôtre
(le 1 septembre 2006 à 3h55)
- papa, vraiment je dois faire caca !
- …
- papaaaa !!!
- oui deux secondes, coco, j’ai presque fini…
(le 14 février 2007 à 14h05)
ouais j ai bien aimé
(le 11 septembre 2007 à 18h36)
Non, c’est trop glauque et ce n’est ni bien amené ni subtile. Cette histoire doit etre remaniée ou passer à la trappe.