Avertissement aux mineurs
Le texte que vous lisez en ce moment
Contient des descriptions explicites
D’activités sexuelles, comprenant entre autres
Mais pas exclusivement
Des pénétrations vaginales, anales,
Ainsi que des relations orogénitales
Entre des hommes qui rougissent et soupirent
En manipulant leur verges rigides
Et des femmes au regard lubrique
Qui lèchent langoureusement leurs lèvres
Et caressent leurs seins en tremblant d’excitation
Tout en s’embrassant entre elles avec passion
Tout en caressant du bout des doigts
La fente éclose de leur voisine
Préparant ainsi leur sexe humide
À l’intromission des queues congestionnées
Luisantes de salive et de sueur
Des mâles ivres d’amour et de fornication
Que les parents soient avertis
On y retrouve aussi des mises en scène
Crues, vulgaires, au goût douteux
Et même franchement misogynes
Comme celle de la jeune femme en tailleur Chanel
Qui s’agenouille sur le plancher crasseux des toilettes
Devant un mécanicien rencontré cinq minutes auparavant
Et qui frotte son nez contre le polyester
De sa braguette odorante de mécanicien
Avant qu’il ne fasse glisser sa fermeture éclair
Et lui enfonce dans la gorge sa pine rancie
En s’accrochant à ses cheveux et en grognant
Avant gicler son foutre comme fruit trop mûr
Si vous, vos enfants ou votre confesseur
Êtes choqués par des mots décrivant
La couleur des zébrures sur les fesses rebondies
Et fustigées d’un garçon déculotté
Par trois grand-mères sanglées de cuir
Aux seins plissés pendant jusqu’à leur sexe
Ou encore par des phrases évoquant
Le délicieux tourment d’une nubile nymphette
Sauvagement montée par un grand alezan
Dont la bite longue comme le bras
Est guidée vers sa petite moniche
Par la main tremblante de sa propre maman
Alors nous vous prions, pour éviter tout traumatisme
De cesser immédiatement votre lecture
Avant d’atteindre la dernière ligne










(le 17 août 2006 à 1h25)
L’autoréférence de ce texte me brouille l’esprit.
(le 17 août 2006 à 3h01)
J’hésite, là, subitement, entre mineur et mécano. Quelque part entre la pointe et le casque.
(le 17 août 2006 à 3h17)
Si autoréférence avérée on ne pourra plus dire : limée light, Anne jouit du bout des lèvres.
(le 17 août 2006 à 9h04)
Foutre! j’ai pas réussi à m’arrêter avant la fin…
(le 17 août 2006 à 9h42)
Pete Nick » Cette phrase est faite de seize mots et contient quatre verbes (deux fois « être » et « contient » ).
(le 17 août 2006 à 12h38)
j’aime assez cette notice
(le 17 août 2006 à 15h15)
WARNING : THIS POST CONTAINS « LANGUAGE »
Madame. Ce commentaire signé « Zhom » contient les mots, expressions et noms litigieux suivants : coprophage, tamoul, auto-fellation, double-fist-fucking, moine, smegma, Nathalie Simard, pape, Richard Martineau, kéfir, carrés aux dattes, La Presse et hostie de calice.
Nous préférions vous en avertir.
(le 17 août 2006 à 17h40)
Auto-fellation, voyez-vous ça… vous bossez dans un cirque ? C’est quoi votre portable ?
(le 17 août 2006 à 17h50)
J’ai lu jusqu’à la quarante septième et dernière ligne mais il m’a semblé
Qu’à la trente deuxième mon oreille était écorchée
Par un mot qui selon moi manquait
À moins que ce ne fusse l’adverbe qui était inapproprié
Mais cette petite remarque facheuse serait
Si elle empêchait votre lectorat de bander – ou de se caresser
Car je soupçonne que même ceux par hasard sur cette page arrivés
Ont avalé d’un trait, sans s’arrêter et sens aiguisés, ce texte jusqu’au dernier trait.
(le 17 août 2006 à 17h51)
(oups deux « traits » sur la dernière ligne, c’est nase. Mirliton un jour, mirliton toujours)
(le 17 août 2006 à 18h06)
on continue la petite récré littéraire avant la rentrée des classes, hum ?
(le 17 août 2006 à 19h55)
Ouais, ça parle beaucoup de sexe, mais je n’y vois pas beaucoup d’orgasme…
(le 18 août 2006 à 4h04)
Merci de l’avertissement.
Même remarque cependant que Sage (comme une image ?) : il me semble qu’il manque quelque chose avant le verbe dans le derniers vers de la seconde strophe.
Ceci étant, c’est toujours un plaisir de vous (te ?) lire.
(le 18 août 2006 à 4h43)
Mouais, ce texte semble un peu bête à lire, comme une liste de courses…
(le 18 août 2006 à 6h03)
Bah du moment que ça ne parle pas de sidérodromorphilie, ni de gynotikolobomassophilie, ni d’andrémimétophilie, ni d’élaionophilie, ni d’autonepiophilie, ni d’algamatophilie, ni d’harpaxophilie, ni d’érotophonophilie, ni d’acromotophilie , ni de kambouka…Et je reste poli.
(le 18 août 2006 à 8h31)
je peux emprunter la notice pour mon site web ? ;)
(le 18 août 2006 à 9h44)
*agalmatophilie
*acrotomophilie
Pris sur : http://vassilia.net/vassilia/dico/glossaire.php?mode=2&letter=A
(le 18 août 2006 à 10h38)
On peut se satisfaire de stupre, lucre et fornication. Des classiques.
(le 19 août 2006 à 2h47)
Quand il pleut et que je reviens de vacances, j’aime retrouver l’intimisme de tes paysages urbains.
(le 19 août 2006 à 19h33)
Au fait, moniche, je connaissais pas, serait ce un terme du Pays de la Bise Glacée ?
(le 19 août 2006 à 21h27)
Ras » Non, à moins qu’un vent froid souffle en ce moment sur la France…
(le 20 août 2006 à 4h08)
« Nous avons jugé inutile d’expliquer les mots : con, fente, moniche, motte, pine, queue, bitte, couille, foutre (verbe), foutre (subst.), bander, branler, sucer, lécher, pomper, baiser, piner, enfiler, enconner, enculer, décharger, godmiché, gougnotte, gousse, soixante-neuf, minette, mimi, putain, bordel.
Ces mots-là sont familiers à toutes les petites filles. » Pierre Louÿs – Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation ( Ras ne doit pas être une petite fille !). A propos de gousse, je me souviens que le fanzine Tousse-Bourin avait été interdit en France pour une BD intitulée » La Gousse éculée ».
(le 20 août 2006 à 4h56)
On dira ce qu’on veut, ça sent la cramouille ici.
(le 20 août 2006 à 7h00)
Je confirme Flivo, je n’ai jamais été une petite fille….
et… je confirme aussi Anne, ça caille en ce moment ici …(j’ai même rallumé ma cheminée le 15 aout !)
(le 21 août 2006 à 3h21)
Vous vous approchez de Sade !
(le 28 août 2006 à 3h47)
Archet a surement siégée sur les bancs de l’école de Palo Alto !
(le 2 septembre 2006 à 8h12)
C »est à mon avis ce qui fait la force de ce texte-ci : tourner sans cesse autour du sexe, utiliser des mots crûs sans jamais être érectile. Ca ne frustre que les imbéciles, pas les amateurs d’écriture vivace, intense, intelligente. En France, il y a aussi tout un tas de gros mots, mais sous forme de noms propres : Alain Soral, Grand Corps Malade, Pilote The Hot, Anne Parisot – la patronne du MEDEF-, Bruno Golnish – le bras droit de l’œil de verre- … C’est obscène n’est-ce pas ? Merci Anne, pour ce texte. Merci bis car grâce à vous – j’ai été voir, ça m’a plu, je leur ai envoyé des textes- je serai dans le numéro de septembre de Nouveaux Délits. Et si, à défaut de répondre à mon très lointain mail, vous alliez jeter un œil sur mon blog ?
(le 28 septembre 2006 à 21h11)
Tres bon texte. sauf que , vous oubliez une chose ; la petite fille à qui arrive cela aura des séquelles et cela, c’est pas de la litérature , c’est des vérités de nanans que l’on retoruve bourrés de médicaments parce que leur putain de mères sont pas foutus de distinguer leur désirs propres de la liberté à préserver de l’enfant. sur ce genre de problème, si vous vous prétendez aussi « anarchiste », c’est d’un anarchisme qui ne se différencie plus du fascisme. Les écrivains sont les premiers responsables de l’usage de leur liberté et la littérature ne peut se contenter de constats d’huissier sur l’art d’enculer.
(le 6 octobre 2006 à 9h01)
trop d’éloquence tue
m’immiscer
envie de jouer
(le 14 octobre 2006 à 3h53)
ça manque de nitro, trop ouvragé. un souvenir de juillet:
SEX SYMBOL
Hors de l’enfer, au pays du venin, règne avant tout la Paix. De symphonies muettes en concertos inaudibles, les chœurs resplendissent de l’écho du silence harmonieux.
Le triste sire qui s’en aperçoit devient alors lutin arrogant ou gnome malicieux, peignant les nuages avec son ombrelle, caressant les sexes velus des fleurs de crotale, opérant une fellation ardente et humide sur un tunnel inodorant pour en recueillir la sève lysergique. Au pays de la folie, le décérébré magnifique se vautre dans l’écume du lilas blanc et ses outrages sodomites ravagent les mornes cathédrales des empires passionnés. Du haut de ses dix mille siècles de stupre et de luxure, il s’empare de l’absence érotique comme d’un phallus gangrené pour jouir d’un instant non-éjaculatoire au sein d’un vagin galactique. La grande vérole l’émonde, écorchant son acné pour redécouvrir un pubis large comme un Himalaya spermatique.
Empalons donc ces houris sur un javelot d’éther pourpre! La semence est féconde, elle jaillit hors des siècles sans qu’un mouvement de hanches ne trouble sa clarté d’odalisque! Dans l’anorgasme éblouissant, jouissons d’un rien de foutre et laissons donc les névrosés du blasphème se masturber avec leurs insipides godemichés qui les égarent dans les logorrhées merveilleuses d’un océan de poudre d’escampette. Branlons donc l’écorce de la poussière! Nous ramasserons ses gravats dans nos préservatifs onctueux et nous en ferons des strings de guenilles pour les génisses féministes aux seins avachis par la complaisance scatologique et aux culs défoncés par la prostitution aux fruits purulents du profit! Baisons donc avec ardeur sans qu’un seul spasme ne dérange la Paix qui nous agite!