Épigramme seizième

Annie, en pleine rue d’un quartier mal famé,
Par un voyou immonde se fit détrousser.
Pendant qu’il la fouillait pour trouver son argent
Elle soupira : « Je n’ai pas un sou vaillant
Mais si tu veux bien me tâter encore un peu
Un chèque je te signe au montant que tu veux ! »

17 commentaires pour “Épigramme seizième”

  1. Le Lecteur ajoute:

    Pourquoi un chèque ?
    Les voyous prennent également les cartes bleues.
    Et Annie ne serait pas contre à ce qu’on lui enfile dans la fente…

  2. Marc-André ajoute:

    Bien qu ‘au dernier alexandrin il manque un pied,
    Cela n’empêche pas de bien prendre son pied.
    Mais honte à celui qui y verrait un échec,
    Puisque le palpage valait bien un gros chèque !

  3. Télépinou ajoute:

    ça y est, on est train d’atteindre la fête perpetuelle :
    du son, des images et des textes par guirlandes

    vous commencez cette année sur un tapis rouge

  4. tantinae ajoute:

    Pourquoi faut-il qu’Anne paie pour ce qui au contraire devrait lui valoir des millions?
    Anne décidément n’apporte aucune importance à l’argent et je comprend mieux pourquoi elle prétend etre sans le sous!!!
    A distribuer ce que d’autre lui donnerait au centuple elle est dessespérément une altruite égaré dans notre siecle!
    Mais peu etre pas si altruiste que ça….

  5. Vincent ajoute:

    Le capitalisme c’est voué à la révolution
    C’est de l’avant gardisme pas de l’altruisme
    Annie sait faire de magnifiques prédictions

  6. rosal ajoute:

    toujours preneuse? alors aies de la monnaie ma grande!! j’aime beaucoup les illustrations de tes épigrammes, surtout celui des draps souillés. à suivre..

  7. Gemme Jac ajoute:

    Et combien tu mets sur le cheque ?
    Tu commences à m’intéresser petite …

  8. sanieptia ajoute:

    Toujours aussi charmante !

  9. MoonChild ajoute:

    Accepter le chèque serait vraiment malhonnête. Kidnapper la bête serait plus vicieux: elle vaut de l’or.

  10. Jean Guylaine ajoute:

    Librement inspiré, expiré, inspiré, expiré, …

    *L’Anne et la Sophie*

    L’Anne, ayant sucé
    Tout l’été,
    Se trouva fort dépourvue
    Quand la trique fut venue :
    Pas un seul petit souffle
    De vent ni d’oxygène.
    Elle alla toute atone
    Chez la Sophie sa voisine,
    La priant de lui prêter
    Quelque air pour respirer
    Jusqu’à la trique nouvelle.
    « Je vous paierai, lui dit-elle,
    Avant l’Oût, foi d’animal,
    Intérêt et principal.  »
    La Sophie n’est pas prêteuse :
    C’est là toute sa vertue.
    Que faisiez-vous au temps chaud ?
    Dit-elle à cette suceuse.
    - Nuit et jour à tout venant
    Je suçais, ne vous déplaise.
    - Vous suciez ? j’en suis heureuse.
    Eh bien! dansez maintenant.

  11. Tantinae ajoute:

    magnifique inspiration!!!!!!

  12. Justine Miso. ajoute:

    Bravo Jean Guylaine pour votre comentaire
    Difficile après cela d’encore, toujours, mieux faire
    J »en viens à l’essentiel, la question que j’me pose
    C’est le voyou immonde dont les effluves s’imposent.
    cela signifierait-il que ses belles palpations
    compensent de belle manière odeurs et visions?

    J’M.

  13. Cindy ajoute:

    Cher Jean Guylaine, je croyais plutôt qu’il s’agissait d’Anne et Cindy … du moins, je le lis ainsi pour mon bon plaisir. Et chère Anne, moi, je tâte sans frais.

  14. Jean Guylaine ajoute:

    À Cindy, la bi la plus charmante de ces bois,
    À Natacha qui aime si peu le cuni, ( voir le blog de melie )
    À Anne pour son chèque en bois.
    Merci à J’M & Tantinae.

    Maîtresse Natacha, sur une salade perchée,
    Tenait en son pied un minou.
    Maîtresse Cindy, par l’odeur alléchée,
    Lui tint à peu près ce langage :
    « Hé ! bonjour, Madame l’escargot.
    Que vous êtes blonde ! que vous me semblez belle !
    Sans mentir, si votre écume
    Se rapporte à votre foufoune,
    Vous êtes l’elfe des hôtes de ces bois. »
    A ces mots l’escargot ne se sent pas de joie;
    Et pour montrer sa belle écume,
    Elle ouvre en large son minou, laisse tomber sa vertu.
    La limace s’en saisit, et dit : « Ma bonne amie,
    Apprenez que toute flatteuse
    Vit aux dépens de celle qui l’écoute :
    Cette leçon vaut bien un cuni, sans doute.  »
    L’escargot, honteuse et confuse,
    Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

  15. tantinae ajoute:

    peu etre plus de vertus à laisser tomber certainement pas blonde non plus mais ecume et foufoune certainement j’ai et cunni vonlontier je voudrais……
    merci pour cette ode magnifique JeanGuylaine qui inspire qui inspire sans expiration ni péremption!

  16. PHILIPPE ajoute:

    A moins qu’elle ne fasse comme nombre de mécréans qui payent leur dû à la sainte messe d’une pauvre rondelle .

  17. ludine ajoute:

    Fidèle à sa devise:  » donne le chèque et mate »

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