Pour avoir la paix au moins trois semaines pendant l’été, ma mère m’avait inscrite au camp du Cercle des jeunes naturalistes. J’avais reçu, le premier jour, un petit carnet où je devais, comme toutes les autres campeuses, noter mes observations en les classant par règne minéral, végétal et animal.
J’étais donc en mission d’observation depuis deux heures lorsque j’entendis, derrière un fourré, le bruit d’une branche cassée. Jumelles aux mains, j’approchai silencieusement. Écartant les arbustes et les hautes herbes, je l’aperçus, accroupie, culotte et short descendus sur les pieds. Elle penchait la tête, le regard fixé sur son entrejambe à peine voilé de quelques menus poils dorés. Une de ses mains se posait sur son mont de Vénus et de ses doigts elle écartait les lèvres de son sexe. Le jet, clair comme de l’eau, chantonnait joyeusement sur les pierres. Ma petite camarade appuyait sur son ventre pour accentuer le jaillissement, pendant qu’une petite mare se formait sur le sol.
Lorsqu’elle eut fini de se soulager, elle regarda autour d ’elle, à la recherche d’un moyen de s’essuyer. C’est alors que j’apparus, l’index sur la bouche, lui intimant le silence. Surprise, elle se tut, interdite. Je m’allongeai de façon à glisser ma tête entre ses cuisses, puis lapai, avec gourmandise, toutes les gouttes constellant les abords de sa vulve et la raie de ses fesses. Même si la récolte fut rapide, elle fut suffisante pour conduire la nymphette au plaisir, la dernière giclée coulant dans ma bouche et sur mon visage le prouvant indéniablement.
Sans un mot, elle se releva, s’ajusta et détala en riant. Tout en me pourléchant de ses parfums musqués, je notai dans mon carnet: «8h17 : Animal – Chordata – Mammalia – Primate – Anthropoïda – Catarrhini – Hominoidea – Hominidae – Homo – Sapiens sapiens – femelle. Observai la miction du spécimen — pris échantillon.»









