Ceux et celles qui lisent ce blog depuis le déluge savent que je fus approchée en février 2002 par Lydia Vázquez de l’Université du Pays Basque à Bilbao qui voulait publier mes aphorismes dans un ouvrage en langue espagnole. Et bien figurez-vous que j’ai reçu ce matin le fameux bouquin, intitulé Mujeres maximalistas. Il semble finalement que le mot maximaliste n’avait pas du tout de signification politique mais voulait tout simplement dire « qui écrit des maximes et des aphorismes ». Tant mieux, parce que je n’ai pas beaucoup d’affinité avec les narodiks radicaux russes version Belle Époque…
Le livre est superbement produit et précédé d’une introduction critique que la piètre qualité de mon espagnol m’empêche d’apprécier à sa juste mesure. Mais ce n’est pas vraiment mon incompétence linguistique qui m’embête ; ce bouquin me place dans une position aussi improbable qu’invraisemblable. Primo, parce que c’est la première fois que je suis publiée « papier »… et en traduction, par-dessus le marché. Vous en connaissez beaucoup, vous, des jeunes auteurs qui sont traduits avant d’être publiés ?
Mais ce n’est pas tout : je suis non seulement la plus jeune auteure de l’anthologie, mais on y retrouve des noms comme Simone de Beauvoir, Marguerite Yourcenar, Flora Tristan, Louise Michel, Simone Weil, George Sand, Gabrielle Roy, Anne Hébert, Colette, et j’en passe des meilleures. Alors là, moi, je décroche. Je suis la première à admettre que je ne suis pas la fille la plus modeste au monde, mais quand même, trop c’est trop.
On développerait le syndrome de l’imposteur à bien moins.









(le 22 avril 2005 à 10h34)
à nous qui distillons nos commentaires sur ce journal comme des dévots remuant l’encensoir dans la chapelle, au pied de notre sainte et vierge Anne Archet, tout ça nous paraît bien logique, ma foi.
(le 22 avril 2005 à 11h42)
Eh bien… si ça peut vous conforter, j’ai également repris certaines de vos maximes / aphorismes dans les « exergues aléatoires » de mon site. Vous y figurez parmi Coluche, Voltaire, Einstein, Korzybski, Sitting Bull, Bakounine, Cyrano de Bergerac, Lénine etc.
(le 22 avril 2005 à 15h09)
Ouais. Bon. Ben quoi penser finalement ?
Bien sûr que je ne suis pas du tout étonné que la qualité de vos propos vous amène à côtoyer ces grandes et vielles (heu je voulais dire expérimentées) dames. Votre fausse modestie vous fait d’ailleurs nous l’annoncer sur votre propre blog… ;)
D’où vient ce génie qui vous habite ? De l’éducation (comment dire ?) « spéciale » de votre mère (que vous racontez ce sur ce site) ? De l’absence de votre père que vous avez sublimé (comme dirait Edmund) ? Si cela était si simple, nous ne serions pas là tous les jours pendus à vos mots pour goûter un peu de la magie et du talent que nous sommes bien loin de pouvoir atteindre.
Par ailleurs, si vraiment vous aviez voulu être publiée, vous vous seriez mis… à écrire. A quoi votre « essai » sur les prétendus derniers moments du capitalisme aboutit-il (http://archet.net/journal/index.php/archives/245/le-capitalisme-vit-ses-derniers-moments-15/ et suivants) ? Pour ma part, j’aimerai bien vous lire davantage sur ces sujets.
Sans que cela vous empêche de nous conter Simone…
(le 22 avril 2005 à 15h48)
Et bien Bravo, ô maximaliste Timonniére du Peuple !
(le 22 avril 2005 à 21h36)
tout d’abord soyons civil: clap-clap et sincères félicitations! (si, si , sincères, vraiment). Je suis sûr que cette nouvelle vous a fait monter le sang aux joues, saisie, passée la méfiance, d’un émoi assez rare et peut-être unique (en tout cas bien compréhensible)!
Oui, mais (soyons moins civil): je m’adresse à présent à l’âme sombre d’Anne; n’est-il pas, tout de même, passablement insultant d’être ainsi alignée parmi toutes ces écrivaines dont le talent se trouve parfois bien frelaté, dont les pensées s’accordent parfois si mal avec les vôtres? Enfin, Anne, se peut-il que vous vous fissiez suivante? cadette des auteuses (!) académiquement révérées? Quel est cet étrange troupeau? Inféoderiez-vous votre génie soudainement? Vous décrochez? Je vous soutiens, mais non par modestie, seriez-vous fiévreuse? Comme je n’ai aucun désir de vous voir devenir quelqu’un de bien, je vous fait le serment de vous injurier toutes les fois que vous vous soumettrez à cette infecte tentation!
car trop, ce n’est jamais assez.
(le 23 avril 2005 à 6h14)
Bravo !
(le 23 avril 2005 à 7h52)
Attention Anne, vous prenez le chemin qui conduit inexorablement à être citée, célébrée, portée aux nues dans une chanson de Juliette N. Les Rimes Féminines vont-elles devoir être refondues pour vous accueillir ?
(le 23 avril 2005 à 11h25)
Ola mujercita,te felicito,mire con es la vida,siempre una question de perseverencia.Adios
(le 24 avril 2005 à 5h11)
Claro que si ! Dommage que cela soit en espagnol, je n’en connais pas un mot (mis à part quelques jurons délicieux à l’oreille mais qui ne se trouveront certainement pas dans cette anthologie, je suppose) !
(le 24 avril 2005 à 15h02)
J’arrive juste ( + ou – qqs heures ) d’un longggggggggggggggggg voyage à travers de cette Europe que j’aime et quelle belle et douce surprise que ton annonce…. Mmmmmh C super! Je t’embrasse très fort. FELICITATIONS !!
Un truc de plus à fêter…
En plus, je suis lue au Canada… Je te le dois un peu… Sourire & MERCI…
Pour ceux qui ont « Suzy » sous les yeux, vous noterez bien sûr la différence du premier paragraphe du livre avec le paragraphe primitif : j’ai pas osé laissé traîner cela dans le livre…
Ma chère Anne, je t’aime… ( NB: J’ai aussi un peu bu ( pas seule tout de même )… bises, A+ ).
(le 24 avril 2005 à 16h15)
Ça me fait plaisir pour vous!!!
Félicitations!!!
(le 25 avril 2005 à 15h21)
Moi je dis comme dans les cours de récré:
« Finalement, Anne, contrairement çà ce que tu dis, t’es que d’la gueule!
Même pas dèche de te faire publier en français… »
Que nous achetions tous tes oeuvres, pour les offrir aux gens que nous aimons le plus, et le moins.
(bruit d’une personne qui attend avec impatience)