Si vous voyez Annie par un beau soir d’été
Se promener toute nue dans son potager
Les genoux et les seins barbouillés de terre
Et un concombre planté dans son derrière
C’est qu’elle croit que c’est la seule adéquate
Manière de faire rougir ses tomates.

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(le 6 juillet 2005 à 19h55)
mince alors ch’u l’ prem’s!
cette Annie dont on apprend la vie par les épigrammes m’est un délice! Vraiment il existe une fille comme ça?
comme je l’accompagnerais bien avec une carotte, par exemple, mais je suis très amateur encore dans l’art potager. Toutefois il n’est pas dit qu’avec de l’expérience je ne réussisse à m’orner d’un potiron (bon, c’est vrai, je crâne).
Ceci dit, rien qu’avec ma gueule et profitant de la nuit je pourrais bien faire verdire les tomates du voisin (ça vaut peut-être quelque chose, non?)
(le 7 juillet 2005 à 2h34)
Elles sont bien prudes ces tomates de rougir pour un tout petit con-combre planté en terre in-con-nue alors que le soleil darde ses rais ardents sur leur miches charnues et qu’Annie s’est beurdoyée de crème solaire parfum sauce vinaigrette
A mon avis les genoux et les seins brabouillés de terre et le concombre planté dans le derrière
C’est juste la faute à Voltaire !
Quant aux vertes replettes
et aux pas mûres
C’est la faute à Chaushette
Pour sûr ;-)
(le 7 juillet 2005 à 8h18)
Mais c’est la seule adéquate, en effet.
(le 7 juillet 2005 à 8h46)
Alors je commence à mieux comprendre pouquoi notre Chichi national défends bec et ongle la politique agricole commune contre le méchant Blair, c’est qu’il est la proie du lobbying nudiste et du concombre masqué réuni dans une association des plus efficaces !!!
(le 7 juillet 2005 à 14h13)
madrilène, vous me flattez et non pas une mais deux fois
car je me rappelle que dernièrement vous refusâtes ma main sans même que je vous la propose: c’était là déjà une forme d’élection bien originale.
Aussi ne voulant paraître ingrat, je viens vous offrir mon pied qu’en bonne logique vous devrez accepter, et d’autant plus simplement que je glisse dans ce geste une grande générosité, lisez plutôt: ce bon pied que je vous cède, mettez le bien où vous voulez.
bien amicalement chaushette
(le 8 juillet 2005 à 8h17)
Requête de courtoise
Mlle Anne, je viens vous annoncer la prochaine venue d’une nouvelle fantaisie (insomnie quand tu nous tiens). Celle-ci toutefois me pose un problème de convenance (non pas pour des questions d’irrévérence): en effet, rendu prolifique par ces nuits blanches comme je vous en avais déjà fait part, mon prochain récit compte 12 paragraphes ! Je n’aimerais pas plomber une page, car même si chacun s’est maintenant habitué à mes déviances, j’espère sans trop de déplaisir, j’ai un embarras à prendre autant de place, car je pense que cela découragera tout arrivant tardif de se rendre au bas de la page pour s’exprimer (j’avais tenté sur le texte du pirissime de réduire le volume en choisissant une police 2 qui aurait permis à qui voulait de lire par extraction, aux autres de passer tranquillement, mais la manœuvre est refusée par le blog et à la réflexion, je comprends bien pourquoi). Il me déplaît d’être un facteur rédhibitoire pour les autres (qui ont peut-être des choses plus pertinentes à dire que mes calembredaines) ; aussi, comme rien n’est éternel, ni sacré, je vous propose de retirer mes textes (à commencer par celui-ci) lorsque vous jugerez que leur volume est excessif, quant à moi, bien sûr je les livrerais par épisode et je patienterais qu’une page soit déjà bien visitée pour y inscrire mes sornettes.
(Avertissement aux lecteurs : si vous avez manqué les premières aventures de chaushette, vous serez probablement surpris par moment).
(le 8 juillet 2005 à 9h32)
chaushette pied accepté sur le coup stop on se revoit au 22 metres stop c’est le pied
stop bonjour chez vous :-)
(le 8 juillet 2005 à 10h28)
Je me demandais aussi pourquoi le nombre de visites sur mon blog avait doublé ! Il y a dû avoir des déceptions de taille… je n’étale pas mes fantasmes, je préfère laisser à Anne le soin de les mettre en mots… .
(le 8 juillet 2005 à 14h58)
Hum! Alors, on peu y mettre aussi un concombre? J’ai toutefois l’impression que mon petit trou est trop serré pour lui faire cette place. Remarquez, j’y ai accueilli certains messieux, des bougies, des carottes et beaucoup de doigts de fées. Euh! Des langues aussi, mais c’est plus coquin. Bon alors ce soir, j’essai le concombre dans mon petit, et s’il ne peut y aller, il trouvera bien le chemin par devant.
Bizou à tous,
Cindy
(le 9 juillet 2005 à 16h41)
C’est qu’elle croit que c’est la seule adéquate
Manière de faire rougir ses tomates.
…et brunir son concombre ?
(le 10 juillet 2005 à 2h44)
Un jour, Chaushette plus imbibé d’alcool qu’un sous-marinier russe, s’égara bien trop loin dans la forêt. Plaquant une main sur un œil pour que les arbres cessassent de courir, il déambula si longtemps et si maladroitement qu’à force de se perde, il se retrouva bien perdu.
Il fut grandement étonné de croiser d’étranges cerfs qui n’en étaient pas, mais avec lesquels, il sut bien vite communiquer selon ces plaintes primitives que tout bon buveur maîtrise spontanément par un bilinguisme instinctif et sans accent. Il faut dire aussi qu’à force de « caller l’orignal » il avait fini par prendre un peu de québécoés. Surpris, mais séduits, les élans eurent tôt fait de lui indiquer un chemin, au bout duquel Chaushette se crut saisi de delirium tremens : au milieu d’une clairière, il découvrit une créature qu’il jugea fille de nymphe tant sa beauté, dont elle ne faisait pas mystère, subjuguait et non seulement Chaushette, mais toute la nature (oui, oui il s’agit bien de Mlle Anne). Car langoureusement étendue dans l’herbe, cette incarnation sublime du Délice (dont il crut un instant qu’il lui manquait une jambe) s’offrait au regard par un prélassement si charmant que l’univers entier inclinait vers elle ses plus douces attentions ; le soleil répandait sa plus belle lumière, les frondaisons faisaient glisser sur son corps frémissant la caresse d’une ombre délicate, le vent l’entourait avec tendresse des senteurs les plus fines et les plus secrètes que la nature enchantée concevait pour elle en savantes exhalaisons. Tout ce paysage semblait un sacre merveilleux à la perfection duquel rien ne manquait, mais en surplus duquel, et par malheur se trouvait Chaushette.
La bave aux lèvres, Chaushette succomba à la dictature de ses bas instincts d’autant plus vite qu’il n’en avait pas d’autres : « c’ ben fini d’ faire risette, maint’nint ça va faire minette ! », se précipitant ventre à terre, il pattala d’un trait à travers la clairière pour se jeter en grande frénésie la tête la première au cœur du mystère.
(le 10 juillet 2005 à 14h22)
Hum… Mais je vois qu’on ne s’embete pas par ici…
Et cela pour sur…
S’est bien pratique !
(le 10 juillet 2005 à 17h13)
je ne parviens pas à envoyer la suite… après trois essais je reçois une page en anglais comme quoi le message a déjà été envoyé
(le 10 juillet 2005 à 18h08)
bon, finalement je pense qu’il est préférable que vous n’interveniez pas, sans quoi je risquerais de vous rendre responsable de la suite du récit, comme on est complice d’un crime. L’aspect tragique en serait bien émouvant mais ça ne le rend pas forcément désirable pour autant.
je vais donc simplement poursuivre en régressant dans le temps ce qui donnera l’occasion d’un petit voyage
(le 4 juin 2008 à 6h08)
Heureux de repasser par le joli chemin de ce potager. Le récit éveille la gourmandise, et donne des idées à l’indécrottable soumis que je suis. On rève que tuteurs, branches, bambous et autres tiges puissent aussi donner l’occasion de rougir les fessiers imprudents.
e.
(le 12 décembre 2008 à 9h27)
Sur le dessin le concombre s’est transformé en poireau…
Faut-il y voir un message ou est-ce que c’est plus facile à dessiner/reconnaître ?
(le 19 décembre 2008 à 5h59)
[...] un texte de Anne Archet visible ici http://archet.net/?p=639. « combien de sucres dans votre thé ? | | Un peu de fantaisie » Written by camillemm [...]