(Rédigé au verso d’une lettre d’adieu.)
Je ne sais plus à qui confier mon désespoir.
À mon réveil, ce matin, j’avais la langue de Kurt Gödel sur le sexe et des paradoxes d’autoréférence vissés au crâne. « La logique n’est pas logique » me disait-il entre deux lapements. Mais il y a pire : les ovaires des derviches sur la butte des axiomes, les heures calculées du tout perméable, les crises déductives des veines métalliques, les os hypothétiques des corps suppliciés.
Voyez, je me branle, que faire d’autre ? Le doigt de jantronomie spéculative des chaffartiques mandocrastiens humide humide humide je me branle non pas pour jouir mais pour ne pas souffir je suis prête à tout pour ne pas souffrir prête à tout à genoux nue et tremplante je me branle branle ne me demandez pas jusqu’où je suis prête à aller souillée brisée scandale sur la voie publique et déchéances sans fin.
Sauvez-moi de l’espérance mathématique qui se dérobe sous mes pieds sauvez-moi de mes visions en dentelle de tendons. Ma pensée est une excroissance odieuse au parfum de charogne fleurie ma pensée est sous le scalpel laiteux des pertes opalines et des bouches baveuses. Sauvez-moi j’ai le corps plus dément que l’esprit je suis désarticulée dans la boue grasse des noumènes et je m’efface lentement comme le frinqueleur boupesque des généalogies lombaires.
Momifiez-moi
J’ai l’esprit confit, hermaphrodite
Prenez-moi
Je suis une catin sédative
Sauvez-moi
Je suis une sous-putain
Sans prix
Sans volonté
Sans conditions










(le 21 février 2005 à 6h03)
C’est dur de lire ce que vous exprimez… touchant, remuant aussi
(le 21 février 2005 à 6h58)
Je ne suis plus le rythme
C’est le rythme qui émoi.
(le 21 février 2005 à 9h19)
Vois-tu, moi aussi j’suis à sauver. Si un sauvetage mutuel t’arrange, contacte moi.
(le 21 février 2005 à 11h49)
« Langages communs à tous les hommes: la mathématique et l’érotisme. » (Jean Rostand)
(le 11 décembre 2006 à 17h37)
Sans prix
Sans volonté
Sans condition
on frise l’indécidable …..